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jeudi 23 mai 2013

Billet d'humeur Billet d'humeur




Regard très personnel, décalé et critique d'un pharmacien ou d’un institutionnel sur un fait d'actualité.

Les billets peuvent rester anonymes à la demande des auteurs.

Billet d'humeur
Bonne ou mauvaise humeur… Partagez votre avis sur l’actualité professionnelle avec vos confrères !

Ecrivez-nous vos billets d’humeur, nous les publierons ! info@celtipharm.com

Billet d'humeur
Dernière mise à jour jeudi 10 sept. 2009
DREES : UN RAPPORT ECOEURANT...
Ecœurant : les pompiers sont en fait des privilégiés qui ne travaillent que 15 heures par semaine et en plus, ils ne courent plus aucun risque du fait de leur nouvel équipement pare-feu nouvelle technologie.
Pire : les infirmières passent 80% de leur temps de travail à boire des cafés, parfois même en fumant des cigarettes dans le bureau des infirmières, tout en discutant entre elles, au mépris des soins et appels des malades.
Sans aucun rapport avec ce qui précède, le gouvernement envisage de faire passer l'âge de la retraite pour les pompiers à 85 ans et le temps de travail des infirmières à 65 heures hebdomadaires.

Vous souriez ?

La DREES a sorti au mois d'août un petit rapport sur les sales nantis que sont les pharmaciens, avec un revenu de 110.000€, ce pour la période.... 2001-2005 !!!
1- sur les 110.000€ (que je ne gagne pas !), j'en refile un paquet à différents acronymes
2- depuis, ça a un poil fondu comme peau de chagrin
3- où sont les officines en redressement judiciaire, cessation de paiement, faillite ??? Où déclarent-ils que 6.000 sont amenées à disparaître?

Et toujours sans aucun rapport avec ce qui précède, Eric Woerth augmente le forfait hospitalier (tant mieux ! mais il faudra bien prendre l'argent quelque part...), dérembourse 2-3 petites choses (tout le palier 1 des antalgiques ??? ça arrange avec la disparition du dextropropoxyphène...) et, en coup de grâce, une super enquête très fouillée de "Que choisir" faite par des journalistes toujours à la pointe de l'information, enquête qui explique que 60% d'entre nous se contentent de "vendre" des médicaments contre-indiqués sans broncher (où ? Paris ? Banlieue ? Province ? Qui fait ça ?), sûre que "le Eric" a un chemin bordé de velours pour nous matraquer un peu plus sur le PLFSS 2010... Chers confrères, chères consœurs, regardez vos marges, bientôt le chiffre 2 des dizaines ne sera peut-être plus qu'1 !

Pour nous consoler, les patients, à 91%, nous font confiance (Reader's digest). Merveilleux ! Mais ça ne paiera pas les nouilles...
(Et je tiens à dire que j'ai beaucoup de respect pour les pompiers et les infirmières qui nous devancent dans les statistiques !) 

A. RALOUZO
Commentaires
Christian DENOYEL
11/09/2009 14:43:19

Il n'est pas raisonnable de traiter avec dérision le problème grave de la situation financière des officines dont la rentabilité se dégrade depuis des années et qui subit depuis 2 ans une stagnation du CA. Cependant vous ne pouvez pas contester des chiffres évidents : la pharmacie moyenne réalise en France 1 500 000 € de CA avec un EBE de 10%. Cela reste très confortable par rapport à la plupart des activités commerciales indépendantes et aux PME. Or endettement, le revenu d'une officine moyenne dépasse donc 135 000 € après amortissement. Ce revenu est très convenable. Pourquoi y a-t-il des problèmes ? En grande partie, à cause du surendettement lié à un prix des officines exorbitant (sauf exception) par rapport à leur rentabilité et leurs perspectives d'avenir. Combien de temps ce déséquilibre flagrant pourra durer ? Peu de temps : les banques commencent, doucement, à comprendre leur risque ! Pour que les jeunes générations puissent s'installer, il est impératif qu'un équilibre soit rapidement trouvé. Après 35 ans de financements et de conseils auprès des pharmaciens, je commence à désespérer d'une prise de conscience des organes de votre profession ( Ordre et syndicats) : ils ne font rien pour éviter des SUBPRIMES chez les pharmaciens. 
Christian DENOYEL Gérant ATOUT PHARMA à LYON


