Regard très personnel, décalé et critique d'un pharmacien ou d’un institutionnel sur un fait d'actualité. Les billets peuvent rester anonymes à la demande des auteurs.
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Personne ne mentionne les industriels qui pourraient aligner leurs prix princeps sur le prix du générique et l'hypocrisie, le laxisme démagogique ou la partialité politique d'un organisme de gestion de santé (Sécurité sociale) qui ne veut pas imposer le générique aux patients totalement assistés par la société ou encore ne plus rembourser la différence tarifaire entre princeps et génériques. Car "laisser le choix" c'est admettre administrativement et implicitement que le générique n'est pas la même chose que le princeps. Tout est fait pour gagner du temps ce qui permettra d'atteindre les objectifs d'épurer la pharmacie française de ses officines excédentaires et accélérer la chute économique d'un système collectif de santé (pourtant utile) mais devenu ingérable. A. COGITO
Pour les prescriptions en DCI, il "suffirait" de commencer par (enfin) enseigner aux médecins lesdites DCI au cours de leur formation initiale (et continue), et on ne peut que "s'interroger" sur le fait que cela ne soit toujours pas le cas en France (i.e. contrairement à de nombreux autres pays)...
L'industrie ne veut pas de la DCI : affaire de gros sous. En Italie, le patient paie la différence entre le princeps et le générique. Si le princeps aligne son prix sur le générique, ce dernier est mort.
Suivant les mois, nous tournons sans effort entre 93 et 97% de substitution. Alors où est le problème ? Simplement dans le fait que certains n'ont pas assez de c... pour les présenter à leurs patients et que d'autres sont tellement heureux de trouver là un moyen de "piquer" de la clientèle à leurs confrères. N'incriminons pas les toubibs, bien que souvent détestables (pas tous !), il n'y sont pour rien ! Nous, si, par contre... A l'heure où beaucoup pleurent sur leur marge, ils ont là un moyen facile de l'améliorer !
Est-ce que c'est normal qu 'un président de syndicat préconise un très gros labo pour les génériques alors qu'il dit agir pour l'indépendance des pharmacies ?
TOUT à FAIT D'ACCORD AVEC HAROLD B, prescrire en DCI une bonne partie de nos prescripteurs ne connaissent pas les génériques et les EEN !!! Et tant que les patients ne règleront pas une partie de l'ordonnance nous aurons toujours les mêmes problèmes au comptoir.
Les débats sont parfois passionnels. Refuser les génériques est un luxe que la société ne peut plus se payer. Par contre accepter tous les génériques est un non sens. Il y a quelques génériques que l'on compte sur les doigtes de la main qui posent problème ( antiépileptiques, antithyroïdiens et antibiotique hospitalier la vancomycine). J'ai démissionné de la commission d'A.M.M. après 15 ans de service car je n'admets pas que les agences ferment les yeux sur deux ou trois produits qui posent problème au prétexte que cela remettrait en cause tous les génériques. Je pense au contraire qu'écarter deux à trois molécules pour lesquels l'efficacité d'un générique n'est pas assurée en dépit d'une bonne bioéquivalence est un acte de transparence qui prouverait que tous les autres génériques sont efficaces. Nos concitoyens ne seraient pas capables de comprendre cela, nous dit-on. On prend vraiment le Français pour un gogol ou est-ce le mépris d'une administration qui fait face aux citoyens ?
Si si, il y a de plus en plus de mentions NS. C'est aussi les visiteurs médicaux qui donnent les mauvaises info. Ex collyre générique NS car il n'y aurait pas de conservateur dans le princeps. Après recherche, il s'agit bien du même conservateur le chlorure de benzalconium présent en dose identique. Ex plavix, ex coversyl qui ont été changés pour contrecarrer le générique !!
Tout est dit, mais quand aurons-nous un Politique qui aura le courage d'appliquer tout cela ?
Pourquoi demander aux médecins de prescrire en DCI ? Pour qu'ils fassent notre travail. Une marge en plus, ça vaut bien un petit effort ! Non ? Nous sommes rémunérés (bien !) pour génériquer, alors génériquons et arrêtons de pleurer !
Toujours surpris que les confrères réagissent. Nous n'avons pas à réagir, notre fonction est le fusible et ne nous plaignons pas car cela pourrait être pire. LECLERC pourrait vendre des médicaments et notre obstination nous conduit à cet état. Moi aussi j'ai peu d'années à faire mais elles passent lentement car ces réactions cela fait 30 ans que je l'ai entend. Bon courage à nos confrères qui sont dans l'illusion du métier.
Entièrement d'accord avec Luc L : Un exemple type est celui de la progesterone : une étude est parue sur la supériorité de la progestérone naturelle et il n'est pas précisé sur les notices des génériques si elle est synthétique ou naturelle. Le problème se pose aussi pour les orodispersibles qui ne sont pas équivalents à des lyocs, protégés par un brevet... Cela ne fait que semer le doute dans l'esprit des gens... et on les comprend ! A nous d'expliquer qu'il existe des exceptions à la règle mais je vous l'accorde : c'est épuisant, chronophage et en plus on a parfois l'impression de prêcher dans le désert. J'aimerais aussi que les autorités de santé soit plus courageuses : à force de ménager la chèvre et le choux, elles nous mettent parfois dans des situations intenables !
Totalement d'accord avec la reflexion concernant les officines crées par voie derogatoire (loi du piston). Les syndicats devraient effectivement demander leurs disparitions, ce serait plus facile que d'essayer de regrouper deux pharmacies dont l'une a été créee au depends de l'autre (c'est infaisable et on le comprend)