Les principales mesures du plan santé

« Ce système de soins n'est plus adapté ni à l'offre ni à la demande ni à l'offre de soins [...] Nous devons restructurer pour les cinquante années à venir » a déclaré hier le chef de l’Etat.
La « stratégie nationale de transformation du système de santé » qui comprend 54 mesures touchant aussi bien l'organisation de la médecine libérale que celle de l'hôpital sera financée à hauteur de 3,4 milliards d'euros d'ici à 2022.
Parmi les annonces phare du plan « Ma Santé 2022 », la suppression, à la rentrée 2020, du « numerus clausus ». Autre mesure importante : la création, d'ici 2022, de 4 000 postes subventionnés d'assistants médicaux chargés de seconder les médecins libéraux, dispositif qui permettra aux médecins de gagner 25% à 30% de temps médical. Pour bénéficier de ces assistants, les médecins devront se réunir au sein de cabinets de groupe et s'engager à augmenter le nombre de patients suivis. Pour endiguer le développement des déserts médicaux, 400 médecins généralistes seront recrutés sur la base du volontariat et salariés par des centres hospitaliers ou des centres de santé de proximité. Le financement des hôpitaux va être revu conformément à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron de réduire la part de la tarification à l'activité (T2A) dont les dérives entraînent une inflation du nombre d'actes dans les établissements hospitaliers. Dès 2019, de nouveaux financements seront mis en œuvre pour des maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale, obligeant hôpitaux et professionnels de santé libéraux à se coordonner et à partager une rémunération forfaitaire. Les crédits de l'assurance maladie augmenteront ainsi de 2,5% l'an prochain, au lieu des 2,3% prévus, soit près de 400 millions d'euros supplémentaires.
Le président a indiqué vouloir « construire un système autour du patient dans un parcours de soins fluide et coordonné », possible à la seule condition d’une mise à jour verticale de l'architecture de l'outil numérique pour « partager l'information médicale ». 4,9 milliards d'euros seront mobilisés pour « accélérer la numérisation du système de santé et de cohésion sociale » dans le cadre du grand plan d'investissement 2018-2022. « Nous devrons nous doter dans les trois prochaines années d'une véritable offre de santé numérique. Cela partira du dossier médical partagé déployé au plan national en novembre prochain », a expliqué le chef de l'Etat. Autre nouveauté numérique, la télémédecine remboursée par la Sécurité sociale depuis samedi dernier doit permettre de lutter contre les déserts médicaux. Emmanuel Macron souhaite que les premières mesures évoquées soient  appliquées dès le début de l'année 2020, après une loi dédiée à la santé débattue au parlement dans le courant de l'année 2019.

Source : La Tribune avec AFP et Reuters 18/09/2018
Commentaire
Marianne derval
19/09/2018
Dommage que les pharmaciens soient encore une fois considérés comme quantité négligeable, car nous ne sommes même pas mentionnés dans ces mesures... on pourra toujours se recycler en tant "qu'assistants médicaux "!....
Ajouter un commentaire
No images were found.

Articles similaires