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mercredi 22 mai 2013

Billet d'humeur Billet d'humeur




Regard très personnel, décalé et critique d'un pharmacien ou d’un institutionnel sur un fait d'actualité.

Les billets peuvent rester anonymes à la demande des auteurs.

Billet d'humeur
Bonne ou mauvaise humeur… Partagez votre avis sur l’actualité professionnelle avec vos confrères !

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Billet d'humeur
Dernière mise à jour vendredi 13 juil. 2012
Où trouver de la motivation ?

Notre société a réussi, après des années de démagogie et de laxisme social, à décourager tous les professionnels de santé aussi bien du public que du privé. Nous arrivons à cette situation incroyable, que tous attendent la retraite avec impatience pour se retirer de leurs fonctions , tant ils en ont marre de faire de la paperasserie administrative, rendre des comptes tous les jours, eux qui travaillent consciencieusement parce que les "malfras" ne sont pas sanctionnés, marre de se faire dicter leur ordonnance, marre de se faire insulter ou menacer par les patients qui ne parlent que d'honoraires trop chers, de leur "remboursements insuffisants " ou de leurs droits perdus mais encore exigibles estiment-ils à la gratuité des soins. On peut comprendre ce ras le bol général, devant un manque de reconnaissance professionnelle par les payeurs et devant un mépris total de la valeur « travail » ?
A. COGITO

Commentaires
Jean-jacques F
13/07/2012 14:57:39
Installé depuis 1985 j'ai connu tous les bouleversements de la pharmacie d'officine, quelque soit la couleur politique du gouvernement : suppression de l' honoraire SHP sur chaque boite de medicaments, listes passage d'une marge linéraire de 32.44 à 30.44, perte de l'exclusivité sur la parapharmacie, arrivee d'une marge dégressive lissee à 6 tranches etc. Je crois que l'on ne peut pas nous prendre autre chose, je plains sincèrement les générations futures...

Jeanne M
14/07/2012 09:58:36
Merci pour cet article qui est hélas réalistes de la situation des professionnels de santé. Depuis quelques années en effet on a pu considérer une dégradation de la qualité au travail de ceux-ci, ce qui pose un énorme problème quand il s'agit de prendre en charge des patients. En effet peut-on réellement bien s'occuper de la santé publique lorsque l'on est soi-même épuisé, démotivé, agacé ou attendant impatiemment sa retraite. Je doute. Il faut que nos pouvoirs publics se rendent compte de cette situation avant le burn out total !  

Fred A
14/07/2012 19:18:20
Oui effectivemment, certains dont moi attendent la retraite. Pas découragé, mais assez de devoir pratiquer dans mon officine la fuite en avant pour survivre et faire vivre mon entreprise. Marre de résister et de me battre sans considération pour garder le peu de personel diplomé que mes marges bénéficiares m'autorisent encore à garder. Rien de bien spécial , à part la galère d un chef d'entreprise, répondront certains. Oui mais avec une mission de service public dans la santé, et là, on nous demande d'être irréprochable sur notre activité sans nous en donner les moyens. Quand je pense à certains confrères qui ne peuvent même pas vendre leur officine, capital de leur retraite. C'est un simple choix de société, si on ne veut plus de nous qu'on nous le dise clairement, sinon que la descence nous donne le droit d'exercer notre mission et que l'on cesse de nous montrer du doigt...oui vivement la quille. J'en ai marre d' être écrasé!!!!! Pourtant à la retraite je ferais sûrement de l'humanitaire.

Irm D
17/07/2012 22:03:40
Et moi quand je pense que certains ne peuvent même pas acheter leur officine et seront licencié quand il y aura une cession.....

