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mardi 21 mai 2013

Billet d'humeur Billet d'humeur




Regard très personnel, décalé et critique d'un pharmacien ou d’un institutionnel sur un fait d'actualité.

Les billets peuvent rester anonymes à la demande des auteurs.

Billet d'humeur
Bonne ou mauvaise humeur… Partagez votre avis sur l’actualité professionnelle avec vos confrères !

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Billet d'humeur
Dernière mise à jour vendredi 22 juin 2012
Les réactions nombreuses sur la substitution des génériques et leurs obligations

Personne ne mentionne les industriels qui pourraient aligner leurs prix princeps sur le prix du générique et l'hypocrisie, le laxisme démagogique ou la partialité politique d'un organisme de gestion de santé (Sécurité sociale) qui ne veut pas imposer le générique aux patients totalement assistés par la société ou encore ne plus rembourser la différence tarifaire entre princeps et génériques. Car "laisser le choix" c'est admettre administrativement et implicitement que le générique n'est pas la même chose que le princeps. Tout est fait pour gagner du temps ce qui permettra d'atteindre les objectifs d'épurer la pharmacie française de ses officines excédentaires et accélérer la chute économique d'un système collectif de santé (pourtant utile) mais devenu ingérable. 
A. COGITO

Commentaires
Olivier G
20/06/2012 12:08:23
Cela pourrait faire l'objet d'un sujet de philosophie de baccalauréat comme par exemple « la démocratie est-elle compatible avec un système collectif de santé ». En entendant par système collectif, un système ouvert plus ou moins gratuitement à toute personne née sur cette planète qu’elle ait cotisé ou non pour le financement dudit système collectif, et en donnant quelques fois l’impression que moins vous avez cotisé et plus c’est gratuit… Je ne pense pas que laisser le choix, soit reconnaître qu’il existe une différence entre princeps et générique. Le problème du remboursement limité par la Sécurité sociale, du TFR généralisé, ou autres options implique que vous n’avez plus le choix. Or, ne plus avoir le choix, c’est le début de la dictature ! Ce qui n’est pas compatible avec notre régime démocratique. Donc le (ou les) gouvernement (s) n’a (n’ont), que le choix de « forcer » les malades et les professionnels, soit finalement tout le monde, à comprendre la nécessité de baisser le coût collectif de la santé. On ne vous laisse pas le choix de vouloir, de pouvoir comprendre ou ne pas comprendre, on vous y oblige. Comme on vous oblige à respecter les feux rouges. La démocratie n’étant pas la liberté absolue mais un juste encadrement des libertés. Notre système de santé dans sa globalité (patients, sécurité sociale, pharmaciens, médecins, industrie pharmaceutique…) est-il toujours géré dans des conditions de juste encadrement des libertés ? C’est-à-dire dans le suprême intérêt de la protection de la santé publique indépendamment des intérêts économiques divers et variés, dont, pour ne citer qu’un exemple, la rémunération d’actionnaires de grands groupes internationaux... Permettez-moi d’en douter. L’objectif d’épuration des officines excédentaires ne me semble en aucune manière dépendant de la question du générique. Les gouvernements successifs depuis de nombreuses années et leur laxisme démagogique sont totalement responsables de la « surpopulation » officinale. Alors même que le quorum n’était pas si mauvais que cela, « on » a laissé créé pendant des années des officines par voix dérogatoire sans raisons particulières, si ce n’est des raisons financières dont nous sommes censés ignorer qui en ont été les bénéficiaires. Le but du gouvernement est effectivement aujourd’hui de laisser « purger » le système par la méthode la plus ignoble, c’est-à-dire les faillites, jusqu’à retrouver un meilleur équilibre. Avec aujourd’hui un bémol dans la méthode, puisque des officines ferment dans des zones où il n’y a justement pas d’officines en excès. Est-ce économiquement judicieux ? Même si j’ai toujours pestiféré contre la période laxiste qui nous a mené à la situation d’aujourd’hui, je n’admets pas que la correction se fasse de cette manière. Il ne résultera pas de cette redistribution d’économies de dépenses de santé publique, et qui plus est, les fermetures génèrent du chômage, donc, tout le monde le sait, moins de cotisations sociales, moins d’impôts… on ne va refaire tout ce laïus trop connu de tous ! Finalement, tout le monde y perdra et rien ne sera résolu. Et alors après ? C’est sûrement une autre histoire…

Jacques R
20/06/2012 16:42:58
Dans les tiroirs de la Sécu et du gouvernement droite et gauche confondues, il y a cette volonté de se débarasser de 3 000 à 4 000 pharmacies et toutes les mesures vont dans ce sens. Pourtant le consommateur est satisfait du systéme ; alors pourquoi tant de haine?

