Les pharmaciens prêts à s’impliquer dans les soins de premier recours

Le 19 avril, les premières auditions de la commission d'enquête pour l'accès aux soins, ont permis aux représentants des Ordres professionnels de présenter aux députés membres de la Commission des affaires sociales leurs solutions pour en finir avec les déserts médicaux. 
Carine Wolf-Thal, Présidente de l'Ordre des pharmaciens, a évoqué plusieurs pistes pour venir en appui des généralistes dans les territoires en tension.
Carine Wolf-Thal estime que les officinaux pourraient apporter une aide « rapide à mettre en place » pour le premier recours. « Nous sommes forts d'un maillage territorial homogène », a -t-elle argumenté, proposant de modifier les textes réglementaires afin que les pharmaciens puissent renouveler des ordonnances sous la responsabilité du médecin traitant pour les patients chroniques ou encore intervenir dans des soins de premier secours.
« Un exemple très concret, avec le retour du printemps et les rhinites allergiques, pour un patient qui n'a pas d'autres soucis de santé, le pharmacien peut le faire », a-t-elle affirmé. 
La Présidente de l’Ordre estime également que les expérimentations de vaccinations antigrippe par le pharmacien doivent être élargies et que le vaccin contre la rougeole pourrait également être dispensé par les officinaux pour libérer du temps aux médecins. 
Enfin, selon Carine Wolf-Thal, la téléconsultation dans les officines représente l'avenir. « L'installation de télécabines dans les pharmacies doit aussi s'accélérer », propose-t-elle. « Au législateur d'ouvrir le champ des possibles ».
Ces propositions seront-elles du goût de tous les praticiens ? Les syndicats de médecins étaient déjà réticents à la vaccination antigrippe dans les officines, expérimentée en Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine lors de la dernière campagne. Affaire à suivre. 

Source : Le Généraliste 20/04/2018
Commentaire
Gentilini Pierre
02/05/2018
Et oui Olivier G je suis entièrement d'accord avec votre remarque très pertinente. 2 poids 2 mesures. Plus de contrainte et moins rémunéré cherchez l'erreur.
olivier G
30/04/2018
M Gentilini, il faudrait peut-être être un peu conscient des réalités. aujourd'hui quel médecin, quelle infirmière garde le patient en observation au moins 1/4h après injection d'un vaccin antigrippal pour palier à tout effet secondaire ? Pour ma part, je répondrais sans hésitation : AUCUN, AUCUNE ! Alors, faut-il rajouter des obligations aux uns qui ne s'imposent pas aux autres ?
GENTILINI PIERRE
23/04/2018
En tant que pharmacien d'officine je suis contre la vaccination dans les pharmacies. C'est un acte médicale qui doit resté réservé aux médecins et infirmiers (franchissement de la barrière cutanée).Nos syndicats pharmaceutiques ont accepté cette proposition mais aucun pharmacien n'a été consulté à la base directement.D'autant que cette possibilité nécessitera une formation, un local adapté, de garder le patient un quart d'heure pour palier à tout effet secondaire et sans compter les éventuels conséquences judiciaires si un patient portait plainte. Faire économiser du temps aux médecins et aux infirmiers est un faux prétexte car au cours de simples consultations cet acte est déjà réalisé. A moins que la raison soit purement économique?coût de l'acte inférieur dans les pharmacies? Les télécabines et les téléconsultations?qui prendra en charge cet équipement? Encore une fois on essaie de nous trouver de nouvelles missions comme si on se roulait les pouces toute la journée. Qui pourra suivre au sein de notre profession cette débauches de missions?Certainement pas les petites pharmacies, à moins que ce soit le but pour les étouffer un peu plus et les faire disparaître?
maignan
23/04/2018
"en finir avec les déserts" ?Oh là ! disons plutot que nous pouvons compenser un peu, pour habituer les gens à vivre avec une solution de remplacement, et à condition que notre réseau, présenté comme homogène, continue à l'être. La Cours des Comptes doit sourire narquoisement quand elle entend notre Présidente!.
HYBOIS Camille
23/04/2018
Soins de premiers recours ou premiers secours? Dans le cas des premiers secours, je suis dubitatif quant à la compétence de l'ensemble du personnel officinal titulaires, adjoints, préparateurs.trices qui n'ont pas la formation adéquate.....mais ce n'est pas trop tard .....à condition de se bouger afin d'être crédible.
alindust
23/04/2018
on réinvente l'eau tiède !
Ajouter un commentaire

Articles similaires