Jacques R
19/07/2012 13:48:17
Souvenez-vous de cette phrase : "Un monde sans espoir est irrespirable" C'est de Malraux

Anne C
19/07/2012 17:41:35
Voila comment on tue une profession. Même les jeunes ne sont plus motivés, certains reprennent des études pour faire autre chose., des préparatrices aussi changent d'horizon. C'est la première année qu'aucun jeune n'est venu pour demander un apprentissage. Bizarre, non ? Installée depuis 1980, j'ai adoré ma profession mais maintenant ce n'est plus le cas et pourtant je suis en milieu rural ou la clientèle est encore sympa. Trop de pression, trop de tout .... on a envie que ça se calme !!!

JY A
21/07/2012 10:36:19
J'ai 48 ans, il y a 10 ans, j'ai réalisé mon rêve: l'achat d'une officine en station de ski. Aujourd'hui je n'en peux plus et j'ai pris la décision de vendre mon rêve. Marre de se battre chaque jour, contre tout :personnel en maladie qui fait trainer, qui ne se rend pas compte du problème qu'ils posent dans une petite structure loin de bassins de demandeurs d'emploi pour les remplacer, mais qui sont si bien en mi temps thérapeutique 1 jour sur 2 qu'ils ne comprennent pas la désorganisation qu'ils entrainent(normal le salaire tombe a la fin du mois:merci la convention collective); marre de se faire mal voir par les clients qui comparent des prix normaux nécéssaires à faire vivre l'officine aux prix de discounteurs aux dents longues qui veulent bouffer tout le monde et qui donnent une bien pietre image de la profession, marre d'expliquer le tiers payant contre génériques alors que les toubibs et les médias tiennet un discours négatif. Aujourd'hui quand mon personnel s'en va, je ne le remplace pas, je préfere réduire mes horaires hors saisons et prendre des saisonniers en hiver et en été. C'est ainsi que je suis passé de 3 salariés à l'année à un seul. La baisse du chiffre par les réductions d'horaires est largement compensé par la baisse des charges salariales et par ma tranquilité, de plus c'est un argument de plus pour vendre. Tant pis pour le chomage mais je ne suis pas mère Theresa! Dés la vente de ma pharmacie, je quitterai ce milieu car désormais il ne me fait plus rêver. Alors bon courage à ceux qui veulent encore y croire et bonne route.

eric z
06/08/2012 13:57:09

ça fait seulement un an et demi que je me suis installé avec ma femme, nous avons la trentaine avec 3 enfants. Tout va bien pour nous, achat au bon prix, augmentation CA de 8 %, + 35 % sur 5.5 et 19.6%, marge de 32%; 67 % de 2.1, 20% de 5.5 et 13 % de 19.6%. tout va bien cependant : 70h par semaine chacun, 3000€ x 2 par mois. Le retour sur investissement n'est pas assez intéressant pour les efforts fournis et on ne peut même plus compter sur une plus-value intéressante car les fonds de commerce perdent de la valeur au fur et à mesure des années. Tout ça pour dire que vu les perspectives du métier même quand tout va bien, je ne crois pas vraiment en l'avenir ; le métier s'envisage en longue pente douce toutefois avec une meilleur rentabilité. Donc c'est décidé, on plaque tout en france --> objectif québec, équivalence de diplômes sur un ou deux ans puis travail en tant qu'adjoint puis propriétaire ; autant d'heures prévu mais un adjoint débutant minimum 100ke et propriétaire minimum 200ke. Beaucoup de travail mais retour sur investissement prévu en lien avec les responsabiltés et les heures travaillées.


Pascal H
10/08/2012 10:19:03

Ce message et les commentaires qui l'accompagnent donnent en quelques lignes un tableau saisissant et vrai de la situation des officinaux en France aujourd'hui. Pendant ce temps la...... L' Ordre et les Syndicats nous parlent encore et toujours des fantastiques perspectives qui s'offrent à nous dans le cadre des nouvelles missions,des enjeux du futur,de la qualité et blablabla et blablabla. Tout cela ayant généralement pour effet immédiat de générer de nouvelles obligations règlementaires et financières plus sûrement que d'hypothétiques ressources. La question est : "sont ils à ce point cyniques et mauvais?" ou "dans quel pays vivent et exercent ils?" Merci de vos réponses.


