La pharmacie française va connaître dans les deux ans à venir plus de bouleversements qu’elle n’en n’a connus en un siècle sur son territoire. Les rencontres organisées par l’USPO à Paris, celles en cours ou à venir dans les prochains jours vont démontrer l’incompatibilité totale entre l’éthique professionnelle et le consumérisme exacerbé. Les assurances complémentaires qui aideront, demandent instamment aux pharmaciens d'assumer leur conseil associé sur le non remboursé. Sans cette volonté (et en sous entendu subliminal), c’est bien la GMS avec les risques d’automédication qui se substituera aux professionnels. Nous savons que l’Etat français, après les décisions européennes de juin 2009, reste souverain d’ouvrir ou non le capital des pharmacies. IL Y A NECESSITE absolue de se recentrer sur le patient, la loi HSPT est faite pour cela (lire le travail collectif résumé dans l’excellent rapport de Michel RIOLI). IL Y A URGENCE enfin, car les campagnes commerciales de certains groupements diffusées sur les médias, marquent un choix contraire pour apporter (peut-être) des solutions immédiates sélectives aux trésoreries défaillantes qui ne peuvent attendre la mise en place d’une « rémunération mixte » .
A.COGITO