Andre P
11/09/2009 15:43:35

Il y a plein de gens qui pensent que les pharmaciens ne servent à rien tant qu'ils n'ont pas à venir sonner à 2h du matin pour une urgence (même relative mais qui leur parait essentielle cette nuit là !) et qui n'avaient jamais pensé avant qu'il y a toujours très près de chez eux un pharmacien de garde et sans récup. Lors de ma dernière garde un petit jeune m'a dit à 2h du matin justement que c'était trèsdifficile d'obtenir des médicaments (parce qu'il avait dû passer par la gendarmerie à 300m de ma pharmacie et attendre 4 minutes que j'arrive) avec une ordonnance de l'hôpital. (C'est vrai qu'il souffrait mais le médecin de garde dormait sur ses 150 euros et son excellente réputation de serviteur zélé de la santé et bientôt certainement augmenté pour pouvoir profiter de ses vacances et week-end ).


Laurent C
11/09/2009 16:36:58

10 d'assistant payé au fumigène de mes responsabilités, j'ai mis mes économies pour me payer une officine au détriment de ma vie de famille. Et voiçi que depuis 3 ans on assomme la pharmacie de mesures économiques, trop cher dit-on, mais un prévisionnel ne se fait pas au mois comme la politique !! Alors cher confrère donner moi la solution, moi qui suit né entre deux générations !!


Henri-Bernard O
11/09/2009 17:20:07

Je suis tout à fait d'accord avec André P. à propos des médecins de garde... qui n'assument pas leur garde : je connais le procédé : ici la garde du médecin se résume à un message " faites le 15 " sur son répondeur, point final ! Le tout rémunéré 150 euros, il n'y a donc pas de déficit de la SS ! Quel beau métier... Quant aux infirmières, il y a du vrai lorsqu'on dit qu'elles ne travaillent pas tant que ça : je l'ai observé lors de l'hospitalistion de ma mère. Que penser lorsqu'une infirmière libérale me téléphone, entre midi et 14h, en me disant, toujours à propos de ma mère et pensant qu'il n'y avait qu'une injection de Rocefine : " vous savez, je ne reviendrai pas pour votre mère : il y a un soin d'ulcère, ce n'est pas un travail pour moi, et ce n'est PAS RENTABLE !" Quel beau métier aussi que celui où on peut laisser les gens sans soins malgré la mission qui est la leur. Finalement, tous ces gens sont surpayés et donc travaillent de moins en moins et s'offrent du luxe. Personnellement, il y a 5 ans que je n'ai pas pris de vacances. J'espère que bientôt Roselyne prendra l'argent là où il est : aux médecins et aux infirmières EN DIMINUANT le prix de la consultation. Encore faut-il en avoir le courage. N'oublions pas non plus qu'un médecin gagne 150 euros de l'HEURE... Honteux !


Charles L
11/09/2009 17:52:14

Ancien officinal maintenant hospitalier depuis quatre ans, le "client" des officines de ville que je suis devenu est abasourdi de ce qu'il peut entendre ou voir....et il est grand temps qu'une certification des officines soit en place. Un certain nombre de confrère considère que leur métier est de réussir la substitution générique/princeps !!!  Je ne parle pas des DM dont l'explication sur le mode d'emploi est à mourir de rire !!! Devenez vos propres clients et vous comprendrez mes propos... Faites vite, Edouard est à la porte et honnêtement le Service médical rendu ou SMR sera le même dans de nombreux cas.


Ph I
11/09/2009 18:29:59

Tout cela est bien triste car cela fait 30 ans que j'exerce en libéral et cela fait 30 ans que la Sécu est dans le rouge ! On a baissé les marges, déremboursé à tour de bras, bloqué le TIPS, fait disparaitre le TPN, supprimé les préparations magistrales, institué le générique...Rien n'y fait. Je crainds même qu'en déremboursant tout on n'y arrive pas ! Plus prosaïquement, on pourrait exonérer les charges sur les bas salaires, cela relancerait (un peu) l'emploi et diminuerait les prestations chômage, on pourrait supprimer le tiers payant sauf pour les indigeants, on pourrait arrêter de payer les sections locales pour le remboursement des parts primaires qu'elles ne contrôlent même plus puisque les dossiers sont "éclatés à la source", ...à la longue on pourrait changer de gouvernement avant les prochaines élections...Alors on ne fera rien du tout et de temps à autres réapparaitront les harlebardiers du roi qui diront tout fort avoir réussi à acheter des gélules sans conseil...probablement dans une pharmacie où on a en tellement pris plein la tête qu'on en a plus rien à f... !


Laurent C
12/09/2009 10:37:58

Charles L ,effectivement certains d'entre nous confondent commerce et pharmacie mais certains clients prennent le service médical gratuit, c'est à dire le conseil et font le bonheur des affairistes. Quant à toi, si tu as réfugié tes connaissances à l'hôpital, hautement dépensière, rassure toi, l'avenir sera bientot aussi chez vous celui de la rentabilité !


Charles L
14/09/2009 10:58:41

Encore un officinal mercantile.... la rentabilité est dépassée sauf pour les commerçants, nous parlons maintenant d'efficience. Encore une preuve supplémentaire, si il en fallait une, du gouffre qui sépare le corps médical de ceux qui sont des commerçants avec un diplôme devenu honorifique. Pour l'hôpital, il y a belle lurette que les budgets pharmaceutiques sont serrés....et le problème de l'hôpital est structurel (directeurs incompétents ou carriéristes la plupart du temps), avec des CA inadaptés. Mais continuez comme cela, je suis le premier à acheter en grande surface au lieu de le faire en officine. A SMR égal (déformation professionnelle oblige), je vais au moins cher et je ne suis pas le seul... La vraie officine est quasiment morte, à nous de la ranimer (disparition des SEL et des groupements, retour des plantes dans la thérapeutique de base, retour des préparations magistrales...). Petit détail que j'ajoute pour éviter les commentaires sur les plantes : combien de temps supporterons nous de polluer nos amis indiens, chinois... qui produisent la plupart des principes actifs sans aucun contrôle environnemental et sans aucun développement durable ? Le développement durable va bouleverser notre activité et vos modes de rémunération sont inadaptés à ces changements. Seul conseil : préparez vous à cette échéance....(Les hospitaliers sont déjà sur ces problématiques sur l'ensemble du circuit du médicament jusqu'à la destruction).


Laurent C
17/09/2009 12:40:30

Stupéfait, l'hôpital donne des leçons de travail, de gestion voire de phytotherapie !! Vu les sorites que j'ai parfois des hôpitaux, la compétence est bien répartie crois-moi ! Travailles-tu gracuiesement ?? Car tu vois et je suis d'accord avec toi mon travail intellectuel n'a qu'une rémunération mercantile et il faut bien vivre. Concernant les plantes, je n'ai aucun conseil à recevoir de toi, et pour ce qui est du developpement durable, mes sacs recyclable, gratuits (pas comme en GMS) ne sont rapportés qu'à 20% lors du passage suivant. Triste à dire mais le developpement durable n'est pas le cheval de bataille de la majorité.

 
Commentaires
Dernière mise à jour sept. 2009
DREES : UN RAPPORT ECOEURANT...
Ecœurant : les pompiers sont en fait des privilégiés qui ne travaillent que 15 heures par semaine et en plus, ils ne courent plus aucun risque du fait de leur nouvel équipement pare-feu nouvelle technologie.
Pire : les infirmières passent 80% de leur temps de travail à boire des cafés, parfois même en fumant des cigarettes dans le bureau des infirmières, tout en discutant entre elles, au mépris des soins et appels des malades.
Sans aucun rapport avec ce qui précède, le gouvernement envisage de faire passer l'âge de la retraite pour les pompiers à 85 ans et le temps de travail des infirmières à 65 heures hebdomadaires.

Vous souriez ?

La DREES a sorti au mois d'août un petit rapport sur les sales nantis que sont les pharmaciens, avec un revenu de 110.000€, ce pour la période.... 2001-2005 !!!
1- sur les 110.000€ (que je ne gagne pas !), j'en refile un paquet à différents acronymes
2- depuis, ça a un poil fondu comme peau de chagrin
3- où sont les officines en redressement judiciaire, cessation de paiement, faillite ??? Où déclarent-ils que 6.000 sont amenées à disparaître?

