Hépatite C : un dépistage généralisé réclamé par des spécialistes

En France, 75 000 personnes ignorent qu'elles sont infectées par le virus de l'hépatite C, cause de cirrhoses et de cancers du foie, et responsable de 2 500 décès par an. 
Face à cette situation, la société française d'hépatologie (AFEF) réclame un dépistage généralisé avec une grande campagne de sensibilisation de la population.
Si les nouveaux traitements permettent de guérir 95 % des hépatites virales C en quelques semaines de traitement (8 à 24), seulement 15 000 patients sont traités par an, contre 150 000 environ qui restent à traiter dont 75 000 ignorent leur infection.
Le principal obstacle à l'éradication de cette pathologie reste donc le dépistage, très variable selon les endroits. C'est pourquoi l'AFEF appelle à une grande campagne de dépistage et de sensibilisation, pas seulement auprès des médecins, mais aussi de la population à l'occasion de son congrès annuel qui se tient à Nice du 4 au 7 octobre.
L'AFEF souligne qu'il est important de dépister et de traiter rapidement les populations les plus à risque, usagers de drogues et personnes nées à l'étranger. Etre traité tôt permet de réduire considérablement le risque de cancer du foie, première cause de décès de cette maladie. Le risque de réinfection une fois guéri existe et doit être expliqué aux patients. Ceux qui gardent des facteurs de risque doivent être dépistés régulièrement pour traiter rapidement une réinfection potentielle.
Le virus se transmet essentiellement par voie sanguine avec comme principale voie de contamination le partage de matériel entre usagers de drogues. Des tests permettent d'écarter le risque via les transfusions sanguines depuis plusieurs décennies en France et dans les autres pays industrialisés.

Source : AFP 26/09/2017 
Commentaire
alindust
02/10/2017
il était temps !!
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