Risque accru d’insuffisance cardiaque avec certains antidouleurs courants

Selon une étude publiée ce jeudi dans la revue British Medical Journal, la consommation d’antidouleurs courants augmente le risque d’insuffisance cardiaque, surtout s’ils sont prescits à forte dose. Une équipe de chercheurs dirigée par Giovanni Corrao de l'Université de Milan-Bicocca a étudié près de 8 millions de patients en Europe prenant des antidouleurs et a détecté un risque accru d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque, toutes choses égales par ailleurs, pour les consommateurs de sept anti-inflammatoires courants. Les classes de médicaments incriminés sont les AINS et les anticox2.
Parmi les médicaments accusés: le diclofenac (en France Voltarène® et génériques), l'ibuprofène, l'indométhacine, le ketorolac, le naproxène, le nimésulide et le piroxicam.
Ainsi que deux coxibs : l'étoricoxib (Arcoxia) et le rofécoxib (Vioxx® retiré du marché mondial en 2004). Pour le diclofenac, le risque d'hospitalisation est multiplié par deux à très fortes doses.
Malgré le fait qu'ils ne nécessitent souvent pas de prescription médicale, ces antidouleurs ne sont pas pour autant dénués de risques et le pharmacien doit être d’autant plus vigilant sur les contre-indications liées à la prise d'antalgiques en automédication.

Source : British Medical Journal

 
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