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samedi 25 mai 2013

Conseils au comptoir Conseils au comptoir


Éditorial pédagogique détaillant le plus souvent une pathologie ou un syndrome susceptible d’être rencontré à l’officine. Il peut également s’agir d’un sujet d’actualité de pratique professionnelle.

Les sources des informations utilisées sont citées en bas de chaque article. Ces liens permettent également d'approfondir le sujet.

Conseil au comptoir
Tabagisme : comment arrêter de fumer ?

Aujourd’hui, le tabac est la première cause de mortalité évitable dans le monde, tuant près de 6 millions de personnes chaque année. Pourtant, des solutions existent. On observe effectivement que 10 à 15% des fumeurs souhaitant arrêter y parviennent lorsqu’ils ont recours à une aide, contre 5 à 10% sans cette aide.

LE TABAGISME
Le tabagisme est une toxicomanie liée à la présence de nicotine que l’on retrouve dans tous les produits à base de feuilles de tabac tels que la cigarette, le tabac à pipe ou le cigare. En effet, la nicotine entraine une accoutumance et une dépendance physique par la libération de dopamine. Celle-ci réduit l’anxiété et l’appétit mais améliore aussi la mémoire, ce sont ces effets de « plaisir » qui rendent difficile l’arrêt. Si c’est bien la nicotine la responsable de cette dépendance, elle n’est pas le véritable danger pour la santé. Lors de sa combustion, le tabac libère plus de 4 000 substances chimiques dont environ 50 cancérigènes (monoxyde de carbone, goudron, arsenic, formaldéhyde, benzène…). Ces substances sont responsables de nombreuses maladies comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers…, pouvant entrainer une baisse de l’espérance de vie d’environ 10 ans.

LES AIDES AU SEVRAGE TABATIQUE
On distingue les traitements destinés à défaire les mécanismes comportementaux tels que des counseling et soutiens personnalisés, et les traitements visant à agir sur le cerveau en le satisfaisant d’une dose normale de dopamine. Ceux-là se composent de médicaments jouant sur l’humeur et de substituts nicotiniques nécessitant un arrêt total du tabac afin d’éviter un excès de nicotine.
Les substituts nicotiniques :
- timbre transdermique (ou patch) : il est conseillé de l’utiliser 16h/24h, il permet un apport régulier et mesurable de nicotine.
- gomme à mâcher : elle permet de combler un état de manque dès que le souhaite l’ex-fumeur, ce produit peut cependant entrainer une irritation des muqueuses.
- comprimé sublingual ou à sucer : ce sont des comprimés à dissoudre dans la bouche, libérant peu à peu de la nicotine absorbée par les muqueuses.
- vaporisateur nasal : il est peu pratique, mais permet une arrivée de la nicotine vers le cerveau plus rapide.
- inhalateur : il est utile pour les personnes ayant des difficultés à se séparer du geste de fumeur, il s’agit en effet d’un tube dans lequel la personne aspire la nicotine. L’inconvénient est qu’il doit être utilisé fréquemment pour assurer la dose de nicotine et qu’il peut irriter la gorge ou la bouche.
Les médicaments :
- bupropione : c’est un antidépresseur, sans nicotine, agissant sur les récepteurs de dopamine.
- varénicline : il réduit la sensation de plaisir du fumeur en agissant sur les récepteurs de la nicotine.
Ces substituts nicotiniques ont pour but d’aider les fumeurs à diminuer progressivement leur consommation ou un sevrage total immédiat. Ils agissent en réduisant les symptômes du sevrage, permettant ainsi au fumeur de prendre de nouvelles habitudes en vu d’un arrêt du tabac. Ils peuvent être pris en charge à hauteur de 50 euros par an par l’Assurance maladie lorsqu’ils entrent dans le cadre d’une prescription médicale.

CONSEILS À L’OFFICINE
Le pharmacien doit capter le patient et évaluer s’il est dans une démarche ou non d’arrêt de tabac. Pour cela, deux questions peuvent être posées : « Fumez-vous ? » et « Envisagez-vous de cesser de fumer ? ». Ces questions peuvent être posées, par exemple, lors de la délivrance de médicaments pouvant interagir avec le tabac.
Vous ne pourrez pas tenir les mêmes propos selon le niveau de motivation auquel est votre patient :
- en phase de pré-intention : ouvrez le dialogue, faites réfléchir sur les bénéfices d’un arrêt du tabac et proposez des moyens d’aide et les stratégies disponibles,
- en phase d’intention et de préparation à l’arrêt : félicitez votre patient et encouragez-le dans sa démarche. N’hésitez pas à lui apporter des conseils pratiques tels que :
- de se débarrasser des cendriers, jeter les briquets,
- de répertorier les facteurs déclenchant la prise de cigarette,
- de faire le point sur les habitudes alimentaires, de réduire la consommation d’alcool qui favorise les pulsions à fumer,
- pour résister à une pulsion à fumer, de boire un grand verre d’eau, de changer d’activité, de se brosser les dents…
- en phase d’action et de suivi : conseillez à vos patients de passer régulièrement à la pharmacie pour faire le point (une fois par semaine au début), mettez en valeur les effets positifs ressentis par le fumeur.

