Insécurité et violences au comptoir en hausse

L’Ordre national des pharmaciens (CNOP), informé en temps réel des agressions déclarées subies par les pharmaciens, vient de publier son panorama annuel sur « La sécurité des pharmaciens d’officine ».
La facilité de la déclaration en ligne explique certainement en partie les 212 déclarations reçues par l’Ordre en 2017 contre 92 en 2016. Les faits marquants en résumé.
La présence des patients n’est pas un frein aux agressions ou aux cambriolages puisque dans 75% des cas, les violences déclarées ont eu lieu alors que l’officine était ouverte (versus 65% en 2016) et dans 38% des cas en présence de clients.
Les systèmes de protection mis en place dans les pharmacies n’apparaissent pas plus dissuasifs. Près de 80% des officines visées par des agressions étaient dotées d'une surveillance télé/vidéo.
Si l’on constate une baisse des agressions liées aux stupéfiants (6% en 2017 versus 8% en 2016), celles liées à la prise en charge des patients sont plus fréquentes (conformité des ordonnances, ouverture des droits sociaux – 12%). Les injures et menaces représentent, comme les années précédentes, presque les deux tiers des agressions déclarées avec dans près de 10% des cas, une arme à feu utilisée. La part des vols à mains armées augmente encore de 2 points par rapport à 2016 pour atteindre près d'une agression sur cinq.
Dans 46% des agressions déclarées, le patient est connu et dans la plupart des cas, il s'agit même d'un habitué (61%). Si les agressions sont, la majeure partie du temps sans gravité sur le plan physique (certaines d’entre elles ont parfois conduit les victimes à une hospitalisation), elles le sont sur le plan psychologique.  Les agressions déclarées ont eu lieu majoritairement dans les communes de moins de 30 000 habitants (59%). La part des agressions dans les villes de 100 000 à 200 000 habitants a augmenté de 14% en 2016 à 16% en 2017. Plus des trois quarts des agressions ont eu lieu en milieu rural et en périphérie des villes (57%). Les déclarations viennent principalement de pharmacies implantées en Île-de-France (12,7%), Pays de la Loire (11,8%) et Lorraine (9%). Proportionnellement au nombre d'officines dans la région, c'est en Lorraine (2,6%) et en Bourgogne (2,2%) qu'il y a eu le plus de déclarations d'agression. Les territoires d’outre-mer ne sont pas épargnés (2,1%).

Pour toute déclaration d'agression, une seule démarche disponible sur l’espace pharmacien du site Internet www.ordre.pharmacien.fr​

Source : Communiqué CNOP 04/07/2018
Commentaire
olivier G
06/07/2018
J'ai l'impression de lire la même chose depuis 2 ou 3 ans... Non je ne pense pas que ce soit la facilité de déclaration, qui est la même depuis quelques temps, qui explique cette progression. C'est tout simplement l'augmentation des faits ! il ne faut pas se le cacher !!
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