JLuc M
23/06/2012 22:12:55
Pourquoi ne pas remettre en question les officines ouvertes par dérogation ....dernières arrivées premières parties....

Antoine H
25/06/2012 17:11:46
Au même titre qu'il existe une difficulté conceptuelle grave pour beaucoup avec notre système de retraite de répartition à travers duquel beaucoup de retraités ont cru " capitaliser " alors qu'en fait leurs points acquis ne seront valorisés que par les cotisations retraites des futurs actifs. Il serait nécessaire de rafraîchir le discours sur le principe de solidarité de l'Assurance maladie : en effet trop d'assurés posent pour acquis que leurs cotisations leur donneraient un droit à consommer des biens de santé ! Ils restent difficiles à convaincre que les valides assument les malades sans autre spéculation que le retour de ces derniers à un retour d'eux-mêmes au statut de contributeurs plutôt qu'utilisateurs.

Catherine N
25/06/2012 19:09:43
Nos ELUS si PREVOYANTS, ayant DEROGE à tout va, décidèrent que nous devions nous REGROUPER, ou DISPARAITRE. UTOPIE d'ELUS et de TECHNOCRATES EUROPEENS non élus. Les DESERTS engendrés par leur politique de SUPPRESSION des SERVICES PUBLICS n'ayant plus ni médecin ni pharmacien, des ELUS viennent de déposer un amendement pour CREER des pharmacies. VIVE LE ROI UBU  ses « Grippe-Sous» ses « salopins de finance » !

Harold B
26/06/2012 11:37:43
Il suffirait simplement que les médecins se mettent à prescrire en DCI pour que nous n'ayons plus ces affrontements quotidiens avec des patients qui refusent des médicaments que les médias nous ont cassés et l'effet thérapeutique lié à la prescription resterait intact. Pourquoi est-ce si compliqué?

Marie-Noëlle E
27/06/2012 15:25:15
Entièrement d'accord avec Harold B. Mais nos chers industriels nous opposeront d'emblée le fameux droit des marques ! En tout cas, nous en avons plus qu'assez de devoir jouer le fer entre les marteaux (CPAM et médecins) et l'enclume (les patients). Sans parler du rôle plus que pervers des médias et celui de l'académie de médecine, toujours à la pointe du conflit médecins-pharmaciens !!!! Je vous souhaite beaucoup de courage mes chers confrères et consœurs quant à moi j'arrête début octobre ce beau métier mais sans aucun regret !!!!!!!!

Frédéric S
27/06/2012 15:30:33

Pour les prescriptions en DCI, il "suffirait" de commencer par (enfin) enseigner aux médecins lesdites DCI au cours de leur formation initiale (et continue), et on ne peut que "s'interroger" sur le fait que cela ne soit toujours pas le cas en France (i.e. contrairement à de nombreux autres pays)...


Serge R
27/06/2012 15:46:18

L'industrie ne veut pas de la DCI : affaire de gros sous. En Italie, le patient paie la différence entre le princeps et le générique. Si le princeps aligne son prix sur le générique, ce dernier est mort.


Jean-Yves M
27/06/2012 15:57:49

Suivant les mois, nous tournons sans effort entre 93 et 97% de substitution. Alors où est le problème ? Simplement dans le fait que certains n'ont pas assez de c... pour les présenter à leurs patients et que d'autres sont tellement heureux de trouver là un moyen de "piquer" de la clientèle à leurs confrères. N'incriminons pas les toubibs, bien que souvent détestables (pas tous !), il n'y sont pour rien ! Nous, si, par contre... A l'heure où beaucoup pleurent sur leur marge, ils ont là un moyen facile de l'améliorer !


Syl B
28/06/2012 10:37:07

Est-ce que c'est normal qu 'un président de syndicat préconise un très gros labo pour les génériques alors qu'il dit agir pour l'indépendance des pharmacies ?


Joelle B
30/06/2012 12:55:59

TOUT à FAIT D'ACCORD AVEC HAROLD B, prescrire en DCI une bonne partie de nos prescripteurs ne connaissent pas les génériques et les EEN !!! Et tant que les patients ne règleront pas une partie de l'ordonnance nous aurons toujours les mêmes problèmes au comptoir.