SITES WEB
http://www.vulgaris-medical.com/dossier/tabac-et-sante-18/tabac-et-sante-18.html
http://www.tabac-info-service.fr/

lundi 21 mai 2012
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Dernière mise à jour 21/05/2012 17:42:11
Tabagisme : comment arrêter de fumer ?

Aujourd’hui, le tabac est la première cause de mortalité évitable dans le monde, tuant près de 6 millions de personnes chaque année. Pourtant, des solutions existent. On observe effectivement que 10 à 15% des fumeurs souhaitant arrêter y parviennent lorsqu’ils ont recours à une aide, contre 5 à 10% sans cette aide.

LE TABAGISME
Le tabagisme est une toxicomanie liée à la présence de nicotine que l’on retrouve dans tous les produits à base de feuilles de tabac tels que la cigarette, le tabac à pipe ou le cigare. En effet, la nicotine entraine une accoutumance et une dépendance physique par la libération de dopamine. Celle-ci réduit l’anxiété et l’appétit mais améliore aussi la mémoire, ce sont ces effets de « plaisir » qui rendent difficile l’arrêt. Si c’est bien la nicotine la responsable de cette dépendance, elle n’est pas le véritable danger pour la santé. Lors de sa combustion, le tabac libère plus de 4 000 substances chimiques dont environ 50 cancérigènes (monoxyde de carbone, goudron, arsenic, formaldéhyde, benzène…). Ces substances sont responsables de nombreuses maladies comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers…, pouvant entrainer une baisse de l’espérance de vie d’environ 10 ans.

LES AIDES AU SEVRAGE TABATIQUE
On distingue les traitements destinés à défaire les mécanismes comportementaux tels que des counseling et soutiens personnalisés, et les traitements visant à agir sur le cerveau en le satisfaisant d’une dose normale de dopamine. Ceux-là se composent de médicaments jouant sur l’humeur et de substituts nicotiniques nécessitant un arrêt total du tabac afin d’éviter un excès de nicotine.
Les substituts nicotiniques :
- timbre transdermique (ou patch) : il est conseillé de l’utiliser 16h/24h, il permet un apport régulier et mesurable de nicotine.
- gomme à mâcher : elle permet de combler un état de manque dès que le souhaite l’ex-fumeur, ce produit peut cependant entrainer une irritation des muqueuses.
- comprimé sublingual ou à sucer : ce sont des comprimés à dissoudre dans la bouche, libérant peu à peu de la nicotine absorbée par les muqueuses.
- vaporisateur nasal : il est peu pratique, mais permet une arrivée de la nicotine vers le cerveau plus rapide.
- inhalateur : il est utile pour les personnes ayant des difficultés à se séparer du geste de fumeur, il s’agit en effet d’un tube dans lequel la personne aspire la nicotine. L’inconvénient est qu’il doit être utilisé fréquemment pour assurer la dose de nicotine et qu’il peut irriter la gorge ou la bouche.
Les médicaments :
- bupropione : c’est un antidépresseur, sans nicotine, agissant sur les récepteurs de dopamine.
- varénicline : il réduit la sensation de plaisir du fumeur en agissant sur les récepteurs de la nicotine.
Ces substituts nicotiniques ont pour but d’aider les fumeurs à diminuer progressivement leur consommation ou un sevrage total immédiat. Ils agissent en réduisant les symptômes du sevrage, permettant ainsi au fumeur de prendre de nouvelles habitudes en vu d’un arrêt du tabac. Ils peuvent être pris en charge à hauteur de 50 euros par an par l’Assurance maladie lorsqu’ils entrent dans le cadre d’une prescription médicale.

CONSEILS À L’OFFICINE
Le pharmacien doit capter le patient et évaluer s’il est dans une démarche ou non d’arrêt de tabac. Pour cela, deux questions peuvent être posées : « Fumez-vous ? » et « Envisagez-vous de cesser de fumer ? ». Ces questions peuvent être posées, par exemple, lors de la délivrance de médicaments pouvant interagir avec le tabac.
Vous ne pourrez pas tenir les mêmes propos selon le niveau de motivation auquel est votre patient :
- en phase de pré-intention : ouvrez le dialogue, faites réfléchir sur les bénéfices d’un arrêt du tabac et proposez des moyens d’aide et les stratégies disponibles,
- en phase d’intention et de préparation à l’arrêt : félicitez votre patient et encouragez-le dans sa démarche. N’hésitez pas à lui apporter des conseils pratiques tels que :
- de se débarrasser des cendriers, jeter les briquets,
- de répertorier les facteurs déclenchant la prise de cigarette,
- de faire le point sur les habitudes alimentaires, de réduire la consommation d’alcool qui favorise les pulsions à fumer,
- pour résister à une pulsion à fumer, de boire un grand verre d’eau, de changer d’activité, de se brosser les dents…
- en phase d’action et de suivi : conseillez à vos patients de passer régulièrement à la pharmacie pour faire le point (une fois par semaine au début), mettez en valeur les effets positifs ressentis par le fumeur.