BRUNO B
10/08/2012 14:17:46

Dites tous un grand merci aux syndicats et au conseil de l'Ordre. Chamberlain les a engendrés.


Marie G
12/08/2012 11:00:06

Le moral est bas bas bas... comment donner envie à ceux qui aimeraient encore faire de l'officine ? Pas avec de tels messages c'est sûr ! Mais où est la réalité ? Dans ces commentaires malheureusement ! Mais bon ! On y croit encore à notre beau métier !


Dominique P
13/08/2012 13:57:36

Cela fait 20 ans que je le rèpète. Je n'ai pas voté pour la première fois cette année (problème de connection a eu raison de mon éthique) et ne suis pas syndiqué depuis toujours j'ai économisé des cotisations. J'attends la retraite si tout va bien dans 5 ans et 8 mois (précis) si tout va bien, mais peut-être serai-je licencié!!! Je n'ai aucune illusion sur la profession, on nous a mené en bateau avec la loi HPST mais qui n'intéresse que les médecins et les hôpitaux. Il avait longtemps que je n'avais pas réagi sur ce site cela me défoule.


Dominique B
20/08/2012 12:09:25

Bonjour, La sinistrose est au rendez-vous ! Cela conforte mon choix d'avoir vendu mon officine en 2009 et je m'en sors beaucoup mieux avec des remplacements. Quand à songer à me réinstaller, je laisse à d'autres l'envoi au casse-pipe... Un conseil aux jeunes diplomés : ne compter pas sur vos représentants pour trouver une aide quelqonque.

 
Commentaires
Dernière mise à jour juil. 2012
Où trouver de la motivation ?

Notre société a réussi, après des années de démagogie et de laxisme social, à décourager tous les professionnels de santé aussi bien du public que du privé. Nous arrivons à cette situation incroyable, que tous attendent la retraite avec impatience pour se retirer de leurs fonctions , tant ils en ont marre de faire de la paperasserie administrative, rendre des comptes tous les jours, eux qui travaillent consciencieusement parce que les "malfras" ne sont pas sanctionnés, marre de se faire dicter leur ordonnance, marre de se faire insulter ou menacer par les patients qui ne parlent que d'honoraires trop chers, de leur "remboursements insuffisants " ou de leurs droits perdus mais encore exigibles estiment-ils à la gratuité des soins. On peut comprendre ce ras le bol général, devant un manque de reconnaissance professionnelle par les payeurs et devant un mépris total de la valeur « travail » ?
A. COGITO

Commentaires
Jean-jacques F
13/07/2012 14:57:39
Installé depuis 1985 j'ai connu tous les bouleversements de la pharmacie d'officine, quelque soit la couleur politique du gouvernement : suppression de l' honoraire SHP sur chaque boite de medicaments, listes passage d'une marge linéraire de 32.44 à 30.44, perte de l'exclusivité sur la parapharmacie, arrivee d'une marge dégressive lissee à 6 tranches etc. Je crois que l'on ne peut pas nous prendre autre chose, je plains sincèrement les générations futures...

Jeanne M
14/07/2012 09:58:36
Merci pour cet article qui est hélas réalistes de la situation des professionnels de santé. Depuis quelques années en effet on a pu considérer une dégradation de la qualité au travail de ceux-ci, ce qui pose un énorme problème quand il s'agit de prendre en charge des patients. En effet peut-on réellement bien s'occuper de la santé publique lorsque l'on est soi-même épuisé, démotivé, agacé ou attendant impatiemment sa retraite. Je doute. Il faut que nos pouvoirs publics se rendent compte de cette situation avant le burn out total !  