Luc L
01/07/2012 23:07:11

Les débats sont parfois passionnels. Refuser les génériques est un luxe que la société ne peut plus se payer. Par contre accepter tous les génériques est un non sens. Il y a quelques génériques que l'on compte sur les doigtes de la main qui posent problème ( antiépileptiques, antithyroïdiens et antibiotique hospitalier la vancomycine). J'ai démissionné de la commission d'A.M.M. après 15 ans de service car je n'admets pas que les agences ferment les yeux sur deux ou trois produits qui posent problème au prétexte que cela remettrait en cause tous les génériques. Je pense au contraire qu'écarter deux à trois molécules pour lesquels l'efficacité d'un générique n'est pas assurée en dépit d'une bonne bioéquivalence est un acte de transparence qui prouverait que tous les autres génériques sont efficaces. Nos concitoyens ne seraient pas capables de comprendre cela, nous dit-on. On prend vraiment le Français pour un gogol ou est-ce le mépris d'une administration qui fait face aux citoyens ?


Marie Claire B
02/07/2012 13:17:30

Si si, il y a de plus en plus de mentions NS. C'est aussi les visiteurs médicaux qui donnent les mauvaises info. Ex collyre générique NS car il n'y aurait pas de conservateur dans le princeps. Après recherche, il s'agit bien du même conservateur le chlorure de benzalconium présent en dose identique. Ex plavix, ex coversyl qui ont été changés pour contrecarrer le générique !!


E M
02/07/2012 13:49:11

Tout est dit, mais quand aurons-nous un Politique qui aura le courage d'appliquer tout cela ?


JY M
02/07/2012 14:53:53

Pourquoi demander aux médecins de prescrire en DCI ? Pour qu'ils fassent notre travail. Une marge en plus, ça vaut bien un petit effort ! Non ? Nous sommes rémunérés (bien !) pour génériquer, alors génériquons et arrêtons de pleurer !


Dominique P
02/07/2012 18:39:22

Toujours surpris que les confrères réagissent. Nous n'avons pas à réagir, notre fonction est le fusible et ne nous plaignons pas car cela pourrait être pire. LECLERC pourrait vendre des médicaments et notre obstination nous conduit à cet état. Moi aussi j'ai peu d'années à faire mais elles passent lentement car ces réactions cela fait 30 ans que je l'ai entend. Bon courage à nos confrères qui sont dans l'illusion du métier.


Annie S
03/07/2012 10:26:26

Entièrement d'accord avec Luc L : Un exemple type est celui de la progesterone : une étude est parue sur la supériorité de la progestérone naturelle et il n'est pas précisé sur les notices des génériques si elle est synthétique ou naturelle. Le problème se pose aussi pour les orodispersibles qui ne sont pas équivalents à des lyocs, protégés par un brevet... Cela ne fait que semer le doute dans l'esprit des gens... et on les comprend ! A nous d'expliquer qu'il existe des exceptions à la règle mais je vous l'accorde : c'est épuisant, chronophage et en plus on a parfois l'impression de prêcher dans le désert. J'aimerais aussi que les autorités de santé soit plus courageuses : à force de ménager la chèvre et le choux, elles nous mettent parfois dans des situations intenables !


Didier B
08/08/2012 18:05:40

Totalement d'accord avec la reflexion concernant les officines crées par voie derogatoire (loi du piston). Les syndicats devraient effectivement demander leurs disparitions, ce serait plus facile que d'essayer de regrouper deux pharmacies dont l'une a été créee au depends de l'autre (c'est infaisable et on le comprend)

 
Commentaires
Dernière mise à jour juin 2012
Les réactions nombreuses sur la substitution des génériques et leurs obligations

Personne ne mentionne les industriels qui pourraient aligner leurs prix princeps sur le prix du générique et l'hypocrisie, le laxisme démagogique ou la partialité politique d'un organisme de gestion de santé (Sécurité sociale) qui ne veut pas imposer le générique aux patients totalement assistés par la société ou encore ne plus rembourser la différence tarifaire entre princeps et génériques. Car "laisser le choix" c'est admettre administrativement et implicitement que le générique n'est pas la même chose que le princeps. Tout est fait pour gagner du temps ce qui permettra d'atteindre les objectifs d'épurer la pharmacie française de ses officines excédentaires et accélérer la chute économique d'un système collectif de santé (pourtant utile) mais devenu ingérable. 
A. COGITO

