Grossesse: mise en garde de l’ANSES sur les compléments alimentaires

L'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (ANSES) met en garde contre une consommation de compléments alimentaires pendant la grossesse en l'absence de besoins établis, dangereuse pour la santé de l'enfant à naître. L'ANSES "rappelle aux femmes enceintes de ne pas consommer de compléments alimentaires sans l'avis d'un professionnel de santé et leur recommande de signaler à leur médecin, pharmacien ou sage-femme la prise de tout produit (médicament ou complément alimentaire), qu'il soit délivré sur prescription ou pris en automédication." 
L'ANSES fait état de signalements d'effets indésirables qui l'ont conduit à évaluer en particulier les risques endocriniens et métaboliques relatifs à l'apport de vitamine D et d'iode par des compléments alimentaires destinés aux femmes enceintes. 
Il s'agit de cinq cas d'hypercalcémie (excès de calcium sanguin) néonatale et de deux cas d'hypothyroïdie (insuffisance de la glande thyroïde) congénitale "susceptibles" d'être liés à la consommation de compléments alimentaires destinés aux femmes enceintes. 
L'analyse de ces signalements montre que les doses de vitamine D apportées par les compléments alimentaires "grossesse", à elles seules, ne sont pas susceptibles d'entraîner cet excès de calcium chez une femme enceinte ou un fœtus sain. Néanmoins, une hypersensibilité génétique à la vitamine D peut entraîner cette hypercalcémie. Cette anomalie génétique peut être recherchée mais l'est rarement dans les faits et n'a pas été effectuée pour les cas signalés à l'agence. L'iode est nécessaire au développement neurologique et comportemental normal du nouveau-né et indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes. En revanche, un apport excessif d'iode (oral ou transdermique) pendant la grossesse augmente le risque de mauvais fonctionnement de la thyroïde (hypothyroïdie, hyperthyroïdie) ou de goitre chez le nouveau-né. Pour les deux cas d'hypothyroïdie congénitale signalés, le complément alimentaire, qui n'était pas la seule source d'iode, n'a pas pu être formellement incriminé.  

Source : ANSES 07/06/2017
Commentaire
RADER Serge
10/06/2017
Par contre vouloir vacciner les femmes enceintes, comme le suggère le lobby vaccinal, contre la grippe ou la coqueluche (donc plusieurs autres maladies) ne pose aucun problème, malgré le décret de contre-indication datant du 28.2.1952. On ne vaccine jamais les animaux gestants, mais pour la femme cobaye, pas de problèmes ! Business is business.
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