Et toujours sans aucun rapport avec ce qui précède, Eric Woerth augmente le forfait hospitalier (tant mieux ! mais il faudra bien prendre l'argent quelque part...), dérembourse 2-3 petites choses (tout le palier 1 des antalgiques ??? ça arrange avec la disparition du dextropropoxyphène...) et, en coup de grâce, une super enquête très fouillée de "Que choisir" faite par des journalistes toujours à la pointe de l'information, enquête qui explique que 60% d'entre nous se contentent de "vendre" des médicaments contre-indiqués sans broncher (où ? Paris ? Banlieue ? Province ? Qui fait ça ?), sûre que "le Eric" a un chemin bordé de velours pour nous matraquer un peu plus sur le PLFSS 2010... Chers confrères, chères consœurs, regardez vos marges, bientôt le chiffre 2 des dizaines ne sera peut-être plus qu'1 !

Pour nous consoler, les patients, à 91%, nous font confiance (Reader's digest). Merveilleux ! Mais ça ne paiera pas les nouilles...
(Et je tiens à dire que j'ai beaucoup de respect pour les pompiers et les infirmières qui nous devancent dans les statistiques !) 

A. RALOUZO
Commentaires
Christian DENOYEL
11/09/2009 14:43:19

Il n'est pas raisonnable de traiter avec dérision le problème grave de la situation financière des officines dont la rentabilité se dégrade depuis des années et qui subit depuis 2 ans une stagnation du CA. Cependant vous ne pouvez pas contester des chiffres évidents : la pharmacie moyenne réalise en France 1 500 000 € de CA avec un EBE de 10%. Cela reste très confortable par rapport à la plupart des activités commerciales indépendantes et aux PME. Or endettement, le revenu d'une officine moyenne dépasse donc 135 000 € après amortissement. Ce revenu est très convenable. Pourquoi y a-t-il des problèmes ? En grande partie, à cause du surendettement lié à un prix des officines exorbitant (sauf exception) par rapport à leur rentabilité et leurs perspectives d'avenir. Combien de temps ce déséquilibre flagrant pourra durer ? Peu de temps : les banques commencent, doucement, à comprendre leur risque ! Pour que les jeunes générations puissent s'installer, il est impératif qu'un équilibre soit rapidement trouvé. Après 35 ans de financements et de conseils auprès des pharmaciens, je commence à désespérer d'une prise de conscience des organes de votre profession ( Ordre et syndicats) : ils ne font rien pour éviter des SUBPRIMES chez les pharmaciens. 
Christian DENOYEL Gérant ATOUT PHARMA à LYON


Andre P
11/09/2009 15:43:35

Il y a plein de gens qui pensent que les pharmaciens ne servent à rien tant qu'ils n'ont pas à venir sonner à 2h du matin pour une urgence (même relative mais qui leur parait essentielle cette nuit là !) et qui n'avaient jamais pensé avant qu'il y a toujours très près de chez eux un pharmacien de garde et sans récup. Lors de ma dernière garde un petit jeune m'a dit à 2h du matin justement que c'était trèsdifficile d'obtenir des médicaments (parce qu'il avait dû passer par la gendarmerie à 300m de ma pharmacie et attendre 4 minutes que j'arrive) avec une ordonnance de l'hôpital. (C'est vrai qu'il souffrait mais le médecin de garde dormait sur ses 150 euros et son excellente réputation de serviteur zélé de la santé et bientôt certainement augmenté pour pouvoir profiter de ses vacances et week-end ).


Laurent C
11/09/2009 16:36:58

10 d'assistant payé au fumigène de mes responsabilités, j'ai mis mes économies pour me payer une officine au détriment de ma vie de famille. Et voiçi que depuis 3 ans on assomme la pharmacie de mesures économiques, trop cher dit-on, mais un prévisionnel ne se fait pas au mois comme la politique !! Alors cher confrère donner moi la solution, moi qui suit né entre deux générations !!


