Les assurances du Crédit Mutuel imposent à leurs clients une carte bancaire avance santé à l’échéance de leur contrat.
Chic ! A l’ère d’Internet et de la dématérialisation, quel progrès !
« Si, je vous assure », dit le conseiller en gestion et patrimoine de la banque, c’est gratuit. Il oublie de préciser la première année.
Dans tout modèle économique, la gratuité n’existe que si quelqu’un paie ailleurs.
Et dans ce cas, c’est le professionnel de santé :
1) la communication téléphonique obligatoire au centre d’autorisation de la carte bancaire est surtaxée,
2) les frais liés à l’utilisation d’une carte bancaire sont prélevés au professionnel de santé.
Pour l’assuré, l’assureur change de casquette et redevient banquier avec les dates de valeur :
Débit jour J-1
Crédit jour J+1
S’il y a un découvert, le client de la banque paie.
Outre le fait que la gratuité n’est assurée qu’au lancement de cette carte bancaire, l’attestation papier est payante : 6 € pour l’année, et elle n’est fournie que si l’assuré l’exige.
VOUS PAYEZ VOTRE ASSURANCE ET LE PAPIER QUI VOUS PROUVE QUE VOUS ETES ASSURE
Merci aux banques qui ont obtenu des milliards d’€ pour faire « tourner l’économie ».
Que penser d’un système dit mutualiste qui force ainsi la vente ?
Et pourtant la solution « zéro papier » existe. Cela serait conforme au « Grenelle de l’environnement ».
Les caisses d’Assurance Maladie et les assureurs mettent leurs données en commun dans les informations de la carte Vitale.
Tous les professionnels de santé ont des lecteurs de carte Vitale qui permettent d’assurer la télétransmission sécurisée et gratuite des facturations.
De plus, beaucoup de pharmacies sont équipées d’une borne de mise à jour des données.
L’actualisation des données est donc rapide et facile.
En conclusion, l’arrivée des puissances d’argent dans le monde de la santé prouve que le bien-être de la population ne les intéresse que si les dividendes sont au bout.
A.EXPRIMO