Levothyrox : des éléments chimiques impurs dans la nouvelle formule

Jean-Christophe Garrigues, chimiste toulousain chercheur au CNRS a découvert dans une étude de l'agence nationale du médicament, la présence suspecte d'éléments chimiques « impurs » qui pourrait expliquer les effets indésirables lors de la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox, a révélé le site Mediacités jeudi 4 octobre. Un élément que l'on retrouve aujourd'hui en quantité moindre dans les cachets en vente depuis cet été. 
C'est en se penchant de plus près sur les chromatogrammes (méthode d’analyse qui permet de séparer les constituants d’un mélange) qu'il a découvert cet élément qui n'était pas présent dans les anciennes formules du Levothyrox. Selon lui, « Ce pic d’impureté alerterait le moindre scientifique. Pourquoi l’ANSM n’a-t-elle pas poussé plus loin l’analyse de cet élément qui devient forcément inquiétant lorsque l’on est dans un contexte de crise sanitaire ? ».
Jean-Christophe Garrigues a aussi repéré que cet élément chimique était présent à plus forte dose dans les comprimés distribués en 2017 que dans ceux achetés cet été en pharmacie, laissant entendre que la nouvelle formule du Levothyrox aurait été améliorée depuis les débuts de sa commercialisation. La direction de la communication de Merck se défend auprès de Mediacités, « Nous n’avons pas le détail du protocole d’analyse suivi par l’ANSM et nous ne pouvons par conséquent pas interpréter ces pics. Pour autant, il est normal d’observer dans ce type d’analyse différents pics, qui sont inhérents à la méthode, et ne sont pas de nature à remettre en cause la qualité du produit ». Une affaire toujours aussi troublante.

Sources : L’Obs 04/10/2018
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire