Le paracétamol à libération prolongée remis en cause par l’Europe

Suite à une évaluation sollicitée par les autorités de santé suédoises, les experts en pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament (EMA) recommandent aux pays qui commercialisent du paracétamol à libération prolongée de retirer ces produits du marché en raison des risques de surdosage.
Les experts de la PRAC (Pharmacovilange Risk Assessment Committee) ont évalué l’ensemble des études et rapports publiés, consulté des experts en toxicologie et étudié la façon dont le surdosage du paracétamol à libération prolongée est géré en Europe et dans d’autres parties du monde. 
Ils concluent que pour des doses élevées en particulier, les procédures habituelles de prise en charge ne sont pas appropriées. Si les médecins ne savent pas qu’une forme prolongée de paracétamol a été ingérée, élément indispensable pour décider de l’administration d’un antidote, le surdosage peut affecter gravement le foie et provoquer le décès du patient. Le risque est d’autant plus élevé que du tramadol est présent dans la composition des produits, compliquant encore les effets du surdosage. La recommandation de l’EMA est donc purement et simplement de retirer du marché ces spécialités. Les produits à libération immédiate ne sont pas concernés et leur commercialisation non remise en cause. 

Source : European Medicines Agency 01/09/2017
Commentaire
maignan
08/09/2017
Ajoutons que les Suedois ont auparavent eu le merite d'annuler leur decision de mise en vente libre du paracetamol dans les stations services et les epiceries quand ils ont vu les degats hepatiques... (Cette info pour les medias téléguidées par la grande distribution et qui reclament le doliprane en grandes surfaces.....)
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