Contraception : point d’étape et tendances

Dans le cadre de son plan d’actions sur les COC (contraceptifs oraux combinés), initié en 2012, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) publie régulièrement les nouvelles données sur l’évolution de l’utilisation des COC en France. 
Comme pour les précédents bilans, la part des COC de 1ère  et 2ème  génération était toujours en augmentation en 2015 par rapport à celle des COC de 3ème  et 4ème  génération.
La part des utilisatrices de COC de 1ère /2ème  génération faiblement dosés en estrogènes (20 µg) a nettement augmenté entre 2012 et 2015, passant de 24,7 % à 41,5 % (soit 1,7 fois plus).
Une étude[1] réalisée conjointement par la Cnamts[2]  et l’ANSM publiée en 2016 dans le British Medical Journal BMJ a confirmé que les pilules dites de 2ème  génération contenant du lévonorgestrel présentent un risque de thrombose veineuse deux fois plus faible par rapport aux pilules dites de 3ème  génération contenant du gestodène ou du désogestrel. Cette étude montre également que les contraceptifs estro-progestatifs contenant du lévonorgestrel et une dose faible d’estrogène (20 µg) sont associés à un moindre risque d’embolie pulmonaire, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral comparés aux COC (contraceptifs oraux combinés) dosés à 30-40 ug d’estrogènes.
Une autre étude menée en 2014 par l’ANSM sur la base des données de l’Assurance Maladie visant à évaluer l’impact des changements de consommation sur la survenue d’embolies pulmonaires chez les femmes en âge de procréer suggérait que ces évolutions avaient eu un effet bénéfique et immédiat puisque 341 hospitalisations pour embolies pulmonaires auraient ainsi été évitées en 2013[3] , [4].
L’ANSM de félicite des résultats de ce nouveau point d’étape et de la prise en compte durable des recommandations émises. 

[1]  Weill et al. Low dose oestrogen combined oral contraception and risk of pulmonary embolism, stroke, and myocardial infarction in five million French women: cohort study. BMJ 2016 
[2]  Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés 
[3]  Tricotel et al. Impact of the sharp changes in the use of contraception in 2013 on the risk of pulmonary embolism in France. Journal of thrombosis and haemostasis 2015; 13: 1576-1580. 
[4]  Point d’information du 7 novembre 2014 

Source : Communiqué ANSM 07/03 

 
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