Commentaires
Olivier G
20/06/2012 12:08:23
Cela pourrait faire l'objet d'un sujet de philosophie de baccalauréat comme par exemple « la démocratie est-elle compatible avec un système collectif de santé ». En entendant par système collectif, un système ouvert plus ou moins gratuitement à toute personne née sur cette planète qu’elle ait cotisé ou non pour le financement dudit système collectif, et en donnant quelques fois l’impression que moins vous avez cotisé et plus c’est gratuit… Je ne pense pas que laisser le choix, soit reconnaître qu’il existe une différence entre princeps et générique. Le problème du remboursement limité par la Sécurité sociale, du TFR généralisé, ou autres options implique que vous n’avez plus le choix. Or, ne plus avoir le choix, c’est le début de la dictature ! Ce qui n’est pas compatible avec notre régime démocratique. Donc le (ou les) gouvernement (s) n’a (n’ont), que le choix de « forcer » les malades et les professionnels, soit finalement tout le monde, à comprendre la nécessité de baisser le coût collectif de la santé. On ne vous laisse pas le choix de vouloir, de pouvoir comprendre ou ne pas comprendre, on vous y oblige. Comme on vous oblige à respecter les feux rouges. La démocratie n’étant pas la liberté absolue mais un juste encadrement des libertés. Notre système de santé dans sa globalité (patients, sécurité sociale, pharmaciens, médecins, industrie pharmaceutique…) est-il toujours géré dans des conditions de juste encadrement des libertés ? C’est-à-dire dans le suprême intérêt de la protection de la santé publique indépendamment des intérêts économiques divers et variés, dont, pour ne citer qu’un exemple, la rémunération d’actionnaires de grands groupes internationaux... Permettez-moi d’en douter. L’objectif d’épuration des officines excédentaires ne me semble en aucune manière dépendant de la question du générique. Les gouvernements successifs depuis de nombreuses années et leur laxisme démagogique sont totalement responsables de la « surpopulation » officinale. Alors même que le quorum n’était pas si mauvais que cela, « on » a laissé créé pendant des années des officines par voix dérogatoire sans raisons particulières, si ce n’est des raisons financières dont nous sommes censés ignorer qui en ont été les bénéficiaires. Le but du gouvernement est effectivement aujourd’hui de laisser « purger » le système par la méthode la plus ignoble, c’est-à-dire les faillites, jusqu’à retrouver un meilleur équilibre. Avec aujourd’hui un bémol dans la méthode, puisque des officines ferment dans des zones où il n’y a justement pas d’officines en excès. Est-ce économiquement judicieux ? Même si j’ai toujours pestiféré contre la période laxiste qui nous a mené à la situation d’aujourd’hui, je n’admets pas que la correction se fasse de cette manière. Il ne résultera pas de cette redistribution d’économies de dépenses de santé publique, et qui plus est, les fermetures génèrent du chômage, donc, tout le monde le sait, moins de cotisations sociales, moins d’impôts… on ne va refaire tout ce laïus trop connu de tous ! Finalement, tout le monde y perdra et rien ne sera résolu. Et alors après ? C’est sûrement une autre histoire…

Jacques R
20/06/2012 16:42:58
Dans les tiroirs de la Sécu et du gouvernement droite et gauche confondues, il y a cette volonté de se débarasser de 3 000 à 4 000 pharmacies et toutes les mesures vont dans ce sens. Pourtant le consommateur est satisfait du systéme ; alors pourquoi tant de haine?

JLuc M
23/06/2012 22:12:55
Pourquoi ne pas remettre en question les officines ouvertes par dérogation ....dernières arrivées premières parties....

Antoine H
25/06/2012 17:11:46
Au même titre qu'il existe une difficulté conceptuelle grave pour beaucoup avec notre système de retraite de répartition à travers duquel beaucoup de retraités ont cru " capitaliser " alors qu'en fait leurs points acquis ne seront valorisés que par les cotisations retraites des futurs actifs. Il serait nécessaire de rafraîchir le discours sur le principe de solidarité de l'Assurance maladie : en effet trop d'assurés posent pour acquis que leurs cotisations leur donneraient un droit à consommer des biens de santé ! Ils restent difficiles à convaincre que les valides assument les malades sans autre spéculation que le retour de ces derniers à un retour d'eux-mêmes au statut de contributeurs plutôt qu'utilisateurs.

Catherine N
25/06/2012 19:09:43
Nos ELUS si PREVOYANTS, ayant DEROGE à tout va, décidèrent que nous devions nous REGROUPER, ou DISPARAITRE. UTOPIE d'ELUS et de TECHNOCRATES EUROPEENS non élus. Les DESERTS engendrés par leur politique de SUPPRESSION des SERVICES PUBLICS n'ayant plus ni médecin ni pharmacien, des ELUS viennent de déposer un amendement pour CREER des pharmacies. VIVE LE ROI UBU  ses « Grippe-Sous» ses « salopins de finance » !