Henri-Bernard O
11/09/2009 17:20:07

Je suis tout à fait d'accord avec André P. à propos des médecins de garde... qui n'assument pas leur garde : je connais le procédé : ici la garde du médecin se résume à un message " faites le 15 " sur son répondeur, point final ! Le tout rémunéré 150 euros, il n'y a donc pas de déficit de la SS ! Quel beau métier... Quant aux infirmières, il y a du vrai lorsqu'on dit qu'elles ne travaillent pas tant que ça : je l'ai observé lors de l'hospitalistion de ma mère. Que penser lorsqu'une infirmière libérale me téléphone, entre midi et 14h, en me disant, toujours à propos de ma mère et pensant qu'il n'y avait qu'une injection de Rocefine : " vous savez, je ne reviendrai pas pour votre mère : il y a un soin d'ulcère, ce n'est pas un travail pour moi, et ce n'est PAS RENTABLE !" Quel beau métier aussi que celui où on peut laisser les gens sans soins malgré la mission qui est la leur. Finalement, tous ces gens sont surpayés et donc travaillent de moins en moins et s'offrent du luxe. Personnellement, il y a 5 ans que je n'ai pas pris de vacances. J'espère que bientôt Roselyne prendra l'argent là où il est : aux médecins et aux infirmières EN DIMINUANT le prix de la consultation. Encore faut-il en avoir le courage. N'oublions pas non plus qu'un médecin gagne 150 euros de l'HEURE... Honteux !


Charles L
11/09/2009 17:52:14

Ancien officinal maintenant hospitalier depuis quatre ans, le "client" des officines de ville que je suis devenu est abasourdi de ce qu'il peut entendre ou voir....et il est grand temps qu'une certification des officines soit en place. Un certain nombre de confrère considère que leur métier est de réussir la substitution générique/princeps !!!  Je ne parle pas des DM dont l'explication sur le mode d'emploi est à mourir de rire !!! Devenez vos propres clients et vous comprendrez mes propos... Faites vite, Edouard est à la porte et honnêtement le Service médical rendu ou SMR sera le même dans de nombreux cas.


Ph I
11/09/2009 18:29:59

Tout cela est bien triste car cela fait 30 ans que j'exerce en libéral et cela fait 30 ans que la Sécu est dans le rouge ! On a baissé les marges, déremboursé à tour de bras, bloqué le TIPS, fait disparaitre le TPN, supprimé les préparations magistrales, institué le générique...Rien n'y fait. Je crainds même qu'en déremboursant tout on n'y arrive pas ! Plus prosaïquement, on pourrait exonérer les charges sur les bas salaires, cela relancerait (un peu) l'emploi et diminuerait les prestations chômage, on pourrait supprimer le tiers payant sauf pour les indigeants, on pourrait arrêter de payer les sections locales pour le remboursement des parts primaires qu'elles ne contrôlent même plus puisque les dossiers sont "éclatés à la source", ...à la longue on pourrait changer de gouvernement avant les prochaines élections...Alors on ne fera rien du tout et de temps à autres réapparaitront les harlebardiers du roi qui diront tout fort avoir réussi à acheter des gélules sans conseil...probablement dans une pharmacie où on a en tellement pris plein la tête qu'on en a plus rien à f... !


Laurent C
12/09/2009 10:37:58

Charles L ,effectivement certains d'entre nous confondent commerce et pharmacie mais certains clients prennent le service médical gratuit, c'est à dire le conseil et font le bonheur des affairistes. Quant à toi, si tu as réfugié tes connaissances à l'hôpital, hautement dépensière, rassure toi, l'avenir sera bientot aussi chez vous celui de la rentabilité !