SITES WEB
http://www.vulgaris-medical.com/dossier/tabac-et-sante-18/tabac-et-sante-18.html
http://www.tabac-info-service.fr/

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Dernière mise à jour 21/05/2012 17:42:11
Tabagisme : comment arrêter de fumer ?

Aujourd’hui, le tabac est la première cause de mortalité évitable dans le monde, tuant près de 6 millions de personnes chaque année. Pourtant, des solutions existent. On observe effectivement que 10 à 15% des fumeurs souhaitant arrêter y parviennent lorsqu’ils ont recours à une aide, contre 5 à 10% sans cette aide.

LE TABAGISME
Le tabagisme est une toxicomanie liée à la présence de nicotine que l’on retrouve dans tous les produits à base de feuilles de tabac tels que la cigarette, le tabac à pipe ou le cigare. En effet, la nicotine entraine une accoutumance et une dépendance physique par la libération de dopamine. Celle-ci réduit l’anxiété et l’appétit mais améliore aussi la mémoire, ce sont ces effets de « plaisir » qui rendent difficile l’arrêt. Si c’est bien la nicotine la responsable de cette dépendance, elle n’est pas le véritable danger pour la santé. Lors de sa combustion, le tabac libère plus de 4 000 substances chimiques dont environ 50 cancérigènes (monoxyde de carbone, goudron, arsenic, formaldéhyde, benzène…). Ces substances sont responsables de nombreuses maladies comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers…, pouvant entrainer une baisse de l’espérance de vie d’environ 10 ans.

LES AIDES AU SEVRAGE TABATIQUE
On distingue les traitements destinés à défaire les mécanismes comportementaux tels que des counseling et soutiens personnalisés, et les traitements visant à agir sur le cerveau en le satisfaisant d’une dose normale de dopamine. Ceux-là se composent de médicaments jouant sur l’humeur et de substituts nicotiniques nécessitant un arrêt total du tabac afin d’éviter un excès de nicotine.
Les substituts nicotiniques :
- timbre transdermique (ou patch) : il est conseillé de l’utiliser 16h/24h, il permet un apport régulier et mesurable de nicotine.
- gomme à mâcher : elle permet de combler un état de manque dès que le souhaite l’ex-fumeur, ce produit peut cependant entrainer une irritation des muqueuses.
- comprimé sublingual ou à sucer : ce sont des comprimés à dissoudre dans la bouche, libérant peu à peu de la nicotine absorbée par les muqueuses.
- vaporisateur nasal : il est peu pratique, mais permet une arrivée de la nicotine vers le cerveau plus rapide.
- inhalateur : il est utile pour les personnes ayant des difficultés à se séparer du geste de fumeur, il s’agit en effet d’un tube dans lequel la personne aspire la nicotine. L’inconvénient est qu’il doit être utilisé fréquemment pour assurer la dose de nicotine et qu’il peut irriter la gorge ou la bouche.
Les médicaments :
- bupropione : c’est un antidépresseur, sans nicotine, agissant sur les récepteurs de dopamine.
- varénicline : il réduit la sensation de plaisir du fumeur en agissant sur les récepteurs de la nicotine.
Ces substituts nicotiniques ont pour but d’aider les fumeurs à diminuer progressivement leur consommation ou un sevrage total immédiat. Ils agissent en réduisant les symptômes du sevrage, permettant ainsi au fumeur de prendre de nouvelles habitudes en vu d’un arrêt du tabac. Ils peuvent être pris en charge à hauteur de 50 euros par an par l’Assurance maladie lorsqu’ils entrent dans le cadre d’une prescription médicale.

CONSEILS À L’OFFICINE
Le pharmacien doit capter le patient et évaluer s’il est dans une démarche ou non d’arrêt de tabac. Pour cela, deux questions peuvent être posées : « Fumez-vous ? » et « Envisagez-vous de cesser de fumer ? ». Ces questions peuvent être posées, par exemple, lors de la délivrance de médicaments pouvant interagir avec le tabac.
Vous ne pourrez pas tenir les mêmes propos selon le niveau de motivation auquel est votre patient :
- en phase de pré-intention : ouvrez le dialogue, faites réfléchir sur les bénéfices d’un arrêt du tabac et proposez des moyens d’aide et les stratégies disponibles,
- en phase d’intention et de préparation à l’arrêt : félicitez votre patient et encouragez-le dans sa démarche. N’hésitez pas à lui apporter des conseils pratiques tels que :
- de se débarrasser des cendriers, jeter les briquets,
- de répertorier les facteurs déclenchant la prise de cigarette,
- de faire le point sur les habitudes alimentaires, de réduire la consommation d’alcool qui favorise les pulsions à fumer,
- pour résister à une pulsion à fumer, de boire un grand verre d’eau, de changer d’activité, de se brosser les dents…
- en phase d’action et de suivi : conseillez à vos patients de passer régulièrement à la pharmacie pour faire le point (une fois par semaine au début), mettez en valeur les effets positifs ressentis par le fumeur.

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http://www.vulgaris-medical.com/dossier/tabac-et-sante-18/tabac-et-sante-18.html
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