Harold B
26/06/2012 11:37:43
Il suffirait simplement que les médecins se mettent à prescrire en DCI pour que nous n'ayons plus ces affrontements quotidiens avec des patients qui refusent des médicaments que les médias nous ont cassés et l'effet thérapeutique lié à la prescription resterait intact. Pourquoi est-ce si compliqué?

Marie-Noëlle E
27/06/2012 15:25:15
Entièrement d'accord avec Harold B. Mais nos chers industriels nous opposeront d'emblée le fameux droit des marques ! En tout cas, nous en avons plus qu'assez de devoir jouer le fer entre les marteaux (CPAM et médecins) et l'enclume (les patients). Sans parler du rôle plus que pervers des médias et celui de l'académie de médecine, toujours à la pointe du conflit médecins-pharmaciens !!!! Je vous souhaite beaucoup de courage mes chers confrères et consœurs quant à moi j'arrête début octobre ce beau métier mais sans aucun regret !!!!!!!!

Frédéric S
27/06/2012 15:30:33

Pour les prescriptions en DCI, il "suffirait" de commencer par (enfin) enseigner aux médecins lesdites DCI au cours de leur formation initiale (et continue), et on ne peut que "s'interroger" sur le fait que cela ne soit toujours pas le cas en France (i.e. contrairement à de nombreux autres pays)...


Serge R
27/06/2012 15:46:18

L'industrie ne veut pas de la DCI : affaire de gros sous. En Italie, le patient paie la différence entre le princeps et le générique. Si le princeps aligne son prix sur le générique, ce dernier est mort.


Jean-Yves M
27/06/2012 15:57:49

Suivant les mois, nous tournons sans effort entre 93 et 97% de substitution. Alors où est le problème ? Simplement dans le fait que certains n'ont pas assez de c... pour les présenter à leurs patients et que d'autres sont tellement heureux de trouver là un moyen de "piquer" de la clientèle à leurs confrères. N'incriminons pas les toubibs, bien que souvent détestables (pas tous !), il n'y sont pour rien ! Nous, si, par contre... A l'heure où beaucoup pleurent sur leur marge, ils ont là un moyen facile de l'améliorer !


Syl B
28/06/2012 10:37:07

Est-ce que c'est normal qu 'un président de syndicat préconise un très gros labo pour les génériques alors qu'il dit agir pour l'indépendance des pharmacies ?


Joelle B
30/06/2012 12:55:59

TOUT à FAIT D'ACCORD AVEC HAROLD B, prescrire en DCI une bonne partie de nos prescripteurs ne connaissent pas les génériques et les EEN !!! Et tant que les patients ne règleront pas une partie de l'ordonnance nous aurons toujours les mêmes problèmes au comptoir.


Luc L
01/07/2012 23:07:11

Les débats sont parfois passionnels. Refuser les génériques est un luxe que la société ne peut plus se payer. Par contre accepter tous les génériques est un non sens. Il y a quelques génériques que l'on compte sur les doigtes de la main qui posent problème ( antiépileptiques, antithyroïdiens et antibiotique hospitalier la vancomycine). J'ai démissionné de la commission d'A.M.M. après 15 ans de service car je n'admets pas que les agences ferment les yeux sur deux ou trois produits qui posent problème au prétexte que cela remettrait en cause tous les génériques. Je pense au contraire qu'écarter deux à trois molécules pour lesquels l'efficacité d'un générique n'est pas assurée en dépit d'une bonne bioéquivalence est un acte de transparence qui prouverait que tous les autres génériques sont efficaces. Nos concitoyens ne seraient pas capables de comprendre cela, nous dit-on. On prend vraiment le Français pour un gogol ou est-ce le mépris d'une administration qui fait face aux citoyens ?


Marie Claire B
02/07/2012 13:17:30

Si si, il y a de plus en plus de mentions NS. C'est aussi les visiteurs médicaux qui donnent les mauvaises info. Ex collyre générique NS car il n'y aurait pas de conservateur dans le princeps. Après recherche, il s'agit bien du même conservateur le chlorure de benzalconium présent en dose identique. Ex plavix, ex coversyl qui ont été changés pour contrecarrer le générique !!


E M
02/07/2012 13:49:11

Tout est dit, mais quand aurons-nous un Politique qui aura le courage d'appliquer tout cela ?


JY M
02/07/2012 14:53:53

Pourquoi demander aux médecins de prescrire en DCI ? Pour qu'ils fassent notre travail. Une marge en plus, ça vaut bien un petit effort ! Non ? Nous sommes rémunérés (bien !) pour génériquer, alors génériquons et arrêtons de pleurer !


