Levothyrox : une pétition « contre le secret des affaires »

​L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a ouvert une pétition « contre le secret des affaires » en matière de santé publique, reprochant à l'Agence du médicament (ANSM) de se retrancher derrière l'argument du secret des affaires dans le dossier Levothyrox. L'ANSM conteste avoir attendu la nouvelle loi sur le secret des affaires avant de transmettre des documents et estime avoir agi dans le cadre d'une procédure classique.
La pétition, lancée par le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’AFMT, et adressée à la ministre de la Santé, dépasse déjà les 26 000 signatures. A l’origine de cette pétition, le délai jugé injustifiable de l’ANSM à transmettre à un avocat de patients-victimes le dossier d'AMM (autorisation de mise sur le marché) de la nouvelle formule du Levothyrox, au cours d’une procédure judiciaire engagée. Et au final, la transmission d'un dossier dans lequel manquaient, notamment, le lieu de production et le nom de l'entreprise qui fabrique le principe actif du Levothyrox. Dans une lettre datée du 4 septembre, l'ANSM précise que cette transmission du document se fait « sous réserve de l'occultation préalable des mentions susceptibles de porter atteinte aux secrets légalement protégés, et notamment à la protection du secret des affaires ». L'association dénonce cette protection du secret industriel et commercial, en référence à la loi du 30 juillet 2018, dite loi du secret des affaires. L’ANSM dément avoir attendu cette loi pour transmettre les documents. La loi sur le secret industriel et commercial lui interdisait déjà depuis 1978 de révéler le nom du fabricant du principe actif figurant dans le dossier complet d'AMM. L'ANSM indique avoir bien adressé à l’avocat qui avait fait la demande d’une copie intégrale de la décision d'AMM, un dossier de 20 pages qui ne comporte pas le nom du fabricant du principe actif. Le produit étant d'origine chimique, la mention de fabricant d'un produit d'origine biologique était sans objet. L’ANSM rappelle encore que la substance active et les excipients de Levothyrox sont d’origine européenne contrairement à ce qui est insinué par l’AFMT depuis plusieurs mois.

Sources : AFP et ANSM 28/09/2018
Commentaire
Teste jean Francois
02/10/2018
Non l'ancienne formule ne donnait pas satisfaction car elle était instable et ne permettait pas d'assurer un traitement correct dans le temps. Beaucoup ont la mémoire courte lorsque les génériques du levothyrox sont sortis il y a eu les mêmes problèmes qu'avec le passage à la nouvelle formule. Ceci avait conduit à l'abandon des génériques car le problème était multiplié par le nombre de laboratoires qui ne fabriquaient pas au même moment. Ceci ajouté au nomadisme conduisait à n'avoir jamais le même dosage ce qui provoquait une instabilité chronique de la Tsh. Le passage du patient ensuite stabilisé avec un générique issu du même laboratoire vers le princeps provoquait les même problèmes que ceux recontrés dans le sens inverse. Donc il serait bon d'arrêter de spéculer sur de pseudos complots. Cette modification est un réel progré. Les professions de santé, médecins et pharmacien pourtant informé, n'ont pas rempli leur rôle de relais dans l'indispensable information sur les effets indésirables TRANSITOIRES et non systémiques que pouvait provoquer le passage à cette nouvelle formule. Faisons notre méandres culpa et cessons de nous défausser sur l'ANSM et le laboratoire qui a été contraint par les instances officielles à développer cette nouvelle formule
GENTILINI Pierre
01/10/2018
Qui a décidé de changer la formule du levthyrox ?et pourquoi avoir pris cette décision? Une formule qui convenait au patient . Un médicament peu coûteux pour le fabricant et la sécurité sociale.
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