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vendredi 10 septembre 2010

Entretiens
Dernière mise à jour 05/11/2009 16:50:03
David MENNETRET, Président de Pharmétudes

« Vous venez d’être élu à la Présidence de Pharmétudes. Quel a été votre parcours professionnel avant d’arriver à cette fonction ? »
J’ai fait sept années d’études de droit et me suis installé en tant que notaire associé en 1998. Tout au long de mes études, j’ai été littéralement baigné dans l’univers de la pharmacie parce que la majeure partie de mes amis suivait ce cursus. Une fois devenus pharmaciens, ces derniers sont venus me revoir, ce qui m’a obligé à me tenir au courant. C’est très rapidement devenu une passion qui occupe, aujourd’hui, 90% de mon temps. Nous nous chargeons de la vente, de l’achat et de la transmission des officines. Le pharmacien nous sollicite également pour la gestion de son patrimoine. Le notaire familial le conseille pour toutes les affaires privées et nous travaillons avec nos confrères sur des projets de transmission ou de cession.

« Quels sont vos projets pour développer Pharmétudes ? »
Notre souhait est de développer notre maillage géographique. Aujourd’hui nous sommes une trentaine de notaires, spécialisés dans le domaine pharmaceutique. Certaines régions mériteraient une plus forte présence de notre part afin que nous soyons plus proches des pharmaciens. Finalement nos professions sont assez similaires : nous sommes des professions libérales, nous effectuons une mission de service public et sommes fortement implantés sur le territoire. Notre objectif est d’être le plus proche possible du pharmacien et cela se traduit par une volonté d’être en nombre suffisant, dans toutes les régions.

« Aujourd’hui, de nombreux pharmaciens ont des difficultés pour vendre leur officine car il en demande un prix trop élevé pour de jeunes diplômés. Comment comptez-vous les aider ? »
Aujourd’hui, les pharmacies réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros ont du mal à se vendre. En effet, la tendance actuelle est aux structures plus importantes. Cependant certaines petites officines présentent une excellente rentabilité et peuvent représenter un très bon challenge pour un jeune pharmacien désireux de s’installer. Il faut donc travailler sur cette rentabilité et proposer aux jeunes pharmaciens un réel confort de vie. Nous essayons de leur dire que le comptoir ainsi que le conseil aux patients sont le vrai métier du pharmacien. Donc, certaines pharmacies n’ont pas forcément un chiffre d’affaires important, mais permettent de vivre tout à fait correctement.
D’autres officines, de ville, sont plus importantes et génèrent un chiffre d’affaires conséquent. Pour ces pharmacies nous explorons des solutions telles que des associations entre plusieurs jeunes ou des regroupements. Ces solutions se doivent d’être adaptées à l’officine ainsi qu’à son environnement. Cela permet de conseiller le pharmacien au mieux et ainsi d’optimiser le développement de son officine. Nous sortons des critères d’évaluation classiques (chiffre d’affaires, etc.) en prenant de la hauteur afin de voir comment nous pouvons tirer le meilleur d’une officine.

« Considérez-vous que nous allons vers une réduction du nombre de pharmacies en France ?»
Prenons le cas de deux petites officines en ville. Il est préférable de regrouper ces dernières car ce type de structure aura beaucoup de mal à survivre dans le futur. Je n’ai pas la même opinion en ce qui concerne les officines rurales. En effet, il ne faut pas oublier qu’un fort maillage géographique est nécessaire.
J’attends avec impatience le vote du décret sur les holdings de pharmacies (SPF-PL). Ce texte permettra de regrouper dans le même holding tous les services généraux et administratifs, les commandes, le personnel, les achats. Cela limitera donc les coûts de la pharmacie. Il est vrai que l’on assiste actuellement à la baisse des marges et à des déremboursements et que le pharmacien « n’est pas à la fête ». Le notaire va donc l’aider à trouver de vraies solutions lui permettant de réaliser des économies permettant de compenser l’effet de ces mesures. 

Portrait Chinois : 

Si vous étiez un végétal ?
- Un olivier ou un bambou.
Si vous étiez un animal ?
- Une tortue.
Si vous étiez un objet? 
- Une œuvre d’art.
Si vous étiez un personnage célèbre ? 
- Michel AUDIARD.
Si vous étiez un instrument de musique ?
- Un piano.
Si vous étiez une couleur ? 
- Le vert.
Si vous étiez une saison ? 
- Le printemps.
Si vous étiez une chanson? 
- « Beautiful day » de U2. 

