Médecins et pharmaciens unis autour des génériques et des patients

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 vise à favoriser le recours aux médicaments génériques et biosimilaires. Médecins et pharmaciens partagent cet objectif mais anticipent certains problèmes majeurs. « La disposition de moindre remboursement du médicament princeps crée un reste à charge et génèrera des situations conflictuelles et chronophages entre les médecins, les pharmaciens et leurs patients, sans améliorer la qualité des soins ». Selon les 5 syndicats de médecins et pharmaciens, « le référentiel purement administratif, rédigé par l’Agence nationale de sécurité du médicament, pour justifier la mention « non substituable » est inapplicable » et ne pourra jamais remplacer l’analyse réalisée par les professionnels de santé de proximité pour tenir compte des situations individuelles et particulières de chaque patient. L’obligation de justifier sur l’ordonnance la mention « non substituable » constitue à leurs yeux « une nouvelle dérive bureaucratique, contraire aux règles du secret médical, et sera inopérante ». Cette mesure contredit même l’obligation législative de prescription en dénomination commune internationale (DCI) en réintroduisant l’utilisation du nom de marque du médicament de référence.
Soucieux de répondre aux évolutions souhaitées par le plan « Ma santé 2022 » et aux équilibres budgétaires, médecins et pharmaciens s’engagent à renforcer les dispositions favorisant l’utilisation du médicament générique. Ils proposeront des outils pour augmenter la prescription dans le répertoire des génériques, neutraliser les stratégies de contournement des génériques, renforcer la fidélité des patients chroniques aux mêmes traitements génériques, limiter le recours à la mention « non substituable » et améliorer la pénétration de nouveaux médicaments génériques, hybrides et biosimilaires.
Cette démarche conjointe médecins/pharmaciens vise à renforcer la confiance des patients dans ces médicaments et réaliser des économies supplémentaires dès 2019, tout en garantissant une adhésion et observance des patients à leurs traitements.

Jacques BATTISTONI – MG France 
Jean-Paul ORTIZ – Confédération des syndicats médicaux français (CSMF)
Philippe VERMESCH – Syndicat des médecins libéraux (SML)

Gilles BONNEFOND – Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO)
Philippe GAERTNER – Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF)

Source : Communiqué syndicats 12/10/2018
Commentaire
maignan pharmacien
17/10/2018
Les négociateurs du syndicat, ne vous laissez pas utiliser pour faire passer les décisions impopulaires de la Sécu : qu'elle assume ! Sinon, c'est nous qui rédigerons les affiches. Du style : la Sécu exige maintenant la substitution générique maximale, excusez nous, nous n'ysommes pour rien !
Pharmacien
16/10/2018
Faire payer la différence entre Princeps et générique est tout a fait normal d’où plus besoin de mention NS, où est le problème !?
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