Les pistes des sénateurs contre la pénurie de médicaments

Pour tenter de contenir les ruptures de stock de produits de santé dans les hôpitaux et les pharmacies, les sénateurs ont formulé 30 propositions susceptibles d'influer sur tous les maillons de la chaîne du médicament de la production des ingrédients jusqu'à la vente.
Parmi les recommandations concernant l'amont de la filière, le rapport propose d'expérimenter des exonérations fiscales ciblées pour les entreprises qui s'engageraient à implanter en France des sites de production de matière active ou médicaments jugés essentiels pour la sécurité sanitaire. Une mesure qui aiderait les fabricants à façon de l'Hexagone qui livrent les grands groupes et dont les marges sont très faibles. Le Sénat propose aussi que pour certains médicaments essentiels ou produits de niches souvent manquants, la Pharmacie centrale des armées ou l'Agence générale des équipements et produits de santé mettent en œuvre des programmes publics de production. Enfin, quand les prix des produits sont vraiment trop faibles, une renégociation à la hausse du prix est envisagée. Au cours des dernières années l'autorisation de médicaments innovants très coûteux a eu pour contrepartie un écrasement des prix des produits « matures » à des niveaux qui les rendent économiquement non viables. Enfin, pour responsabiliser les industriels le rapport propose de rendre publics sur le site de l'ANSM l'historique des ruptures d'approvisionnement pour chaque entreprise, les plans de gestion des pénuries mis en œuvre et les sanctions associées en cas de manquements.  

Sources : Les Echos et AFP 02/10/2018
Commentaire
mercier gérard
06/10/2018
La sérialisation des médicaments au niveau Européen qui doit éviter l'introduction de faux médicaments dans les réseaux de pharmacies sera effective en Avril 2019. Elle permettra de rassurer le réseau et les patients, résoudre ce sujet mortel pour les patients et qui rapporte 400 fois plus de marge pour les contrefacteurs que le trafic d'arme ou celui de la drogue mondial. Le montant du manque à gagner pour l'industrie pharmaceutique du fait de ces faux médicaments s'élève en hypothèse basse dans le monde et par an, à un montant de 400 milliards de dollars (lu dans la presse). L'Europe à financé la mise en place de cette traçabilité (ultra -sophistiquée et réalisée discrètement en un temps record) qui fera du pharmacien Français (et les autres) un acteur (le dernier rempart) utile certes mais pénalement responsable de ce contrôle ..... et sans que lui soit versé un seul euro par l'industrie pharmaceutique pour ce travail de contrôle. C'est donc une "solution" économique concrète et déjà actée que les sénateurs n'ont même pas eu le temps de considérer ou de prendre en compte.
boulay michel
03/10/2018
comme d'habitude: du pipeau.......
YLM
03/10/2018
"les grands groupes et dont les marges sont très faibles": ah bon cela existe ?! Risible, non? "Enfin, quand les prix des produits sont vraiment trop faibles, une renégociation à la hausse du prix est envisagée." : z'ont tout compris les sénateurs !! "les sanctions associées en cas de manquements." : c'est certain les labos, grands groupes, tremblent déjà !! Ne parlons pas du bilan carbonné de la fabrication des molécules en Asie vers l'Europe : c'est un sujet mondial mineur....
Ajouter un commentaire
No images were found.

Articles similaires