Fred A
14/07/2012 19:18:20
Oui effectivemment, certains dont moi attendent la retraite. Pas découragé, mais assez de devoir pratiquer dans mon officine la fuite en avant pour survivre et faire vivre mon entreprise. Marre de résister et de me battre sans considération pour garder le peu de personel diplomé que mes marges bénéficiares m'autorisent encore à garder. Rien de bien spécial , à part la galère d un chef d'entreprise, répondront certains. Oui mais avec une mission de service public dans la santé, et là, on nous demande d'être irréprochable sur notre activité sans nous en donner les moyens. Quand je pense à certains confrères qui ne peuvent même pas vendre leur officine, capital de leur retraite. C'est un simple choix de société, si on ne veut plus de nous qu'on nous le dise clairement, sinon que la descence nous donne le droit d'exercer notre mission et que l'on cesse de nous montrer du doigt...oui vivement la quille. J'en ai marre d' être écrasé!!!!! Pourtant à la retraite je ferais sûrement de l'humanitaire.

Irm D
17/07/2012 22:03:40
Et moi quand je pense que certains ne peuvent même pas acheter leur officine et seront licencié quand il y aura une cession.....

Jacques R
19/07/2012 13:48:17
Souvenez-vous de cette phrase : "Un monde sans espoir est irrespirable" C'est de Malraux

Anne C
19/07/2012 17:41:35
Voila comment on tue une profession. Même les jeunes ne sont plus motivés, certains reprennent des études pour faire autre chose., des préparatrices aussi changent d'horizon. C'est la première année qu'aucun jeune n'est venu pour demander un apprentissage. Bizarre, non ? Installée depuis 1980, j'ai adoré ma profession mais maintenant ce n'est plus le cas et pourtant je suis en milieu rural ou la clientèle est encore sympa. Trop de pression, trop de tout .... on a envie que ça se calme !!!

JY A
21/07/2012 10:36:19
J'ai 48 ans, il y a 10 ans, j'ai réalisé mon rêve: l'achat d'une officine en station de ski. Aujourd'hui je n'en peux plus et j'ai pris la décision de vendre mon rêve. Marre de se battre chaque jour, contre tout :personnel en maladie qui fait trainer, qui ne se rend pas compte du problème qu'ils posent dans une petite structure loin de bassins de demandeurs d'emploi pour les remplacer, mais qui sont si bien en mi temps thérapeutique 1 jour sur 2 qu'ils ne comprennent pas la désorganisation qu'ils entrainent(normal le salaire tombe a la fin du mois:merci la convention collective); marre de se faire mal voir par les clients qui comparent des prix normaux nécéssaires à faire vivre l'officine aux prix de discounteurs aux dents longues qui veulent bouffer tout le monde et qui donnent une bien pietre image de la profession, marre d'expliquer le tiers payant contre génériques alors que les toubibs et les médias tiennet un discours négatif. Aujourd'hui quand mon personnel s'en va, je ne le remplace pas, je préfere réduire mes horaires hors saisons et prendre des saisonniers en hiver et en été. C'est ainsi que je suis passé de 3 salariés à l'année à un seul. La baisse du chiffre par les réductions d'horaires est largement compensé par la baisse des charges salariales et par ma tranquilité, de plus c'est un argument de plus pour vendre. Tant pis pour le chomage mais je ne suis pas mère Theresa! Dés la vente de ma pharmacie, je quitterai ce milieu car désormais il ne me fait plus rêver. Alors bon courage à ceux qui veulent encore y croire et bonne route.

eric z
06/08/2012 13:57:09

ça fait seulement un an et demi que je me suis installé avec ma femme, nous avons la trentaine avec 3 enfants. Tout va bien pour nous, achat au bon prix, augmentation CA de 8 %, + 35 % sur 5.5 et 19.6%, marge de 32%; 67 % de 2.1, 20% de 5.5 et 13 % de 19.6%. tout va bien cependant : 70h par semaine chacun, 3000€ x 2 par mois. Le retour sur investissement n'est pas assez intéressant pour les efforts fournis et on ne peut même plus compter sur une plus-value intéressante car les fonds de commerce perdent de la valeur au fur et à mesure des années. Tout ça pour dire que vu les perspectives du métier même quand tout va bien, je ne crois pas vraiment en l'avenir ; le métier s'envisage en longue pente douce toutefois avec une meilleur rentabilité. Donc c'est décidé, on plaque tout en france --> objectif québec, équivalence de diplômes sur un ou deux ans puis travail en tant qu'adjoint puis propriétaire ; autant d'heures prévu mais un adjoint débutant minimum 100ke et propriétaire minimum 200ke. Beaucoup de travail mais retour sur investissement prévu en lien avec les responsabiltés et les heures travaillées.


