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mercredi 22 octobre 2014

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Dossier de la semaine Dossier de la semaine
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
Actualités
Dernière mise à jour 21/02/2012 10:38:10
Ecarts de prix entre médicaments : comment les expliquer ?

Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) s’intéresse aux déterminants de l’écart de prix entre médicaments similaires et le premier entrant d’une classe thérapeutique. La fixation du prix d’un médicament doit répondre à deux obligations : encourager l’innovation et satisfaire un objectif de maîtrise des dépenses pharmaceutiques. Dans le cadre des médicaments similaires (ou me-too), une question se pose : doit-on les considérer comme de réelles innovations ? Certains tendraient à penser que les innovations minimes de ces médicaments similaires conduisent, en s’ajoutant les unes aux autres, à des améliorations de l’efficacité, de la sécurité ou de la tolérance d’un médicament. Autre interrogation, les médicaments similaires sont-ils interchangeables ? Cette question revient à la précédente car si l’on considère que ces médicaments sont interchangeables, cela signifie que ce ne sont pas des innovations. De ces deux questions, dépend la position sur le prix. En effet, si le régulateur souhaite inciter l’industrie pharmaceutique à innover, il n’a pas intérêt à proposer des prix différents pour les médicaments qui n’apportent pas de progrès thérapeutique car dans ce cas il encourage la copie. A l’inverse, s’il considère que les médicaments similaires sont des innovations, il a tout intérêt à fixer des prix différents pour encourager la recherche.
En France, la fixation du prix d’un médicament se fait par le CEPS en fonction du degré d’amélioration du service médical rendu. Partant de cette base, l’étude de l’IRDES a pour objectif de mesurer l’écart de prix qui existe au sein de groupes équivalents de médicaments similaires et d’en analyser les facteurs explicatifs. Ainsi, les auteurs constatent des écarts de prix très importants entre des médicaments présentant des degrés d’innovation très minimes (+16% pour un degré d’innovation, +43% pour 2 ou plus) et s’interrogent sur plusieurs points. La première interrogation concerne la définition même de l’innovation. Comment expliquer en effet que ces médicaments qui sont quasiment identiques à tous points de vue, sur le plan chimique et donc du métabolisme (paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques), des indications, etc. puissent malgré tout bénéficier de niveaux d’ASMR importants, ou que le cumul d’innovations minimes puisse aboutir à de tels écarts de prix au sein d’une classe ? Quelle est la signification de ces sauts d’innovation si, au final, pour le médecin qui les prescrit ou pour le patient qui les consomme, ils sont dans la plupart des cas interchangeables ? Ces médicaments sont-ils réellement innovants ou bien ne sont-ils que des imitations à peine améliorées de la molécule originale ? Par ailleurs, la mise sous TFR du générique d’un similaire entraîne une réduction importante des écarts de prix au sein d’un groupe, et la mise sous TFR du premier entrant creuse encore l’écart de prix. Ces constats ouvrent plus de nouvelles questions qu’ils n’apportent de réponses. Les auteurs s’interrogent en définitive : quel est l’intérêt de la régulation ? Encourager l’innovation ou décourager l’imitation ?
Consultez l'étude >>>
Source : IRDES, février 2012

Commentaires
Serge RADER
24/02/2012 16:38:52

Il faut arrêter de se tripoter l'esprit et passer aux actes sous peine d'explosion de notre protection sociale. La fixation du prix doit être faite en scrutant les prix européens. Une ASMR 5 (plus de 80% des autorisations de ces dernières années) ou un "me too" ne doivent plus être remboursés sauf s'il sont beaucoup moins chers par rapport à leur référent qui ne doit pas être un placebo. Par contre une innovation (réelle) doit être payée à sa juste valeur mais pas plus...

 
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Dernière mise à jour 21/02/2012 10:38:10
Ecarts de prix entre médicaments : comment les expliquer ?

Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) s’intéresse aux déterminants de l’écart de prix entre médicaments similaires et le premier entrant d’une classe thérapeutique. La fixation du prix d’un médicament doit répondre à deux obligations : encourager l’innovation et satisfaire un objectif de maîtrise des dépenses pharmaceutiques. Dans le cadre des médicaments similaires (ou me-too), une question se pose : doit-on les considérer comme de réelles innovations ? Certains tendraient à penser que les innovations minimes de ces médicaments similaires conduisent, en s’ajoutant les unes aux autres, à des améliorations de l’efficacité, de la sécurité ou de la tolérance d’un médicament. Autre interrogation, les médicaments similaires sont-ils interchangeables ? Cette question revient à la précédente car si l’on considère que ces médicaments sont interchangeables, cela signifie que ce ne sont pas des innovations. De ces deux questions, dépend la position sur le prix. En effet, si le régulateur souhaite inciter l’industrie pharmaceutique à innover, il n’a pas intérêt à proposer des prix différents pour les médicaments qui n’apportent pas de progrès thérapeutique car dans ce cas il encourage la copie. A l’inverse, s’il considère que les médicaments similaires sont des innovations, il a tout intérêt à fixer des prix différents pour encourager la recherche.
En France, la fixation du prix d’un médicament se fait par le CEPS en fonction du degré d’amélioration du service médical rendu. Partant de cette base, l’étude de l’IRDES a pour objectif de mesurer l’écart de prix qui existe au sein de groupes équivalents de médicaments similaires et d’en analyser les facteurs explicatifs. Ainsi, les auteurs constatent des écarts de prix très importants entre des médicaments présentant des degrés d’innovation très minimes (+16% pour un degré d’innovation, +43% pour 2 ou plus) et s’interrogent sur plusieurs points. La première interrogation concerne la définition même de l’innovation. Comment expliquer en effet que ces médicaments qui sont quasiment identiques à tous points de vue, sur le plan chimique et donc du métabolisme (paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques), des indications, etc. puissent malgré tout bénéficier de niveaux d’ASMR importants, ou que le cumul d’innovations minimes puisse aboutir à de tels écarts de prix au sein d’une classe ? Quelle est la signification de ces sauts d’innovation si, au final, pour le médecin qui les prescrit ou pour le patient qui les consomme, ils sont dans la plupart des cas interchangeables ? Ces médicaments sont-ils réellement innovants ou bien ne sont-ils que des imitations à peine améliorées de la molécule originale ? Par ailleurs, la mise sous TFR du générique d’un similaire entraîne une réduction importante des écarts de prix au sein d’un groupe, et la mise sous TFR du premier entrant creuse encore l’écart de prix. Ces constats ouvrent plus de nouvelles questions qu’ils n’apportent de réponses. Les auteurs s’interrogent en définitive : quel est l’intérêt de la régulation ? Encourager l’innovation ou décourager l’imitation ?
Consultez l'étude >>>
Source : IRDES, février 2012