CELTIPHARM, le 4 novembre 2009

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David MENNETRET, Président de Pharmétudes

« Vous venez d’être élu à la Présidence de Pharmétudes. Quel a été votre parcours professionnel avant d’arriver à cette fonction ? »
J’ai fait sept années d’études de droit et me suis installé en tant que notaire associé en 1998. Tout au long de mes études, j’ai été littéralement baigné dans l’univers de la pharmacie parce que la majeure partie de mes amis suivait ce cursus. Une fois devenus pharmaciens, ces derniers sont venus me revoir, ce qui m’a obligé à me tenir au courant. C’est très rapidement devenu une passion qui occupe, aujourd’hui, 90% de mon temps. Nous nous chargeons de la vente, de l’achat et de la transmission des officines. Le pharmacien nous sollicite également pour la gestion de son patrimoine. Le notaire familial le conseille pour toutes les affaires privées et nous travaillons avec nos confrères sur des projets de transmission ou de cession.

« Quels sont vos projets pour développer Pharmétudes ? »
Notre souhait est de développer notre maillage géographique. Aujourd’hui nous sommes une trentaine de notaires, spécialisés dans le domaine pharmaceutique. Certaines régions mériteraient une plus forte présence de notre part afin que nous soyons plus proches des pharmaciens. Finalement nos professions sont assez similaires : nous sommes des professions libérales, nous effectuons une mission de service public et sommes fortement implantés sur le territoire. Notre objectif est d’être le plus proche possible du pharmacien et cela se traduit par une volonté d’être en nombre suffisant, dans toutes les régions.

« Aujourd’hui, de nombreux pharmaciens ont des difficultés pour vendre leur officine car il en demande un prix trop élevé pour de jeunes diplômés. Comment comptez-vous les aider ? »
Aujourd’hui, les pharmacies réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros ont du mal à se vendre. En effet, la tendance actuelle est aux structures plus importantes. Cependant certaines petites officines présentent une excellente rentabilité et peuvent représenter un très bon challenge pour un jeune pharmacien désireux de s’installer. Il faut donc travailler sur cette rentabilité et proposer aux jeunes pharmaciens un réel confort de vie. Nous essayons de leur dire que le comptoir ainsi que le conseil aux patients sont le vrai métier du pharmacien. Donc, certaines pharmacies n’ont pas forcément un chiffre d’affaires important, mais permettent de vivre tout à fait correctement.
D’autres officines, de ville, sont plus importantes et génèrent un chiffre d’affaires conséquent. Pour ces pharmacies nous explorons des solutions telles que des associations entre plusieurs jeunes ou des regroupements. Ces solutions se doivent d’être adaptées à l’officine ainsi qu’à son environnement. Cela permet de conseiller le pharmacien au mieux et ainsi d’optimiser le développement de son officine. Nous sortons des critères d’évaluation classiques (chiffre d’affaires, etc.) en prenant de la hauteur afin de voir comment nous pouvons tirer le meilleur d’une officine.

« Considérez-vous que nous allons vers une réduction du nombre de pharmacies en France ?»
Prenons le cas de deux petites officines en ville. Il est préférable de regrouper ces dernières car ce type de structure aura beaucoup de mal à survivre dans le futur. Je n’ai pas la même opinion en ce qui concerne les officines rurales. En effet, il ne faut pas oublier qu’un fort maillage géographique est nécessaire.
J’attends avec impatience le vote du décret sur les holdings de pharmacies (SPF-PL). Ce texte permettra de regrouper dans le même holding tous les services généraux et administratifs, les commandes, le personnel, les achats. Cela limitera donc les coûts de la pharmacie. Il est vrai que l’on assiste actuellement à la baisse des marges et à des déremboursements et que le pharmacien « n’est pas à la fête ». Le notaire va donc l’aider à trouver de vraies solutions lui permettant de réaliser des économies permettant de compenser l’effet de ces mesures. 