Pascal H
10/08/2012 10:19:03

Ce message et les commentaires qui l'accompagnent donnent en quelques lignes un tableau saisissant et vrai de la situation des officinaux en France aujourd'hui. Pendant ce temps la...... L' Ordre et les Syndicats nous parlent encore et toujours des fantastiques perspectives qui s'offrent à nous dans le cadre des nouvelles missions,des enjeux du futur,de la qualité et blablabla et blablabla. Tout cela ayant généralement pour effet immédiat de générer de nouvelles obligations règlementaires et financières plus sûrement que d'hypothétiques ressources. La question est : "sont ils à ce point cyniques et mauvais?" ou "dans quel pays vivent et exercent ils?" Merci de vos réponses.


BRUNO B
10/08/2012 14:17:46

Dites tous un grand merci aux syndicats et au conseil de l'Ordre. Chamberlain les a engendrés.


Marie G
12/08/2012 11:00:06

Le moral est bas bas bas... comment donner envie à ceux qui aimeraient encore faire de l'officine ? Pas avec de tels messages c'est sûr ! Mais où est la réalité ? Dans ces commentaires malheureusement ! Mais bon ! On y croit encore à notre beau métier !


Dominique P
13/08/2012 13:57:36

Cela fait 20 ans que je le rèpète. Je n'ai pas voté pour la première fois cette année (problème de connection a eu raison de mon éthique) et ne suis pas syndiqué depuis toujours j'ai économisé des cotisations. J'attends la retraite si tout va bien dans 5 ans et 8 mois (précis) si tout va bien, mais peut-être serai-je licencié!!! Je n'ai aucune illusion sur la profession, on nous a mené en bateau avec la loi HPST mais qui n'intéresse que les médecins et les hôpitaux. Il avait longtemps que je n'avais pas réagi sur ce site cela me défoule.


Dominique B
20/08/2012 12:09:25

Bonjour, La sinistrose est au rendez-vous ! Cela conforte mon choix d'avoir vendu mon officine en 2009 et je m'en sors beaucoup mieux avec des remplacements. Quand à songer à me réinstaller, je laisse à d'autres l'envoi au casse-pipe... Un conseil aux jeunes diplomés : ne compter pas sur vos représentants pour trouver une aide quelqonque.

 
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Dernière mise à jour juil. 2012
Où trouver de la motivation ?

Notre société a réussi, après des années de démagogie et de laxisme social, à décourager tous les professionnels de santé aussi bien du public que du privé. Nous arrivons à cette situation incroyable, que tous attendent la retraite avec impatience pour se retirer de leurs fonctions , tant ils en ont marre de faire de la paperasserie administrative, rendre des comptes tous les jours, eux qui travaillent consciencieusement parce que les "malfras" ne sont pas sanctionnés, marre de se faire dicter leur ordonnance, marre de se faire insulter ou menacer par les patients qui ne parlent que d'honoraires trop chers, de leur "remboursements insuffisants " ou de leurs droits perdus mais encore exigibles estiment-ils à la gratuité des soins. On peut comprendre ce ras le bol général, devant un manque de reconnaissance professionnelle par les payeurs et devant un mépris total de la valeur « travail » ?
A. COGITO

Commentaires
Jean-jacques F
13/07/2012 14:57:39
Installé depuis 1985 j'ai connu tous les bouleversements de la pharmacie d'officine, quelque soit la couleur politique du gouvernement : suppression de l' honoraire SHP sur chaque boite de medicaments, listes passage d'une marge linéraire de 32.44 à 30.44, perte de l'exclusivité sur la parapharmacie, arrivee d'une marge dégressive lissee à 6 tranches etc. Je crois que l'on ne peut pas nous prendre autre chose, je plains sincèrement les générations futures...

