La ministre précise le processus d’indemnisation du valproate

Lundi sur les ondes de France Inter, Agnès Buzyn a annoncé de nouvelles mesures concernant l’indemnisation des victimes du valproate responsable de malformation congénitale mais aussi de troubles neuro-développementaux chez l’enfant s’il est pris pendant la grossesse.
De prochaines discussions auront lieu autour des indemnisations des victimes du valproate, avec le laboratoire Sanofi-Aventis, fabricant de la molécule, dans le cadre de l’affaire Dépakine. « Les discussions auront lieu. (…) Plutôt que les familles se retournent vers l’industriel, l’Etat met en place un fonds pour accélérer les choses, et que ça ne traîne pas. Et ensuite c’est à l’Etat de se retourner vers les personnes en faute, évidemment », s’est exprimé la ministre. « Ce qui compte pour moi, et c’est l’urgence, c’est que ces familles (…) puissent se tourner vers l’Oniam*, et puissent être indemnisées. (…) Et Sanofi c’est le travail de l’Etat. »
Comme le rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), cette molécule est désormais « interdite pendant la grossesse et ne doit plus être prescrite aux filles, adolescentes et femmes en âge de procréer (sauf circonstances exceptionnelles dans l’épilepsie) ».
Ces 50 dernières années, le valproate a entraîné des malformations chez 2 150 à 4 100 enfants (données de l’ANSM et de l’Assurance maladie du 20 avril 2017), des troubles neuro-développementaux auprès de 16 600 à 30 400 enfants.

*Office national d’indemnisation des accidents médicaux

Source : ladépêche.fr 26/06/2018
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