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Serge RADER
24/02/2012 16:38:52

Il faut arrêter de se tripoter l'esprit et passer aux actes sous peine d'explosion de notre protection sociale. La fixation du prix doit être faite en scrutant les prix européens. Une ASMR 5 (plus de 80% des autorisations de ces dernières années) ou un "me too" ne doivent plus être remboursés sauf s'il sont beaucoup moins chers par rapport à leur référent qui ne doit pas être un placebo. Par contre une innovation (réelle) doit être payée à sa juste valeur mais pas plus...

 
 
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Dernière mise à jour 21/02/2012 10:38:10
Ecarts de prix entre médicaments : comment les expliquer ?

Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) s’intéresse aux déterminants de l’écart de prix entre médicaments similaires et le premier entrant d’une classe thérapeutique. La fixation du prix d’un médicament doit répondre à deux obligations : encourager l’innovation et satisfaire un objectif de maîtrise des dépenses pharmaceutiques. Dans le cadre des médicaments similaires (ou me-too), une question se pose : doit-on les considérer comme de réelles innovations ? Certains tendraient à penser que les innovations minimes de ces médicaments similaires conduisent, en s’ajoutant les unes aux autres, à des améliorations de l’efficacité, de la sécurité ou de la tolérance d’un médicament. Autre interrogation, les médicaments similaires sont-ils interchangeables ? Cette question revient à la précédente car si l’on considère que ces médicaments sont interchangeables, cela signifie que ce ne sont pas des innovations. De ces deux questions, dépend la position sur le prix. En effet, si le régulateur souhaite inciter l’industrie pharmaceutique à innover, il n’a pas intérêt à proposer des prix différents pour les médicaments qui n’apportent pas de progrès thérapeutique car dans ce cas il encourage la copie. A l’inverse, s’il considère que les médicaments similaires sont des innovations, il a tout intérêt à fixer des prix différents pour encourager la recherche.
En France, la fixation du prix d’un médicament se fait par le CEPS en fonction du degré d’amélioration du service médical rendu. Partant de cette base, l’étude de l’IRDES a pour objectif de mesurer l’écart de prix qui existe au sein de groupes équivalents de médicaments similaires et d’en analyser les facteurs explicatifs. Ainsi, les auteurs constatent des écarts de prix très importants entre des médicaments présentant des degrés d’innovation très minimes (+16% pour un degré d’innovation, +43% pour 2 ou plus) et s’interrogent sur plusieurs points. La première interrogation concerne la définition même de l’innovation. Comment expliquer en effet que ces médicaments qui sont quasiment identiques à tous points de vue, sur le plan chimique et donc du métabolisme (paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques), des indications, etc. puissent malgré tout bénéficier de niveaux d’ASMR importants, ou que le cumul d’innovations minimes puisse aboutir à de tels écarts de prix au sein d’une classe ? Quelle est la signification de ces sauts d’innovation si, au final, pour le médecin qui les prescrit ou pour le patient qui les consomme, ils sont dans la plupart des cas interchangeables ? Ces médicaments sont-ils réellement innovants ou bien ne sont-ils que des imitations à peine améliorées de la molécule originale ? Par ailleurs, la mise sous TFR du générique d’un similaire entraîne une réduction importante des écarts de prix au sein d’un groupe, et la mise sous TFR du premier entrant creuse encore l’écart de prix. Ces constats ouvrent plus de nouvelles questions qu’ils n’apportent de réponses. Les auteurs s’interrogent en définitive : quel est l’intérêt de la régulation ? Encourager l’innovation ou décourager l’imitation ?
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Source : IRDES, février 2012

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Serge RADER
24/02/2012 16:38:52

Il faut arrêter de se tripoter l'esprit et passer aux actes sous peine d'explosion de notre protection sociale. La fixation du prix doit être faite en scrutant les prix européens. Une ASMR 5 (plus de 80% des autorisations de ces dernières années) ou un "me too" ne doivent plus être remboursés sauf s'il sont beaucoup moins chers par rapport à leur référent qui ne doit pas être un placebo. Par contre une innovation (réelle) doit être payée à sa juste valeur mais pas plus...

 
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