INSEE : Fortes disparités de revenus chez les pharmaciens en 2014

Les revenus moyens des pharmaciens titulaires déclarés en 2014 peuvent varier du simple au double, relève l'Insee dans une étude dévoilée mardi. Les pharmaciens titulaires, non-salariés, gagnent plus dans le nord que dans le sud de la France. Dans la Manche et en Seine-Maritime par exemple, le revenu moyen est supérieur de 20% ou plus à la moyenne nationale, en 2014. À l'inverse, il est inférieur d'au moins 10% au revenu moyen national dans le Puy-de-Dôme et les Bouches-du-Rhône, des départements où la densité de pharmaciens titulaires est élevée, et la concurrence accrue. A une échelle plus fine, une officine rapporte 6% de moins lorsqu'elle est située à proximité de quatre à neuf établissements concurrents, par rapport à une pharmacie sans concurrence dans un rayon d'un kilomètre. En revanche, la différence entre le nord et le sud n'est pas spécifique aux pharmacies, les revenus non-salariés étant en moyenne plus élevés dans le nord de la France pour l’ensemble des secteurs économiques.
Au 1er janvier 2015, le nombre de pharmaciens a augmenté de 0.29% par rapport à 2014 soit 222 professionnels supplémentaires. En moyenne, on recense 33 officines pour 100 000 habitants, au 1er janvier 2017, soit près de deux fois le plafond réglementaire (cf rapport de la Cour des comptes, septembre 2017). Outre le maillage démographique, l'Insee relève de fortes disparités entre les professionnels en fonction du statut d'imposition choisi par l'officine. En moyenne, les entrepreneurs individuels gagnent 121 400 euros sur l'année 2014, contre 116 800 euros pour les pharmaciens titulaires exerçant dans le cadre d'une société soumise à l'impôt sur le revenu. Ce montant s'établit même à 59 400 euros pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés. Avec ce type d'imposition, la rémunération du professionnel et le bénéfice de l'officine sont distincts, rappelle l'institut statistique. « Sous l'effet du développement des sociétés d'exercice libéral (SEL) et des sociétés à responsabilité limitée », ce modèle est désormais privilégié à 46% en 2014, au détriment des entrepreneurs individuels à 29%. 

Source : le figaro.fr 28/11/2017​
Commentaire
cf
01/12/2017
Avec de pareils revenus, on peut se payer facilement un assistant supplémentaire,pour assurer les bilans de médication ...
Folco Jean-Patrice
30/11/2017
Les disparités de rémunération entre régions ne datent pas de 2014 et ont déjà été relevé par l'INSEE en 2009 et par la Cour des Comptes dans un rapport de 2010. les écarts entre région peuvent dépasser les 30% et se retrouvent d'une façon plus accentuée entre officines. Les régions ayant le niveau de revenus le plus élevé ne sont pas celles qui ont les chiffres d'affaires les plus élevés, bien au contraire. Il faut relever aussi que ce constat reflète une distribution inégalitaire de la rémunération entre officines, ce qui cause problème au vu de la réforme de l'honoraire qui n'en tient absolument pas compte, réforme qui aura pour conséquence première d'accentuer les écarts existant de rémunération entre régions et surtout entre officines.
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