Système d’alerte sur les médicaments : des améliorations s’imposent

Après la crise du Levothyrox, le rapport de mission « Information et médicaments » présidée par le Dr Gérald Kierzek (urgentiste et journaliste) et Magali Leo (association Renaloo), a rendu hier ses propositions pour améliorer l’information sur les médicaments.
Le rapport Kierzek-Leo souligne d’abord les biais du système. L’ANSM aurait opté pour une communication centrée sur « la meilleure stabilité » de la nouvelle formulation, au lieu d’analyser et de répondre aux effets indésirables rapportés par les malades. « Le système traditionnel est trop rigide et lent », conclut encore le rapport. Le ministère compte sur les nouvelles technologies pour « repérer des signaux faibles d’alerte en dehors du système de pharmacovigilance » et la mise en place du DMP sur l’ensemble du territoire national à partir d’octobre pour faciliter et optimiser la coordination entre professionnels de santé. Suite aux propositions du rapport, le ministère de la Santé a également annoncé son intention de « mettre en place une source unique d’information sur le médicament en s’appuyant sur sante.fr » et d’y intégrer la base de données publique medicaments.gouv.fr. L’outil DGS-Urgent sera étendu à tous les libéraux pour améliorer encore la mobilisation des professionnels en cas d’alerte. La communication d’urgence portant sur un médicament reviendra bien sûr à l’ANSM avec l’appui du CASAR ou Centre d’appui aux situations d’urgences, aux alertes sanitaires et à la gestion des risques, outil créé il y a tout juste un an. Évidemment, le rapport insiste sur la nécessité de donner aux citoyens un meilleur accès aux données, ce qui passe par une structuration qui la rende intelligible. Autre proposition pour assurer la transparence : intégrer des représentants d’usagers au sein du CEPS (Comité économique des produits de santé) qui négocie les prix avec les laboratoires. 

Source : Celtinews 04/09/2018
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