Baisse de rémunération : les grossistes répartiteurs aussi

La 1ère réunion du groupe de travail mise en place par le ministère de la Santé sur la rémunération des grossistes-répartiteurs se tiendra le 28 février avec l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, représentants des industriels et pharmaciens. 
Avec un résultat d’exploitation divisé par 6 entre 2010 et 2015, les entreprises de la répartition ne disposent plus d’aucune marge de manœuvre et l’avenir du modèle français est aujourd’hui menacé. Ce cri d’alarme a été lancé par la CSPR (Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique) lors de son audition par la Cour des Comptes le 16 février dans le cadre de l’enquête en cours sur la distribution du médicament ainsi qu’aux inspecteurs de l’IGAS qui pilotent le groupe de travail mis en place à la demande de la ministre des Affaires sociales et de la Santé sur la rémunération des répartiteurs.
Le rendez-vous qui s’ouvre le 28 février est donc crucial pour trouver des solutions autant immédiates que pérennes. 
Comme les officinaux, les grossistes-répartiteurs ont été directement impactés par les baisses de prix et particulièrement celles qui ont affecté les médicaments génériques. Aujourd’hui, la marge brute dégagée sur les médicaments génériques ne suffit plus à financer leurs coûts de distribution par les grossistes-répartiteurs. 
La répartition pharmaceutique est un maillon essentiel pour que chaque patient  dispose des médicaments dont il a besoin quand il faut et où il faut. Sa fiabilité et sa réactivité ne peuvent être assurées qu’avec un niveau de financement approprié. 

Source : Caducée.net 22/02

 
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