Vers une carte Vitale dématérialisée ?

Juste un court message, début avril, sur le site du groupement Sesam-Vitale, pour rappeler « qu'il y a tout juste 20 ans (était) lancée la généralisation sur le terrain de la carte Vitale ».
Alors que le dossier médical partagé (DMP) doit être déployé massivement à partir de l'automne, la carte à puce restera une simple clé d'accès, contenant des informations administratives mais aucune donnée médicale. S'il n'est pas prévu de changer le contenu, la forme pourrait évoluer à l'avenir. L'Assurance maladie planche sur un projet de dématérialisation dont le principe est de mettre les données sur smartphone, dans un environnement sécurisé, et permettre la lecture des informations sans recours physique à la carte Vitale. Un projet encore embryonnaire et qui passera d'abord par une phase d’expérimentation sur deux départements qui restent à désigner.
En 2017, la feuille de soins manuscrite ne représentait plus que 6% des 1,33 milliard de dossiers traités par l'Assurance maladie. Aujourd’hui, 39% des médecins spécialistes, 15% des généralistes, 12% des dentistes et 10% des infirmiers restent rétifs à cette technologie.
Les assurés sociaux quant à eux non seulement ne l’ont pas rejetée mais d’après les sondages commandés par la caisse lui confèrent des taux de satisfaction très élevés. Les patients remboursés en cinq jours maximum avec un risque d’erreur minimal y voient un confort évident. La photo de l'assuré est venue enrichir la deuxième version de la carte Vitale, dont près de 62 millions d'exemplaires sont aujourd'hui en circulation limitant les fausses cartes et les risques de fraude. Fréquemment mise en cause à des fins politiques, la fiabilité du système n'a cependant été entachée d'aucun bug majeur ou attaque d'envergure en vingt ans. 

Source : AFP/Relaxnews 21/05/2018
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