Une ordonnance modernise les conditions d'implantation des pharmacies

Agnès Buzyn a présenté hier en conseil des ministres une ordonnance destinée à « simplifier et moderniser » les conditions d'implantation des pharmacies.
Selon le compte-rendu du conseil des ministres : « Malgré une bonne accessibilité, il existe actuellement des disparités sur le territoire, notamment entre les zones fortement urbanisées » où les officines sont en surdensité « et les zones rurales ou isolées, où l'accès aux officines est moins aisé pour la population ».
« L'ordonnance a pour objectif de simplifier et moderniser les conditions d'implantation des pharmacies et de préserver pour l'avenir le maillage pharmaceutique ». Elle adapte ainsi certains critères devant être respectés pour ouvrir une pharmacie, notamment « pour tenir compte de l'évolution des modes de vie et de consommation ».
L'ordonnance doit rendre possible l'ouverture, sous certaines conditions, d'une officine à proximité d'une maison ou centre de santé, d'un centre commercial ou encore dans un aéroport. Elle instaure également des mesures propres à certains territoires où l'accès de la population au médicament est plus difficile comme les territoires ruraux.
Elle simplifie par ailleurs les procédures d'instruction par les agences régionales de santé des demandes d'autorisation de création, de transfert ou de regroupement d'officines. Des textes d'application, publiés au plus tard le 31 juillet, préciseront les conditions de mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.

Source : Le Figaro.fr avec l’AFP 03/01/2018
Commentaire
olivier G
11/01/2018
Tout est dans le "sous certaines conditions" ! Cette ordonnance est potentiellement une bombe au pouvoir dévastateur monumental pour les petites officines et les officines "de quartier" !!
Richard lenoir
09/01/2018
Enfin une ministre intelligente
ST
05/01/2018
Je ne connais pas de surdensité dans les campagnes.....sauf celles qui se dépeuplent évidemment et notre rôle et notre présence est essentielle, vu la désertification médicale. Dans les villes il n'y aurait pas eu surdensité si il n'y avait pas eu tant de dérogations à une certaine époque pour les pharmacies de centre commerciaux! J'espère que cette nouvelle ordonnance ne va pas de nouveau faciliter ces installations opportunistes! Les petites structures proches des patients devraient avoir encore plus leur utilité mais ce n'est hélas pas dans l'air du temps. la déshumanisation va galopante.....je ne baisse pourtant pas les bras et la seule chose positive que je vois dans cette ordonnance pour nos campagnes c'est le regroupement avec d'autres professions médicales. En réseau informel depuis plusieurs années nos patients sont vraiment pris en main à tel point que lorsque j'ai voulu recruter des patients pour une étude sur le diabète et le non suivi de la hb glyquée je n'ai réussi à recruter qu'un seul patient qui était mal équilibré...
B G
05/01/2018
La volonté de ce gouvernement est de concentrer le réseau . Les pharmacies de quartier sont condamnées au profit des grosses structures . Les syndicats feraient bien de réagir et de demander des subventions pour aider les petites pharmacies à fermer dans des conditions décentes . Cette hypocrisie permanente consistant à défendre un réseau vieillissant et inadapté face aux mutations de la médecine de ville est insupportable .
MAIGNAN JACQUES
04/01/2018
Estimer que les pharmacies de grandes villes sont en surdensité est assez bizarre : le quorum (datant de 54-55) a longtempsété fixé a 1 pharmacie pour 3 000 habitants,pour empecher justement la sudensité que commencait a provoquer la recherche de qualité de vie.Et dans ma capitale regionale, c'est toujours a peu pres ça. Pendant qu'a la campagne,ou le seuil etait a 2 000 hts, une periode 1965-75 propice aux derogations permettait des creation pour 1500 hts. Donc 2 officines pour 3 000. La surdensité n'est donc pas là où on veut le faire croire.
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