Dominique P
02/07/2012 18:39:22

Toujours surpris que les confrères réagissent. Nous n'avons pas à réagir, notre fonction est le fusible et ne nous plaignons pas car cela pourrait être pire. LECLERC pourrait vendre des médicaments et notre obstination nous conduit à cet état. Moi aussi j'ai peu d'années à faire mais elles passent lentement car ces réactions cela fait 30 ans que je l'ai entend. Bon courage à nos confrères qui sont dans l'illusion du métier.


Annie S
03/07/2012 10:26:26

Entièrement d'accord avec Luc L : Un exemple type est celui de la progesterone : une étude est parue sur la supériorité de la progestérone naturelle et il n'est pas précisé sur les notices des génériques si elle est synthétique ou naturelle. Le problème se pose aussi pour les orodispersibles qui ne sont pas équivalents à des lyocs, protégés par un brevet... Cela ne fait que semer le doute dans l'esprit des gens... et on les comprend ! A nous d'expliquer qu'il existe des exceptions à la règle mais je vous l'accorde : c'est épuisant, chronophage et en plus on a parfois l'impression de prêcher dans le désert. J'aimerais aussi que les autorités de santé soit plus courageuses : à force de ménager la chèvre et le choux, elles nous mettent parfois dans des situations intenables !


Didier B
08/08/2012 18:05:40

Totalement d'accord avec la reflexion concernant les officines crées par voie derogatoire (loi du piston). Les syndicats devraient effectivement demander leurs disparitions, ce serait plus facile que d'essayer de regrouper deux pharmacies dont l'une a été créee au depends de l'autre (c'est infaisable et on le comprend)

 
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Dernière mise à jour juin 2012
Les réactions nombreuses sur la substitution des génériques et leurs obligations

Personne ne mentionne les industriels qui pourraient aligner leurs prix princeps sur le prix du générique et l'hypocrisie, le laxisme démagogique ou la partialité politique d'un organisme de gestion de santé (Sécurité sociale) qui ne veut pas imposer le générique aux patients totalement assistés par la société ou encore ne plus rembourser la différence tarifaire entre princeps et génériques. Car "laisser le choix" c'est admettre administrativement et implicitement que le générique n'est pas la même chose que le princeps. Tout est fait pour gagner du temps ce qui permettra d'atteindre les objectifs d'épurer la pharmacie française de ses officines excédentaires et accélérer la chute économique d'un système collectif de santé (pourtant utile) mais devenu ingérable. 
A. COGITO

Commentaires
Olivier G
20/06/2012 12:08:23
Cela pourrait faire l'objet d'un sujet de philosophie de baccalauréat comme par exemple « la démocratie est-elle compatible avec un système collectif de santé ». En entendant par système collectif, un système ouvert plus ou moins gratuitement à toute personne née sur cette planète qu’elle ait cotisé ou non pour le financement dudit système collectif, et en donnant quelques fois l’impression que moins vous avez cotisé et plus c’est gratuit… Je ne pense pas que laisser le choix, soit reconnaître qu’il existe une différence entre princeps et générique. Le problème du remboursement limité par la Sécurité sociale, du TFR généralisé, ou autres options implique que vous n’avez plus le choix. Or, ne plus avoir le choix, c’est le début de la dictature ! Ce qui n’est pas compatible avec notre régime démocratique. Donc le (ou les) gouvernement (s) n’a (n’ont), que le choix de « forcer » les malades et les professionnels, soit finalement tout le monde, à comprendre la nécessité de baisser le coût collectif de la santé. On ne vous laisse pas le choix de vouloir, de pouvoir comprendre ou ne pas comprendre, on vous y oblige. Comme on vous oblige à respecter les feux rouges. La démocratie n’étant pas la liberté absolue mais un juste encadrement des libertés. Notre système de santé dans sa globalité (patients, sécurité sociale, pharmaciens, médecins, industrie pharmaceutique…) est-il toujours géré dans des conditions de juste encadrement des libertés ? C’est-à-dire dans le suprême intérêt de la protection de la santé publique indépendamment des intérêts économiques divers et variés, dont, pour ne citer qu’un exemple, la rémunération d’actionnaires de grands groupes internationaux... Permettez-moi d’en douter. L’objectif d’épuration des officines excédentaires ne me semble en aucune manière dépendant de la question du générique. Les gouvernements successifs depuis de nombreuses années et leur laxisme démagogique sont totalement responsables de la « surpopulation » officinale. Alors même que le quorum n’était pas si mauvais que cela, « on » a laissé créé pendant des années des officines par voix dérogatoire sans raisons particulières, si ce n’est des raisons financières dont nous sommes censés ignorer qui en ont été les bénéficiaires. Le but du gouvernement est effectivement aujourd’hui de laisser « purger » le système par la méthode la plus ignoble, c’est-à-dire les faillites, jusqu’à retrouver un meilleur équilibre. Avec aujourd’hui un bémol dans la méthode, puisque des officines ferment dans des zones où il n’y a justement pas d’officines en excès. Est-ce économiquement judicieux ? Même si j’ai toujours pestiféré contre la période laxiste qui nous a mené à la situation d’aujourd’hui, je n’admets pas que la correction se fasse de cette manière. Il ne résultera pas de cette redistribution d’économies de dépenses de santé publique, et qui plus est, les fermetures génèrent du chômage, donc, tout le monde le sait, moins de cotisations sociales, moins d’impôts… on ne va refaire tout ce laïus trop connu de tous ! Finalement, tout le monde y perdra et rien ne sera résolu. Et alors après ? C’est sûrement une autre histoire…