Charles L
14/09/2009 10:58:41

Encore un officinal mercantile.... la rentabilité est dépassée sauf pour les commerçants, nous parlons maintenant d'efficience. Encore une preuve supplémentaire, si il en fallait une, du gouffre qui sépare le corps médical de ceux qui sont des commerçants avec un diplôme devenu honorifique. Pour l'hôpital, il y a belle lurette que les budgets pharmaceutiques sont serrés....et le problème de l'hôpital est structurel (directeurs incompétents ou carriéristes la plupart du temps), avec des CA inadaptés. Mais continuez comme cela, je suis le premier à acheter en grande surface au lieu de le faire en officine. A SMR égal (déformation professionnelle oblige), je vais au moins cher et je ne suis pas le seul... La vraie officine est quasiment morte, à nous de la ranimer (disparition des SEL et des groupements, retour des plantes dans la thérapeutique de base, retour des préparations magistrales...). Petit détail que j'ajoute pour éviter les commentaires sur les plantes : combien de temps supporterons nous de polluer nos amis indiens, chinois... qui produisent la plupart des principes actifs sans aucun contrôle environnemental et sans aucun développement durable ? Le développement durable va bouleverser notre activité et vos modes de rémunération sont inadaptés à ces changements. Seul conseil : préparez vous à cette échéance....(Les hospitaliers sont déjà sur ces problématiques sur l'ensemble du circuit du médicament jusqu'à la destruction).


Laurent C
17/09/2009 12:40:30

Stupéfait, l'hôpital donne des leçons de travail, de gestion voire de phytotherapie !! Vu les sorites que j'ai parfois des hôpitaux, la compétence est bien répartie crois-moi ! Travailles-tu gracuiesement ?? Car tu vois et je suis d'accord avec toi mon travail intellectuel n'a qu'une rémunération mercantile et il faut bien vivre. Concernant les plantes, je n'ai aucun conseil à recevoir de toi, et pour ce qui est du developpement durable, mes sacs recyclable, gratuits (pas comme en GMS) ne sont rapportés qu'à 20% lors du passage suivant. Triste à dire mais le developpement durable n'est pas le cheval de bataille de la majorité.

 
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Dernière mise à jour sept. 2009
DREES : UN RAPPORT ECOEURANT...
Ecœurant : les pompiers sont en fait des privilégiés qui ne travaillent que 15 heures par semaine et en plus, ils ne courent plus aucun risque du fait de leur nouvel équipement pare-feu nouvelle technologie.
Pire : les infirmières passent 80% de leur temps de travail à boire des cafés, parfois même en fumant des cigarettes dans le bureau des infirmières, tout en discutant entre elles, au mépris des soins et appels des malades.
Sans aucun rapport avec ce qui précède, le gouvernement envisage de faire passer l'âge de la retraite pour les pompiers à 85 ans et le temps de travail des infirmières à 65 heures hebdomadaires.

Vous souriez ?

La DREES a sorti au mois d'août un petit rapport sur les sales nantis que sont les pharmaciens, avec un revenu de 110.000€, ce pour la période.... 2001-2005 !!!
1- sur les 110.000€ (que je ne gagne pas !), j'en refile un paquet à différents acronymes
2- depuis, ça a un poil fondu comme peau de chagrin
3- où sont les officines en redressement judiciaire, cessation de paiement, faillite ??? Où déclarent-ils que 6.000 sont amenées à disparaître?

Et toujours sans aucun rapport avec ce qui précède, Eric Woerth augmente le forfait hospitalier (tant mieux ! mais il faudra bien prendre l'argent quelque part...), dérembourse 2-3 petites choses (tout le palier 1 des antalgiques ??? ça arrange avec la disparition du dextropropoxyphène...) et, en coup de grâce, une super enquête très fouillée de "Que choisir" faite par des journalistes toujours à la pointe de l'information, enquête qui explique que 60% d'entre nous se contentent de "vendre" des médicaments contre-indiqués sans broncher (où ? Paris ? Banlieue ? Province ? Qui fait ça ?), sûre que "le Eric" a un chemin bordé de velours pour nous matraquer un peu plus sur le PLFSS 2010... Chers confrères, chères consœurs, regardez vos marges, bientôt le chiffre 2 des dizaines ne sera peut-être plus qu'1 !

Pour nous consoler, les patients, à 91%, nous font confiance (Reader's digest). Merveilleux ! Mais ça ne paiera pas les nouilles...
(Et je tiens à dire que j'ai beaucoup de respect pour les pompiers et les infirmières qui nous devancent dans les statistiques !) 

A. RALOUZO
Commentaires
Christian DENOYEL
11/09/2009 14:43:19

Il n'est pas raisonnable de traiter avec dérision le problème grave de la situation financière des officines dont la rentabilité se dégrade depuis des années et qui subit depuis 2 ans une stagnation du CA. Cependant vous ne pouvez pas contester des chiffres évidents : la pharmacie moyenne réalise en France 1 500 000 € de CA avec un EBE de 10%. Cela reste très confortable par rapport à la plupart des activités commerciales indépendantes et aux PME. Or endettement, le revenu d'une officine moyenne dépasse donc 135 000 € après amortissement. Ce revenu est très convenable. Pourquoi y a-t-il des problèmes ? En grande partie, à cause du surendettement lié à un prix des officines exorbitant (sauf exception) par rapport à leur rentabilité et leurs perspectives d'avenir. Combien de temps ce déséquilibre flagrant pourra durer ? Peu de temps : les banques commencent, doucement, à comprendre leur risque ! Pour que les jeunes générations puissent s'installer, il est impératif qu'un équilibre soit rapidement trouvé. Après 35 ans de financements et de conseils auprès des pharmaciens, je commence à désespérer d'une prise de conscience des organes de votre profession ( Ordre et syndicats) : ils ne font rien pour éviter des SUBPRIMES chez les pharmaciens. 
Christian DENOYEL Gérant ATOUT PHARMA à LYON


Andre P
11/09/2009 15:43:35

Il y a plein de gens qui pensent que les pharmaciens ne servent à rien tant qu'ils n'ont pas à venir sonner à 2h du matin pour une urgence (même relative mais qui leur parait essentielle cette nuit là !) et qui n'avaient jamais pensé avant qu'il y a toujours très près de chez eux un pharmacien de garde et sans récup. Lors de ma dernière garde un petit jeune m'a dit à 2h du matin justement que c'était trèsdifficile d'obtenir des médicaments (parce qu'il avait dû passer par la gendarmerie à 300m de ma pharmacie et attendre 4 minutes que j'arrive) avec une ordonnance de l'hôpital. (C'est vrai qu'il souffrait mais le médecin de garde dormait sur ses 150 euros et son excellente réputation de serviteur zélé de la santé et bientôt certainement augmenté pour pouvoir profiter de ses vacances et week-end ).


Laurent C
11/09/2009 16:36:58

10 d'assistant payé au fumigène de mes responsabilités, j'ai mis mes économies pour me payer une officine au détriment de ma vie de famille. Et voiçi que depuis 3 ans on assomme la pharmacie de mesures économiques, trop cher dit-on, mais un prévisionnel ne se fait pas au mois comme la politique !! Alors cher confrère donner moi la solution, moi qui suit né entre deux générations !!


Henri-Bernard O
11/09/2009 17:20:07

Je suis tout à fait d'accord avec André P. à propos des médecins de garde... qui n'assument pas leur garde : je connais le procédé : ici la garde du médecin se résume à un message " faites le 15 " sur son répondeur, point final ! Le tout rémunéré 150 euros, il n'y a donc pas de déficit de la SS ! Quel beau métier... Quant aux infirmières, il y a du vrai lorsqu'on dit qu'elles ne travaillent pas tant que ça : je l'ai observé lors de l'hospitalistion de ma mère. Que penser lorsqu'une infirmière libérale me téléphone, entre midi et 14h, en me disant, toujours à propos de ma mère et pensant qu'il n'y avait qu'une injection de Rocefine : " vous savez, je ne reviendrai pas pour votre mère : il y a un soin d'ulcère, ce n'est pas un travail pour moi, et ce n'est PAS RENTABLE !" Quel beau métier aussi que celui où on peut laisser les gens sans soins malgré la mission qui est la leur. Finalement, tous ces gens sont surpayés et donc travaillent de moins en moins et s'offrent du luxe. Personnellement, il y a 5 ans que je n'ai pas pris de vacances. J'espère que bientôt Roselyne prendra l'argent là où il est : aux médecins et aux infirmières EN DIMINUANT le prix de la consultation. Encore faut-il en avoir le courage. N'oublions pas non plus qu'un médecin gagne 150 euros de l'HEURE... Honteux !


Charles L
11/09/2009 17:52:14

Ancien officinal maintenant hospitalier depuis quatre ans, le "client" des officines de ville que je suis devenu est abasourdi de ce qu'il peut entendre ou voir....et il est grand temps qu'une certification des officines soit en place. Un certain nombre de confrère considère que leur métier est de réussir la substitution générique/princeps !!!  Je ne parle pas des DM dont l'explication sur le mode d'emploi est à mourir de rire !!! Devenez vos propres clients et vous comprendrez mes propos... Faites vite, Edouard est à la porte et honnêtement le Service médical rendu ou SMR sera le même dans de nombreux cas.


Ph I
11/09/2009 18:29:59

Tout cela est bien triste car cela fait 30 ans que j'exerce en libéral et cela fait 30 ans que la Sécu est dans le rouge ! On a baissé les marges, déremboursé à tour de bras, bloqué le TIPS, fait disparaitre le TPN, supprimé les préparations magistrales, institué le générique...Rien n'y fait. Je crainds même qu'en déremboursant tout on n'y arrive pas ! Plus prosaïquement, on pourrait exonérer les charges sur les bas salaires, cela relancerait (un peu) l'emploi et diminuerait les prestations chômage, on pourrait supprimer le tiers payant sauf pour les indigeants, on pourrait arrêter de payer les sections locales pour le remboursement des parts primaires qu'elles ne contrôlent même plus puisque les dossiers sont "éclatés à la source", ...à la longue on pourrait changer de gouvernement avant les prochaines élections...Alors on ne fera rien du tout et de temps à autres réapparaitront les harlebardiers du roi qui diront tout fort avoir réussi à acheter des gélules sans conseil...probablement dans une pharmacie où on a en tellement pris plein la tête qu'on en a plus rien à f... !


Laurent C
12/09/2009 10:37:58

Charles L ,effectivement certains d'entre nous confondent commerce et pharmacie mais certains clients prennent le service médical gratuit, c'est à dire le conseil et font le bonheur des affairistes. Quant à toi, si tu as réfugié tes connaissances à l'hôpital, hautement dépensière, rassure toi, l'avenir sera bientot aussi chez vous celui de la rentabilité !


Charles L
14/09/2009 10:58:41

Encore un officinal mercantile.... la rentabilité est dépassée sauf pour les commerçants, nous parlons maintenant d'efficience. Encore une preuve supplémentaire, si il en fallait une, du gouffre qui sépare le corps médical de ceux qui sont des commerçants avec un diplôme devenu honorifique. Pour l'hôpital, il y a belle lurette que les budgets pharmaceutiques sont serrés....et le problème de l'hôpital est structurel (directeurs incompétents ou carriéristes la plupart du temps), avec des CA inadaptés. Mais continuez comme cela, je suis le premier à acheter en grande surface au lieu de le faire en officine. A SMR égal (déformation professionnelle oblige), je vais au moins cher et je ne suis pas le seul... La vraie officine est quasiment morte, à nous de la ranimer (disparition des SEL et des groupements, retour des plantes dans la thérapeutique de base, retour des préparations magistrales...). Petit détail que j'ajoute pour éviter les commentaires sur les plantes : combien de temps supporterons nous de polluer nos amis indiens, chinois... qui produisent la plupart des principes actifs sans aucun contrôle environnemental et sans aucun développement durable ? Le développement durable va bouleverser notre activité et vos modes de rémunération sont inadaptés à ces changements. Seul conseil : préparez vous à cette échéance....(Les hospitaliers sont déjà sur ces problématiques sur l'ensemble du circuit du médicament jusqu'à la destruction).


Laurent C
17/09/2009 12:40:30

Stupéfait, l'hôpital donne des leçons de travail, de gestion voire de phytotherapie !! Vu les sorites que j'ai parfois des hôpitaux, la compétence est bien répartie crois-moi ! Travailles-tu gracuiesement ?? Car tu vois et je suis d'accord avec toi mon travail intellectuel n'a qu'une rémunération mercantile et il faut bien vivre. Concernant les plantes, je n'ai aucun conseil à recevoir de toi, et pour ce qui est du developpement durable, mes sacs recyclable, gratuits (pas comme en GMS) ne sont rapportés qu'à 20% lors du passage suivant. Triste à dire mais le developpement durable n'est pas le cheval de bataille de la majorité.

 
Carré Atoopharm
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