Le CNGE juge l’extension de l'obligation vaccinale inadaptée

Alors qu’hier, l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) annonçait que le module de formation « vaccination » des pharmaciens ne serait pas validé au titre du DPC car il ne répondait pas strictement à l’objectif premier d’évaluation et d'amélioration des pratiques professionnelles, les généralistes universitaires se sont eux prononcés contre l’extension de l’obligation vaccinale. 
Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) a en effet déclaré dans un communiqué que l’extension annoncée de l’obligation vaccinale s’avérait « Une réponse simpliste et inadaptée » dénonçant une stratégie dont l’efficacité n’est pas prouvée et qui « pourrait même être délétère ».
Pour le CNGE, aucun élément scientifique n’atteste que cette mesure aboutisse à une meilleure protection, notamment pour les enfants. Les comparaisons internationales montrent même que les pays d’Europe occidentale sans obligation vaccinale ont des couvertures DTP équivalentes à celle de la France.
Face à un bénéfice incertain, le CNGE soutient que le « caractère autoritaire » de cette mesure pourrait même « renforcer la défiance et la suspicion d’une partie croissante de la population » et risque d’exposer les médecins généralistes et d’autres professionnels de santé à des demandes nombreuses et non fondées d’exemption, voire de soi-disant contre-indications. Enfin, pour le CNGE « l’obligation est contradictoire avec les notions d’approche ou de démarche centrée patient, par ailleurs promues par la HAS, et avec les principes éthiques d’autonomie ».
Le Collège propose de préférer la persuasion à l’obligation. Il préconise une approche incitative basée sur les données scientifiques spécifiques à chaque vaccin et s’appuyant sur une large campagne de communication négociée avec les médecins et les représentants des usagers. Cette position du Collège tranche avec celle d’une grande partie du corps médical plutôt acquis au principe de l’extension temporaire de l’obligation vaccinale comme la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) qui voit dans la réflexion posée par Agnès Buzyn un signal positif.

Source : Le Généraliste, le Quotidien du Médecin 27/06/2017 
Commentaire
MASOEUR ANNE
01/07/2017
Mieux vaut en effet s 'occuper des pda et laisser la vaccination aux infirmières et médecins. En ce qui concernent les vaccins obligatoires, vous me ferez-pas croire que les industriels ne peuvent pas fabriquer des tetra et penta mais peuvent des heva etc...
RADER Serge
29/06/2017
C'est une position que je partage à 100% mais avec un bémol concernant l'innocuité des vaccins en raison du trop grand nombre injecté à une période post-natale de construction du système immunitaire avec des compositions vaccinales qui posent problèmes : quantités énormes de sels d'aluminium neuro-toxiques injectés, excipients à problèmes, présence dans tous les vaccins de traces de mercure délétères et de cocktails de nanoparticules toxiques non biodégradables non signalées dans les RCP. Donc principe de précautions et investigations absolument nécessaires. PRIMUM NON NOCERE !
mauvoisin michel
28/06/2017
De toutes facons, ce n'est pas notre boulot de vacciner ! Si j'avais voulu faire des vaccins, j'aurais ete infirmiere, medecin, veterinaire, mais pas pharmacien. Tout le monde ne peut pas tout faire et arretons de faire n'importe quoi. La vaccination dans les cabinets medicaux et infirmiers et la codeine a l'officine. A nous de savoir dire oui ou non a une vente et de savoir faire le conseil adapté. RENDEZ NOUS NOTRE METIER et n'allons pas manger le pain sur le dos des autres professionnels de sante.
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