Nouvelle bataille de chiffres autour du bilan économique de février

Janvier, premier mois d’application de l’avenant n° 11 à la convention pharmaceutique, marquait déjà des divergences dans la lecture du bilan économique des officines. Février ne dément pas. D’un côté, l’USPO, signataire de l’avenant aux côtés de l’Assurance maladie, nous explique que pour la première fois, le chiffre d’affaires et la marge augmentent, précisant même dans son point d’info de mars que la rémunération augmente de 0,59% en février 2018 par rapport au même mois de l’année précédente. 
De l’autre, la FSPF confirme l’écart entre la réalité observée et les promesses des signataires de l’avenant dont elle n’est pas. Selon la FSPF, autant la baisse de la marge en janvier (-11 millions €) pouvait être partiellement attribuée à la baisse des volumes (-9,2 millions d'unités), autant la hausse des unités en février permettait d'espérer l'apport des 6 millions d’euros mensuels promis par l'avenant n° 11. « Malheureusement, la hausse de 1,3 million des unités en février ne génère qu'une hausse de la marge de 2,4 millions d'euros dont plus de la moitié est liée à l'honoraire « à la boîte » de 2015 ».  Pour la FSPF, sur les deux premiers mois de l'année, la rémunération officinale perd 8,6 millions d'euros alors que l'avenant était censé amener 12 millions d'euros. Et le syndicat de conclure « Même en tenant compte des baisses d'unités de 2018 par rapport à 2017, 12,6 millions ne sont pas au rendez-vous à fin février ». La FSPF demande l’ouverture rapide d’une négociation afin de corriger l’effet de cette dérive pour 2019 et 2020.

Sources :  Communications syndicales 03/2018
Commentaire
sidney telim
20/03/2018
Gillou où sont les sous ?
canard déchainé
20/03/2018
sans les signatures scélérates de 2015 de la FSPF, il n'y aura pas d'avenants n°11, il faut virer la FSPF, sanctionner USPO et ressusciter A +
maignan
20/03/2018
Qu'on aille vite ou moins vite à la catastrophe mise en place par Gaertner, puis Gaertner et Bonnefond, de toute façon, nous y allons. Zéro combativité, car sous contrôle.
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