Le nombre d'agressions contre les pharmaciens a explosé en 2017

Le nombre d’agressions et violences verbales ou physiques dont sont victimes les pharmaciens a connu une importante hausse, a révélé hier BFMTV.
Quatre-vingt-douze cas avaient été recensés en 2016. Mais depuis avril 2017, pas moins de 240 signalements ont été effectués par des pharmaciens auprès du CNOP, soit une multiplication par trois en moins d’un an.
Cette augmentation du nombre d’incidents déclarés peut s’expliquer par la possibilité désormais donnée aux victimes de signaler à l’Ordre des pharmaciens les actes qui les ont visées via un formulaire en ligne.
Cette avancée permet cependant de mesurer plus précisément l’ampleur du phénomène car en matière d’agression ou de violence visant un professionnel dans l’exercice de ses fonctions, seul un cas sur deux donnerait lieu à un dépôt de plainte.
« On s’aperçoit qu’il y a une augmentation de l’insécurité pour les pharmaciens, qu’il s’agisse de remarques désagréables, de menaces, voire d’actes physiques. C’est très traumatisant pour l’équipe officinale », estime Alain Marcillac, référent sécurité de l’Ordre national des pharmaciens. Le CNOP publiera au printemps prochain des statistiques détaillées sur ces agressions. 

Source : BFM TV 19/02/2018 
Commentaire
brebion elisabeth
06/09/2018
le manque de coordination de communication entre profession de santé et dérives verbales à l'égard des pharmaciens (de la part de confrères médecins infirmiers ... liés à un manque de connaissance de nos obligations législatives et responsabilités nous permettant de dire non ! ) en font elles parties ?
DANLERREUR Constant
20/02/2018
C'est le nombre de déclarations d'agression qui explose, pas le nombre d'agression. Avant, on laissait passer le doigt d'honneur, aujourd'hui on le déclare par écrit. Ca ne change rien mais ça augmente les stats. Un titre racoleur de plus pour rien !
olivier G
20/02/2018
Je ne pense qu'il soit opportun d'essayer de relativiser ce chiffre par "la possibilité désormais donnée aux victimes de signaler à l’Ordre des pharmaciens les actes qui les ont visées via un formulaire en ligne". C'est peut-être un facteur mais il y en a sûrement d'autres dont évidemment une réelle augmentation. N'oublions pas, par exemple, que la mise sur liste de tous les codéinés et autres produits détournés de leur usage dérange énormément de monde et les utilisateurs acculés ne doivent pas manquer de montrer plus ou moins agressivement leur agacement face à l'impossibilité d'obtenir leurs substances !
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