Télémédecine en officine : avancées de la négociation conventionnelle

L'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) a ouvert la négociation d'un nouvel avenant avec les pharmaciens d’officine, le 14e, qui devra préciser d'ici la fin de l'année les modalités d'intervention des pharmaciens dans les actes réalisés à distance, les dispositifs de soutien à l'équipement des officines et la valorisation du temps passé par les pharmaciens à ces activités. Ces négociations conventionnelles avec les syndicats ont débuté le 12 septembre. « L'idée est d’équiper la pharmacie d'un espace de confidentialité et d'un outil permettant au patient d'entrer en contact avec son médecin à distance pour que les téléconsultations puissent se dérouler en officine » a précisé Gilles Bonnefond, Président de l’USPO, qui a mis en avant la présence des pharmaciens sur l'ensemble des territoires, leur proximité avec les patients et leur capacité à « accompagner » ces patients pour les « mettre en condition et en confiance » avant une téléconsultation. « Nous voulons être une fenêtre de proximité permettant aux patients d'avoir accès à distance à leur médecin », a-t-il résumé.
Les négociations devront déterminer comment le pharmacien peut contribuer au bon déroulement de la téléconsultation et comment le temps passé à cette activité peut être valorisé. Philippe Gaertner, président de la FSPF, a cité parmi les autres points de discussion la possibilité pour la pharmacie d'accueillir un professionnel de santé et de le mettre en relation avec un confrère dans le cadre d'une télé-expertise. Mais cette activité nécessite une évolution législative « car aujourd'hui, les professionnels ne peuvent pas intervenir dans une pharmacie », a-t-il rappelé. La FSPF a également suggéré d'introduire dans les négociations l'organisation et la rémunération des actes de « télépharmacie ». « On pourrait imaginer que le patient puisse bénéficier d'un bilan partagé de médication à distance avec son pharmacien », a – t- il avancé. Lors de la dernière séance de négociation, le 26 septembre, les discussions ont porté sur la définition de « l'équipement minimum » à prévoir pour qu'une pharmacie propose d'accueillir des téléconsultations. Il s'agit notamment d'outils de visioconférence mais aussi de dispositifs médicaux connectés permettant de relever certaines constantes comme un tensiomètre, une balance, un stéthoscope ou un lecteur de glycémie.

Source : TIC & Santé 02/10/2018
Commentaire
cf
05/10/2018
Bientôt, interdiction d'exercer si la pharmacie ne fait pas 200 mètres carrés, n'a pas 2 espaces de confidentialité, et n'a pas 3 pharmaciens en permanence... On se demande qui oriente les réformes.. Un certain groupement ? Il a bien raison, puisque personne ne dit rien ... Officinaux, réveillez vous, et virez au moins nos représentants syndicaux et ordinaux qui donnent l'absolution à ces dérives qui vont détruire 3/4 des pharmacies..
DEFARMA Sissi
04/10/2018
Et le palpé roulé? Un moment donné, faut y mettre les doigts sinon ce n'est pas de la médecine ni même "télé" mais du grand n'importe quoi.
Ajouter un commentaire
No images were found.

Articles similaires