Mise en danger de tout le réseau officinal.
Désorganisation rampante du service de proximité.
Funambulisme professionnel : prise de responsabilités limites lors des gardes.
Approvisionnement impossible pour certaines spécialités, au moment du départ en vacances des patients, parmi les plus fragiles.
Seule permanence des soins libérale assurée nuit et jour par les pharmaciens, errance de patients.
Y a-t-il une politique du médicament ?
On s’interroge !
La majorité des syndicats pharmaceutiques appelle à la grève des gardes et urgences.
Dans mon département, l’organisation des gardes est assurée par un syndicat.
Je l’informe de ma volonté d’exercer mon droit de grève, conformément au mot d’ordre national et lui indique me soumettre à mes obligations sur réquisition.
La date de ma garde approche. Je m’inquiète de ma non-réquisition et appelle le bureau syndical départemental.
A ma grande surprise, j’apprends mon « remplacement par un confrère volontaire », sans autre explication.
Je suis scandalisée qu’un syndicat, certes majoritaire dans le département, étouffe le seul mode d’expression, hélas, qu’il me reste.
Je suis révoltée qu’il rende mon message invisible et impose une charge supplémentaire à des confrères.
Ces méthodes totalitaires sont indignes.
Les pharmaciens, les syndicats peuvent avoir des opinions différentes, mais je refuse cette entrave à la liberté d’expression.
L’USPO pourra toujours m’imputer « l’échec des négociations », ainsi qu’à tous les grévistes, mais il ne pourra pas m’empêcher de penser que certaines représentations syndicales ont des leçons de démocratie à prendre.
Quelles inquiétudes pour le futur !
A. CONTRARIO