Jacques R
20/06/2012 16:42:58
Dans les tiroirs de la Sécu et du gouvernement droite et gauche confondues, il y a cette volonté de se débarasser de 3 000 à 4 000 pharmacies et toutes les mesures vont dans ce sens. Pourtant le consommateur est satisfait du systéme ; alors pourquoi tant de haine?

JLuc M
23/06/2012 22:12:55
Pourquoi ne pas remettre en question les officines ouvertes par dérogation ....dernières arrivées premières parties....

Antoine H
25/06/2012 17:11:46
Au même titre qu'il existe une difficulté conceptuelle grave pour beaucoup avec notre système de retraite de répartition à travers duquel beaucoup de retraités ont cru " capitaliser " alors qu'en fait leurs points acquis ne seront valorisés que par les cotisations retraites des futurs actifs. Il serait nécessaire de rafraîchir le discours sur le principe de solidarité de l'Assurance maladie : en effet trop d'assurés posent pour acquis que leurs cotisations leur donneraient un droit à consommer des biens de santé ! Ils restent difficiles à convaincre que les valides assument les malades sans autre spéculation que le retour de ces derniers à un retour d'eux-mêmes au statut de contributeurs plutôt qu'utilisateurs.

Catherine N
25/06/2012 19:09:43
Nos ELUS si PREVOYANTS, ayant DEROGE à tout va, décidèrent que nous devions nous REGROUPER, ou DISPARAITRE. UTOPIE d'ELUS et de TECHNOCRATES EUROPEENS non élus. Les DESERTS engendrés par leur politique de SUPPRESSION des SERVICES PUBLICS n'ayant plus ni médecin ni pharmacien, des ELUS viennent de déposer un amendement pour CREER des pharmacies. VIVE LE ROI UBU  ses « Grippe-Sous» ses « salopins de finance » !

Harold B
26/06/2012 11:37:43
Il suffirait simplement que les médecins se mettent à prescrire en DCI pour que nous n'ayons plus ces affrontements quotidiens avec des patients qui refusent des médicaments que les médias nous ont cassés et l'effet thérapeutique lié à la prescription resterait intact. Pourquoi est-ce si compliqué?

Marie-Noëlle E
27/06/2012 15:25:15
Entièrement d'accord avec Harold B. Mais nos chers industriels nous opposeront d'emblée le fameux droit des marques ! En tout cas, nous en avons plus qu'assez de devoir jouer le fer entre les marteaux (CPAM et médecins) et l'enclume (les patients). Sans parler du rôle plus que pervers des médias et celui de l'académie de médecine, toujours à la pointe du conflit médecins-pharmaciens !!!! Je vous souhaite beaucoup de courage mes chers confrères et consœurs quant à moi j'arrête début octobre ce beau métier mais sans aucun regret !!!!!!!!

Frédéric S
27/06/2012 15:30:33

Pour les prescriptions en DCI, il "suffirait" de commencer par (enfin) enseigner aux médecins lesdites DCI au cours de leur formation initiale (et continue), et on ne peut que "s'interroger" sur le fait que cela ne soit toujours pas le cas en France (i.e. contrairement à de nombreux autres pays)...


Serge R
27/06/2012 15:46:18

L'industrie ne veut pas de la DCI : affaire de gros sous. En Italie, le patient paie la différence entre le princeps et le générique. Si le princeps aligne son prix sur le générique, ce dernier est mort.


Jean-Yves M
27/06/2012 15:57:49

Suivant les mois, nous tournons sans effort entre 93 et 97% de substitution. Alors où est le problème ? Simplement dans le fait que certains n'ont pas assez de c... pour les présenter à leurs patients et que d'autres sont tellement heureux de trouver là un moyen de "piquer" de la clientèle à leurs confrères. N'incriminons pas les toubibs, bien que souvent détestables (pas tous !), il n'y sont pour rien ! Nous, si, par contre... A l'heure où beaucoup pleurent sur leur marge, ils ont là un moyen facile de l'améliorer !


Syl B
28/06/2012 10:37:07

Est-ce que c'est normal qu 'un président de syndicat préconise un très gros labo pour les génériques alors qu'il dit agir pour l'indépendance des pharmacies ?


Joelle B
30/06/2012 12:55:59

TOUT à FAIT D'ACCORD AVEC HAROLD B, prescrire en DCI une bonne partie de nos prescripteurs ne connaissent pas les génériques et les EEN !!! Et tant que les patients ne règleront pas une partie de l'ordonnance nous aurons toujours les mêmes problèmes au comptoir.


Luc L
01/07/2012 23:07:11

Les débats sont parfois passionnels. Refuser les génériques est un luxe que la société ne peut plus se payer. Par contre accepter tous les génériques est un non sens. Il y a quelques génériques que l'on compte sur les doigtes de la main qui posent problème ( antiépileptiques, antithyroïdiens et antibiotique hospitalier la vancomycine). J'ai démissionné de la commission d'A.M.M. après 15 ans de service car je n'admets pas que les agences ferment les yeux sur deux ou trois produits qui posent problème au prétexte que cela remettrait en cause tous les génériques. Je pense au contraire qu'écarter deux à trois molécules pour lesquels l'efficacité d'un générique n'est pas assurée en dépit d'une bonne bioéquivalence est un acte de transparence qui prouverait que tous les autres génériques sont efficaces. Nos concitoyens ne seraient pas capables de comprendre cela, nous dit-on. On prend vraiment le Français pour un gogol ou est-ce le mépris d'une administration qui fait face aux citoyens ?


Marie Claire B
02/07/2012 13:17:30

Si si, il y a de plus en plus de mentions NS. C'est aussi les visiteurs médicaux qui donnent les mauvaises info. Ex collyre générique NS car il n'y aurait pas de conservateur dans le princeps. Après recherche, il s'agit bien du même conservateur le chlorure de benzalconium présent en dose identique. Ex plavix, ex coversyl qui ont été changés pour contrecarrer le générique !!


E M
02/07/2012 13:49:11

Tout est dit, mais quand aurons-nous un Politique qui aura le courage d'appliquer tout cela ?


JY M
02/07/2012 14:53:53

Pourquoi demander aux médecins de prescrire en DCI ? Pour qu'ils fassent notre travail. Une marge en plus, ça vaut bien un petit effort ! Non ? Nous sommes rémunérés (bien !) pour génériquer, alors génériquons et arrêtons de pleurer !


Dominique P
02/07/2012 18:39:22

Toujours surpris que les confrères réagissent. Nous n'avons pas à réagir, notre fonction est le fusible et ne nous plaignons pas car cela pourrait être pire. LECLERC pourrait vendre des médicaments et notre obstination nous conduit à cet état. Moi aussi j'ai peu d'années à faire mais elles passent lentement car ces réactions cela fait 30 ans que je l'ai entend. Bon courage à nos confrères qui sont dans l'illusion du métier.


Annie S
03/07/2012 10:26:26

Entièrement d'accord avec Luc L : Un exemple type est celui de la progesterone : une étude est parue sur la supériorité de la progestérone naturelle et il n'est pas précisé sur les notices des génériques si elle est synthétique ou naturelle. Le problème se pose aussi pour les orodispersibles qui ne sont pas équivalents à des lyocs, protégés par un brevet... Cela ne fait que semer le doute dans l'esprit des gens... et on les comprend ! A nous d'expliquer qu'il existe des exceptions à la règle mais je vous l'accorde : c'est épuisant, chronophage et en plus on a parfois l'impression de prêcher dans le désert. J'aimerais aussi que les autorités de santé soit plus courageuses : à force de ménager la chèvre et le choux, elles nous mettent parfois dans des situations intenables !


Didier B
08/08/2012 18:05:40

Totalement d'accord avec la reflexion concernant les officines crées par voie derogatoire (loi du piston). Les syndicats devraient effectivement demander leurs disparitions, ce serait plus facile que d'essayer de regrouper deux pharmacies dont l'une a été créee au depends de l'autre (c'est infaisable et on le comprend)

 
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