Portrait Chinois : 

Si vous étiez un végétal ?
- Un olivier ou un bambou.
Si vous étiez un animal ?
- Une tortue.
Si vous étiez un objet? 
- Une œuvre d’art.
Si vous étiez un personnage célèbre ? 
- Michel AUDIARD.
Si vous étiez un instrument de musique ?
- Un piano.
Si vous étiez une couleur ? 
- Le vert.
Si vous étiez une saison ? 
- Le printemps.
Si vous étiez une chanson? 
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J’ai fait sept années d’études de droit et me suis installé en tant que notaire associé en 1998. Tout au long de mes études, j’ai été littéralement baigné dans l’univers de la pharmacie parce que la majeure partie de mes amis suivait ce cursus. Une fois devenus pharmaciens, ces derniers sont venus me revoir, ce qui m’a obligé à me tenir au courant. C’est très rapidement devenu une passion qui occupe, aujourd’hui, 90% de mon temps. Nous nous chargeons de la vente, de l’achat et de la transmission des officines. Le pharmacien nous sollicite également pour la gestion de son patrimoine. Le notaire familial le conseille pour toutes les affaires privées et nous travaillons avec nos confrères sur des projets de transmission ou de cession.

« Quels sont vos projets pour développer Pharmétudes ? »
Notre souhait est de développer notre maillage géographique. Aujourd’hui nous sommes une trentaine de notaires, spécialisés dans le domaine pharmaceutique. Certaines régions mériteraient une plus forte présence de notre part afin que nous soyons plus proches des pharmaciens. Finalement nos professions sont assez similaires : nous sommes des professions libérales, nous effectuons une mission de service public et sommes fortement implantés sur le territoire. Notre objectif est d’être le plus proche possible du pharmacien et cela se traduit par une volonté d’être en nombre suffisant, dans toutes les régions.

« Aujourd’hui, de nombreux pharmaciens ont des difficultés pour vendre leur officine car il en demande un prix trop élevé pour de jeunes diplômés. Comment comptez-vous les aider ? »
Aujourd’hui, les pharmacies réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros ont du mal à se vendre. En effet, la tendance actuelle est aux structures plus importantes. Cependant certaines petites officines présentent une excellente rentabilité et peuvent représenter un très bon challenge pour un jeune pharmacien désireux de s’installer. Il faut donc travailler sur cette rentabilité et proposer aux jeunes pharmaciens un réel confort de vie. Nous essayons de leur dire que le comptoir ainsi que le conseil aux patients sont le vrai métier du pharmacien. Donc, certaines pharmacies n’ont pas forcément un chiffre d’affaires important, mais permettent de vivre tout à fait correctement.
D’autres officines, de ville, sont plus importantes et génèrent un chiffre d’affaires conséquent. Pour ces pharmacies nous explorons des solutions telles que des associations entre plusieurs jeunes ou des regroupements. Ces solutions se doivent d’être adaptées à l’officine ainsi qu’à son environnement. Cela permet de conseiller le pharmacien au mieux et ainsi d’optimiser le développement de son officine. Nous sortons des critères d’évaluation classiques (chiffre d’affaires, etc.) en prenant de la hauteur afin de voir comment nous pouvons tirer le meilleur d’une officine.

« Considérez-vous que nous allons vers une réduction du nombre de pharmacies en France ?»
Prenons le cas de deux petites officines en ville. Il est préférable de regrouper ces dernières car ce type de structure aura beaucoup de mal à survivre dans le futur. Je n’ai pas la même opinion en ce qui concerne les officines rurales. En effet, il ne faut pas oublier qu’un fort maillage géographique est nécessaire.
J’attends avec impatience le vote du décret sur les holdings de pharmacies (SPF-PL). Ce texte permettra de regrouper dans le même holding tous les services généraux et administratifs, les commandes, le personnel, les achats. Cela limitera donc les coûts de la pharmacie. Il est vrai que l’on assiste actuellement à la baisse des marges et à des déremboursements et que le pharmacien « n’est pas à la fête ». Le notaire va donc l’aider à trouver de vraies solutions lui permettant de réaliser des économies permettant de compenser l’effet de ces mesures. 

Portrait Chinois : 

Si vous étiez un végétal ?
- Un olivier ou un bambou.
Si vous étiez un animal ?
- Une tortue.
Si vous étiez un objet? 
- Une œuvre d’art.
Si vous étiez un personnage célèbre ? 
- Michel AUDIARD.
Si vous étiez un instrument de musique ?
- Un piano.
Si vous étiez une couleur ? 
- Le vert.
Si vous étiez une saison ? 
- Le printemps.
Si vous étiez une chanson? 
- « Beautiful day » de U2. 

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