La répartition pharmaceutique alerte le grand public

Depuis le 1er septembre, toutes les camionnettes de livraison des entreprises de répartition véhiculent un message choc : « La répartition pharmaceutique est en danger, le gouvernement doit s’engager ! ».
Menacés économiquement, les répartiteurs pharmaceutiques* se mobilisent pour sensibiliser à l’importance de leurs missions et aux risques qui pèsent sur l’égalité d’accès aux médicaments. Chaque jour, les entreprises de répartition livrent 6 millions de boîtes de médicaments aux 21 600 officines françaises garantissant à chaque pharmacie de recevoir les médicaments dont elle a besoin, dans un délai moyen de 2h15.
« Pour pouvoir continuer de mener à bien nos missions de service public, les moyens humains et matériels doivent être préservés. L’encadrement de la rémunération des répartiteurs prévu par l’Etat est devenu inadapté aux évolutions du marché. En 2017, la situation s’est dangereusement aggravée. Pour la première fois, le compte de résultat de la profession affichait une perte d’exploitation de 23 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros. Nous demandons expressément aux pouvoirs publics la refonte globale de notre mode de rémunération et la revalorisation de nos ressources », explique Olivier Bronchain, président de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP). Pour les répartiteurs, il en va de l’approvisionnement des pharmacies, de la sécurité et de la traçabilité des produits acheminés.

* Groupe OCP, Alliance Healthcare France, CERP Rouen, CERP Rhin Rhône Méditerranée, CERP Bretagne Atlantique, Phoenix Pharma, Sogiphar

Sources : MyPharma Editions et CSRP 18/09/2018
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire