Les AOD prescrits en première intention

Dans un rapport qui vient d’être rendu public, la Haute Autorité de Santé (HAS) donne son feu vert à une utilisation large des anticoagulants oraux directs (AOD). Désormais, lors de l’instauration du traitement anticoagulant, un AVK ou un AOD peut être prescrit en première intention. « Le choix sera fait au cas par cas en tenant compte d’un nombre important de critères, notamment de l’âge, du poids, de l’état de la fonction rénale, de la qualité prévisible de l’observance et de la préférence du patient après information adaptée ». Il n’existe en revanche à l’heure actuelle « aucun argument pour remplacer un traitement par AVK efficace avec un INR bien équilibré et bien toléré par un autre anticoagulant oral ».
Pour la prévention des accidents thromboemboliques en cas de chirurgie orthopédique majeure (PTH ou PTG) « la prescription de l'enoxaparine ou d'un anticoagulant oral d'action directe peut être envisagée en première intention ».  
De même, pour le traitement des thromboses veineuses profondes et la prévention des récidives, « l’apixaban, le rivaroxaban et l’edoxaban, représentent des alternatives aux traitements en première intention » juge la commission tout en s’avouant peu favorable à leur utilisation dans certaines populations fragiles (patient > 75 ans ou insuffisant rénal ou de faible poids) « en raison d’une possible majoration du risque hémorragique ».
Suite à cette réévaluation, le SMR du dabigatran a également été revu à la baisse. Il est désormais jugé « modéré » quand les autres AOD bénéficient d’un SMR « important », un arbitrage contesté par le laboratoire Boehringer Ingelheim. 

Source : Le Généraliste 17/02/2018
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