Dans le dernier bulletin de l’Ordre, je découvre une chaude recommandation pour la généralisation du DP.
N’ayant toujours pas franchi le pas, je suis pourtant convaincu de l’utilité du DP. Il suffit de songer au nombre de fois dans la journée où nous consultons l’historique client.
Alors pourquoi fais-je ce blocage me direz-vous ?
Il y a bien sûr les explications à donner aux patients, l’accord des malades à obtenir puis à archiver, les Cartes Vitales à demander pour la moindre boîte de paracétamol et, in fine, la perte de temps occasionnée par ce travail supplémentaire dans un contexte où, étant déjà en sous effectif, je limite pourtant au maximum l’embauche pour enrayer l’augmentation des frais de mon entreprise et pouvoir payer décemment ceux qui me servent déjà (1 adjoint coef 600, 3 préparateurs coeff 330, 1 préparateur coeff 270).
Je n’admets pas que cet outil, certes formidable et reconnu comme tel par des médecins envieux et la ministre de la Santé, soit entièrement financé par nos cotisations sans aide extérieure (contrairement au DMP). De là, je me rappelle aussi qu’à ma cotisation de titulaire (400€/an), s’ajoute une cotisation pour la SELARL (1000€/an).
Puis je découvre dans le dernier bulletin de l’Ordre que la présidente affirme d’une part que la formation continue risque d’être plus difficile dans un contexte de crise économique, et d’autre part que les projets de l’Ordre pour 2010 consistent en l’amélioration des fichiers informatiques et accès internet. Madame la Présidente, faites-moi plaisir et dites-moi qu’il y aussi un projet d’économies sur les cotisations.
Songez que les infirmiers se rebellent actuellement face à la récente création d’un Ordre Infirmier et aux cotisations qu’ils vont devoir payer.
Aussi, je vous fais grâce des dépenses informatiques à venir et incontournables (lecteur trifente, puis douchette datamatrix, puis scanner d’ordonnance).
En réalité, le voilà mon vrai blocage psychologique face au DP : son mode de financement me donne une amertume.
A quand des économies à l’Ordre des Pharmaciens Madame la Présidente ?
A. COGNITO