Jeanne M
14/07/2012 09:58:36
Merci pour cet article qui est hélas réalistes de la situation des professionnels de santé. Depuis quelques années en effet on a pu considérer une dégradation de la qualité au travail de ceux-ci, ce qui pose un énorme problème quand il s'agit de prendre en charge des patients. En effet peut-on réellement bien s'occuper de la santé publique lorsque l'on est soi-même épuisé, démotivé, agacé ou attendant impatiemment sa retraite. Je doute. Il faut que nos pouvoirs publics se rendent compte de cette situation avant le burn out total !  

Fred A
14/07/2012 19:18:20
Oui effectivemment, certains dont moi attendent la retraite. Pas découragé, mais assez de devoir pratiquer dans mon officine la fuite en avant pour survivre et faire vivre mon entreprise. Marre de résister et de me battre sans considération pour garder le peu de personel diplomé que mes marges bénéficiares m'autorisent encore à garder. Rien de bien spécial , à part la galère d un chef d'entreprise, répondront certains. Oui mais avec une mission de service public dans la santé, et là, on nous demande d'être irréprochable sur notre activité sans nous en donner les moyens. Quand je pense à certains confrères qui ne peuvent même pas vendre leur officine, capital de leur retraite. C'est un simple choix de société, si on ne veut plus de nous qu'on nous le dise clairement, sinon que la descence nous donne le droit d'exercer notre mission et que l'on cesse de nous montrer du doigt...oui vivement la quille. J'en ai marre d' être écrasé!!!!! Pourtant à la retraite je ferais sûrement de l'humanitaire.

Irm D
17/07/2012 22:03:40
Et moi quand je pense que certains ne peuvent même pas acheter leur officine et seront licencié quand il y aura une cession.....

Jacques R
19/07/2012 13:48:17
Souvenez-vous de cette phrase : "Un monde sans espoir est irrespirable" C'est de Malraux

Anne C
19/07/2012 17:41:35
Voila comment on tue une profession. Même les jeunes ne sont plus motivés, certains reprennent des études pour faire autre chose., des préparatrices aussi changent d'horizon. C'est la première année qu'aucun jeune n'est venu pour demander un apprentissage. Bizarre, non ? Installée depuis 1980, j'ai adoré ma profession mais maintenant ce n'est plus le cas et pourtant je suis en milieu rural ou la clientèle est encore sympa. Trop de pression, trop de tout .... on a envie que ça se calme !!!

JY A
21/07/2012 10:36:19
J'ai 48 ans, il y a 10 ans, j'ai réalisé mon rêve: l'achat d'une officine en station de ski. Aujourd'hui je n'en peux plus et j'ai pris la décision de vendre mon rêve. Marre de se battre chaque jour, contre tout :personnel en maladie qui fait trainer, qui ne se rend pas compte du problème qu'ils posent dans une petite structure loin de bassins de demandeurs d'emploi pour les remplacer, mais qui sont si bien en mi temps thérapeutique 1 jour sur 2 qu'ils ne comprennent pas la désorganisation qu'ils entrainent(normal le salaire tombe a la fin du mois:merci la convention collective); marre de se faire mal voir par les clients qui comparent des prix normaux nécéssaires à faire vivre l'officine aux prix de discounteurs aux dents longues qui veulent bouffer tout le monde et qui donnent une bien pietre image de la profession, marre d'expliquer le tiers payant contre génériques alors que les toubibs et les médias tiennet un discours négatif. Aujourd'hui quand mon personnel s'en va, je ne le remplace pas, je préfere réduire mes horaires hors saisons et prendre des saisonniers en hiver et en été. C'est ainsi que je suis passé de 3 salariés à l'année à un seul. La baisse du chiffre par les réductions d'horaires est largement compensé par la baisse des charges salariales et par ma tranquilité, de plus c'est un argument de plus pour vendre. Tant pis pour le chomage mais je ne suis pas mère Theresa! Dés la vente de ma pharmacie, je quitterai ce milieu car désormais il ne me fait plus rêver. Alors bon courage à ceux qui veulent encore y croire et bonne route.

