La France, leader d’un projet européen pour la vaccination

A travers l’Inserm, la France s’engage pour la santé des citoyens européens en créant une plateforme européenne destinée à renforcer les réponses nationales aux défis posés par les vaccinations. Cette action (European Joint Action on Vaccination, EU-JAV) conjointe avec 19 autres pays européens est coordonnée par l’Inserm avec le support du ministère de la santé français.
« Les vaccins sauvent 1 à 3 millions de vies chaque année mais depuis une dizaine d’années, un phénomène émergent d’hésitation vis-à-vis des vaccinations explique une couverture vaccinale insuffisante dans de nombreux pays européens pour des maladies infectieuses dont l’élimination est possible ».
Alors que l’Europe enregistre un nombre record de cas de rougeole – trois fois plus de cas sur les six premiers mois de 2018 qu’en 2017 – pas moins de 20 pays représentés par leurs ministères de la santé ou leurs instituts de santé publique, des organismes de recherche, ou des universités se mobilisent pour lutter contre la réémergence de maladies évitables grâce aux vaccins. Cette mobilisation est soutenue par les grandes organisations internationales ou européennes : OMS, OCDE, ECDC, EMA, ainsi que de nombreuses parties prenantes représentant les professionnels de santé, la société civile et les fabricants de vaccins.
En capitalisant sur les initiatives déjà existantes, l’action conjointe sur la vaccination (JAV) a pour objectif de créer une plateforme commune entre États membres ou non de l’Union européenne pour renforcer les mécanismes de coopération. La plateforme prévoit des outils de partage des données numériques pour améliorer la précision de la surveillance épidémiologique de la couverture vaccinale, des méthodes partagées de revues systématiques des essais cliniques pour évaluer l’efficacité et la tolérance des vaccins avant leur enregistrement, un état des lieux actualisable des stocks et des besoins en vaccin de chaque pays pour prévenir les pénuries ainsi qu’un dialogue renforcé entre toutes les parties prenantes pour établir des priorités communes et harmoniser les stratégies de recherche et développement. Enfin, pour surmonter la crise de confiance envers les vaccinations, un partage d’expérience avec les pays où la confiance demeure élevée ou a pu être rétablie et de bonnes pratiques pour la diffusion d’information est prévu.
Cette action commune sera financée pendant 3 ans grâce à un budget total de 5,8 millions d’euros, dont 3,5 millions d’euros venant du Programme de Santé de l’Union européenne.

Source : Communiqué INSERM 04/09/2018
Commentaire
horon ph
07/09/2018
super idee-deja les vaccins obligatoires sont manquants-alors avec les nouveaux-encore une blague a la macron-ou bien y a t il une combine a la leclerc le super epicier des temps modernes qui ne fait pas de benefice pour defendre le pouvoir d achat des Français-on nous prend vraiment pour des cons
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