Suite à la polémique lancée par la FSPF à propos de la fixation d’un prix de cession pour les nutriments pour supplémentation orale destinés aux adultes, Gilles BONNEFOND, Président délégué de l’USPO, syndicat qui a signé la convention avec le CEPS, a souhaité s’exprimer :
« Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) a décidé d’accepter l’élargissement des indications, pour les nutriments destinés aux adultes. C’est une avancée car, jusqu’à maintenant, les indications thérapeutiques permettant la prise en charge des nutriments étaient très limitées. Cela évite aux pharmaciens de se retrouver, parfois, en difficulté face à des caisses d’Assurance maladie, pour des questions de prise en charge. Ce même comité a souhaité, avec les fabricants, que des dépassements soient évités, dans la prise en charge de ces dispositifs médicaux. Ce n’est pas mauvais pour les pharmaciens car la concurrence avec les autres circuits de distribution les mettait parfois dans des situations délicates. Les dépassements étaient générés par les différents intermédiaires présents avant l’officine.
Nous avons donc signé la convention, tout en émettant une réserve. Cette dernière est l’assurance pour nous d’introduire le prix de cession, si les marges pratiquées par les fabricants et les grossistes ne nous permettaient pas de pratiquer un bénéfice correct. La présence de ce prix de cession ne vaut que si le marché l’impose. Conformément à ce qui a été mis en place avec le CEPS, nous avons accepté des prix limites de vente. La condition était qu’en cas d’incident, le comité puisse revenir en arrière pour introduire le prix de cession.
Ayant détecté des incidents, nous avons saisi il y a 15 jours le CEPS. Ce dernier nous a demandé d’organiser une réunion fabricants / pharmaciens. Cette rencontre a eu lieu cet après-midi et a été boycottée par le syndicat à l’origine de la polémique qui m’amène à m’exprimer aujourd’hui. Les grossistes répartiteurs étaient également absents de cette réunion. Nous avons, avec l’UNPF, présenté l’ensemble des incidents, démontrant ainsi qu’un prix de cession était nécessaire. Nous attendons maintenant la position des fabricants et des grossistes car nous souhaitons avancer rapidement sur ce dossier. Voilà donc notre position. On ne peut fixer de prix de cession, a priori. A cet effet, je rappelle que sur des produits contre le diabète, il existe déjà des prix limites de vente, sans dépassement et sans prix de cession. Jusqu’à maintenant tout s’est bien passé. La dernière baisse nous amènera peut-être à demander un prix de cession. »
Source : USPO, 5 mars 2010