Pharmacovigilance et alertes de sécurité des médicaments en question

Dans l’affaire Levothyrox, une mission flash diligentée par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée et présidée par le député Jean-Pierre Door avait déjà conclu fin octobre 2017 qu'il ne s'agissait pas « d'une crise sanitaire », mais d'une « crise médiatique ».
Dans leur proposition de résolution, les trente députés issus de huit groupes politiques de l’Assemblée nationale, estiment que le « désordre » dans la réaction des autorités « ne peut se résumer à une simple question d'information et de communication ». Ils plaident pour « examiner le fonctionnement du système de pharmacovigilance et des alertes de sécurité médicamenteuses » afin de déterminer « les défaillances qui ont mené à la situation actuelle ».
« La demande de création d'une commission d'enquête est fondée sur ce qui n'a pas marché dans le système de pharmacovigilance, qui avait pourtant été réformé après l'affaire du Mediator », a expliqué Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, à l'Agence France Presse. « C'est un sujet d'intérêt général pour la politique de santé publique, c'est le sens du caractère transpartisan de cette proposition », a-t-elle ajouté, estimant qu'il serait positif qu'un groupe politique use de son « droit de tirage » (une fois par session ordinaire) pour la création d'une telle commission, ou qu'une mission d'information puisse voir le jour.

Source : France Info avec AFP 20/11/2018 
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