Le gouvernement dévoile sa nouvelle politique de santé

Édouard Philippe a donné hier le coup d'envoi d'une réforme globale du système de santé. De mars à mai, le gouvernement entend multiplier les concertations et consultations locales ou nationales mais l’exécutif a déjà identifié « cinq grands chantiers » à traiter en priorité : la qualité et la pertinence des soins, le financement et les rémunérations, le numérique en santé, les ressources humaines et l'organisation territoriale.
Une feuille de route détaillée sera présentée par le gouvernement « avant l’été » et un budget de 100 millions d’euros sera par ailleurs consacré chaque année à l’accompagnement de la transformation du système de santé. La proposition est faite de « corriger » et « rééquilibrer » la tarification à l’activité dans les hôpitaux et d’expérimenter dès cette année de nouvelles façons de financer certains soins hospitaliers qui devront tenir compte de l’état de la population, de la prévention et de la qualité des soins.
La réforme concerne évidemment aussi la médecine de ville pour laquelle la différentiation des modes de rémunérations doit s’accélérer.
La Haute autorité de santé devra proposer dès 2018 des « indicateurs de qualité des parcours » de soins des patients portant sur les dix pathologies les plus fréquentes, avant la systématisation de ces indicateurs en 2019. Suivant les propos tenus ce matin par Agnès Buzyn sur France Inter, fini les patients renvoyés d’un acteur à l’autre. La coordination entre la prise en charge médicale et paramédicale, entre médecins, pharmaciens, infirmières, podologues… doit s’appuyer sur des filières au niveau territorial. La satisfaction des patients devra également être systématiquement mesurée. Des propositions pour « améliorer, dans les pratiques, la pertinence des soins » devront être faites d’ici cet été par plusieurs acteurs du système de santé. En octobre 2017, Agnès Buzyn avait jugé que 30 % des dépenses « ne sont pas pertinentes ». Outre la montée en puissance​ de la télémédecine, le gouvernement fixe enfin pour objectif la fin de l’ordonnance sur papier d’ici 2022, avec la « dématérialisation de l’intégralité des prescriptions » et l’accessibilité en ligne, pour chaque patient « de l’ensemble de ses données médicales ».

http://www.lemonde.fr/sante/article/2018/02/13/le-gouvernement-promet-une-reforme-globale-pour-le-systeme-de-sante_5256113_1651302.html

Sources : Le Monde 13/02/18, France Inter 14/02/2018
Commentaire
PN
14/02/2018
habituel BLA BLA BLA de ministres impuissants
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