eric z
06/08/2012 13:57:09

ça fait seulement un an et demi que je me suis installé avec ma femme, nous avons la trentaine avec 3 enfants. Tout va bien pour nous, achat au bon prix, augmentation CA de 8 %, + 35 % sur 5.5 et 19.6%, marge de 32%; 67 % de 2.1, 20% de 5.5 et 13 % de 19.6%. tout va bien cependant : 70h par semaine chacun, 3000€ x 2 par mois. Le retour sur investissement n'est pas assez intéressant pour les efforts fournis et on ne peut même plus compter sur une plus-value intéressante car les fonds de commerce perdent de la valeur au fur et à mesure des années. Tout ça pour dire que vu les perspectives du métier même quand tout va bien, je ne crois pas vraiment en l'avenir ; le métier s'envisage en longue pente douce toutefois avec une meilleur rentabilité. Donc c'est décidé, on plaque tout en france --> objectif québec, équivalence de diplômes sur un ou deux ans puis travail en tant qu'adjoint puis propriétaire ; autant d'heures prévu mais un adjoint débutant minimum 100ke et propriétaire minimum 200ke. Beaucoup de travail mais retour sur investissement prévu en lien avec les responsabiltés et les heures travaillées.


Pascal H
10/08/2012 10:19:03

Ce message et les commentaires qui l'accompagnent donnent en quelques lignes un tableau saisissant et vrai de la situation des officinaux en France aujourd'hui. Pendant ce temps la...... L' Ordre et les Syndicats nous parlent encore et toujours des fantastiques perspectives qui s'offrent à nous dans le cadre des nouvelles missions,des enjeux du futur,de la qualité et blablabla et blablabla. Tout cela ayant généralement pour effet immédiat de générer de nouvelles obligations règlementaires et financières plus sûrement que d'hypothétiques ressources. La question est : "sont ils à ce point cyniques et mauvais?" ou "dans quel pays vivent et exercent ils?" Merci de vos réponses.


BRUNO B
10/08/2012 14:17:46

Dites tous un grand merci aux syndicats et au conseil de l'Ordre. Chamberlain les a engendrés.


Marie G
12/08/2012 11:00:06

Le moral est bas bas bas... comment donner envie à ceux qui aimeraient encore faire de l'officine ? Pas avec de tels messages c'est sûr ! Mais où est la réalité ? Dans ces commentaires malheureusement ! Mais bon ! On y croit encore à notre beau métier !


Dominique P
13/08/2012 13:57:36

Cela fait 20 ans que je le rèpète. Je n'ai pas voté pour la première fois cette année (problème de connection a eu raison de mon éthique) et ne suis pas syndiqué depuis toujours j'ai économisé des cotisations. J'attends la retraite si tout va bien dans 5 ans et 8 mois (précis) si tout va bien, mais peut-être serai-je licencié!!! Je n'ai aucune illusion sur la profession, on nous a mené en bateau avec la loi HPST mais qui n'intéresse que les médecins et les hôpitaux. Il avait longtemps que je n'avais pas réagi sur ce site cela me défoule.


Dominique B
20/08/2012 12:09:25

Bonjour, La sinistrose est au rendez-vous ! Cela conforte mon choix d'avoir vendu mon officine en 2009 et je m'en sors beaucoup mieux avec des remplacements. Quand à songer à me réinstaller, je laisse à d'autres l'envoi au casse-pipe... Un conseil aux jeunes diplomés : ne compter pas sur vos représentants pour trouver une aide quelqonque.

 
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