Recertification : réactions globalement favorables des médecins

Le rapport du Pr Serge Uzan qui préconise un dispositif de recertification obligatoire tous les six ans des médecins diplômés à partir de 2021, et facultatif pour leurs aînés, a reçu un accueil globalement favorable de la part des organisations professionnelles.
La jeune génération était particulièrement demandeuse d'un système de contrôle périodique des connaissances. L’ISNAR-IMG (Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale), qui a participé aux onze réunions du comité de pilotage sur la recertification, s'est réjouie d'avoir été entendue et « salue tout particulièrement l’attention spécifique portée à la qualité de vie au travail ».
La préconisation d'un dispositif facultatif pour les médecins déjà en exercice a de son côté soulagé les syndicats de seniors.  « C’est un rapport qui va globalement dans le bon sens », souligne le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), se félicitant que la piste d'une valorisation financière ait été retenue.
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) salue un « rapport équilibré » mais réclame des moyens financiers supplémentaires pour la formation, indispensables pour atteindre l’objectif de 15 à 30 jours de formation par an.
Malgré la satisfaction globale de la profession, quelques revendications demeurent sans réponse. Reagjir (Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants) ne comprend pas pourquoi la recertification ne serait pas obligatoire pour tous les médecins ayant fini leurs études. Le président de Reagjir ​avait proposé que le processus devienne obligatoire au bout de dix ans et avait également suggéré la mise en place d'une attestation d’aptitude portant sur les aspects psychiques et psychologiques, délivrée par un médecin du travail au moins une fois tous les cinq ans, une piste qui n’a pas été retenue.
Enfin l'UFML-S estime que « la certification obligatoire des médecins libéraux et en particulier des généralistes est une honte à l’heure des déserts médicaux, de la pénurie médicale, de la multiplication des cas d’épuisement ».

Source : Le Généraliste 06/11/2018
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