"Non je dis pas ça pour toi, je dis juste qu'il y en a un qui joue trop fort de la grosse caisse"

On a fermé. On a manifesté. On avait réussi à mobiliser toute la profession. Les grands les petits. On se révoltait tous contre la mise en péril de nos 3 piliers. Et beaucoup craignaient que soit remise en question l'indivisibilité propriété/exploitation car l'ouverture du capital leur semblait être le pire des scenari qui pouvaient arriver, devant même le passage de l'OTC en GMS.
Parmi nous quelques petits malins se disent qu'ils vont adopter une stratégie qui va tuer tous les confrères: un groupement. Un groupement bien pourri sans foi ni loi, qui ne respecte ni le pharmacien en général ni son pharmacien en particulier.
On casse les prix, on affame les voisins, on affame le titulaire aussi, et tout le monde crève. Ca c'était le début... 
On apprend donc maintenant que ce groupement est racheté par un groupe financier important.
Des gens qui ne connaissent pas la pharmacie de proximité, la chaleur d'une relation soignant/soigné, qui comptent la caisse le soir, qui regardent les chiffres, les stats...
On s'est mobilisé pour ne pas ouvrir notre capital à des fonds de pension mais il y en a toujours un pour penser qu'il a raison de faire différemment...
Alors je ne jette pas l'opprobre sur une partie d'entre nous, je ne stigmatise pas, mais comme disait Coluche: "Non je dis pas ça pour toi, je dis juste qu'il y en a un qui joue trop fort de la grosse caisse".

Delphine Chadoutaud

Commentaire
drlouzou
18/12/2016
Bruxelles, le mercredi 27 avril 2016 - Après la Wallonie et Bruxelles, c'est au tour des Flandres de voir arriver sur son sol un nouveau genre de pharmacies, plus proches de l'hypermarché que de la « supérette ». Les ouvertures prochaines de deux nouveaux Medi-Market à Gand et Anvers marquent ainsi l'expansion de la chaîne détenue par le groupe Medicare en territoire néerlandophone. L'objectif annoncé de création sur le sol belge de plus d'une vingtaine de points de vente d'ici à 2020 dénote bien de la stratégie agressive de l'enseigne qui s'est mise à dos, en l'espace de quelque mois, une bonne partie de la profession pharmaceutique du pays. D'autant qu'avec des prix affichés de l'ordre de 20 à 30 % inférieurs à ceux constatés partout ailleurs sur la parapharmacie et les médicaments sans ordonnance, le concept a de quoi faire peur à la concurrence. A la manière des drogueries que l'on peut trouver dans les pays anglo-saxons, chaque Medi-Market propose, à l'intérieur d'un espace de 1 000 mètres carrés de moyenne, une gamme de produits incluant plus de 8 000 références de parapharmacie, allant des compléments alimentaires aux laits pour bébé, en passant par des produits homéopathiques, des médicaments sans et avec ordonnance, mais aussi des produits de diététiques comme du miel ou des pizzas surgelées… Une confusion des genres qui a poussé l'Ordre national des pharmaciens de Belgique à porter plainte contre la firme qui, selon lui, enfreint la législation en matière de pharmacie. L'image de tout un secteur écornée En attendant que l'affaire soit entendue en juin prochain, l'Association pharmaceutique belge (APB) qui représente la fédération nationale des pharmaciens d'officine indépendants s'était également élevée contre ces « supermarchés pharmaceutiques » dès l'inauguration de la première implantation en 2014. Jan Depoorter, son porte-parole, avait alors déclaré à la presse que les promoteurs de Medi-Market « jouent avec les limites de la législation pour faire du commerce, alors que les pharmacies indépendantes font de gros efforts pour justement ne pas être considérées comme des endroits où l'on achète à tout va ». Pour se mettre en conformité avec la législation belge qui stipule que les médicaments ne peuvent être délivrés que dans des pharmacies autorisées, Medi-Market a eu recours à une astuce qui est justement au centre de la polémique et de l'accusation de confusion organisée à son encontre. Dans chaque magasin, deux sociétés distinctes ont été mises sur pied: un Medi-Market parapharmacie et un Medi-Market pharmacie. Chaque entité a, comme la loi le stipule, sa propre entrée et ses propres produits. Une simple paroi vitrée dotée d'une porte permet pourtant aux clients de passer aisément d'un espace à l'autre, à l'intérieur même du complexe de vente. Pour les responsables de la marque, cette dissociation et la création d' «un espace purement médical» permettent de « revaloriser le rôle du pharmacien en lui permettant de se concentrer à temps plein sur la délivrance de médicaments ». Pour ses opposants, auxquels vient de se rallier la Ligue des Pharmaciens de Flandre orientale, il s'agirait plutôt d'une belle hypocrisie destinée à enrober des « techniques de vente agressives qui n'ont plus rien à voir avec le métier de la santé ». Officines de demain : les conditions du succès (4) Mais raisonnons un peu, ce que nos patients clients consommateurs veulent est fort simple, et tient en trois mots ; Price Choice Advice (Traduction : le prix, le choix, le conseil). Ceci, il y a 50 années que la GMS l’a compris. Alors avec des Lois régissant notre profession organisées par  les ordonnances du 05 Mai 1945 nous n‘irons pas loin,  d’autant que les lois policières du 11 Septembre 1941 sur le contrôle de la pharmacie n’ont jamais été abrogées. Alors que faire, pleurer, rester sur place ou essayer des méthodes innovantes. Oui, notre monde va vite, très vite, parfois avec une économie flashée en « excès de vitesse ». Pour une fois, sortons a bon escient notre calculette, année 2016 - année 1941 = 75 années, soit 3 générations. Devons-nous aussi continuer de supporter à l’infinie les « dictas » des organismes sociaux et des ONDAMS mortifères, nous condamnons à tourner à l’ « excès de lenteur ». Mieux faut accompagner les mutations de nos sociétés, plutôt que de se faire doubler par de grosses berlines, au risque de se retrouver inévitable et durablement dans le fossé. Arrêtons de montrer du doigt les « Autres », de se comporter comme des enfants dans les cours de maternelle: « Puisque c’est comme ça, je fais le dire à la maitresse…. ». De toute façon, chers Confrères, dites-vous bien, et une fois pour toute, que malgré des politesses de façades, nombreux de nos ministères de tutelles successifs n’ont aucune considération pour les pharmaciens. Nous ne sommes que des « variables d’ajustement » économique dans le budget des organismes sociaux français (UNCAM). La France est régulièrement condamnée par la Cours Européenne, pour son monopole économique des assurances santé: CNAMTS, MSA, RSI. Il est évident que le 04 Octobre 1945, les créateurs de la Sécurité Sociale seraient effrayés, s‘ils constataient ce que sont devenus les organismes sociaux: des immenses machines à brasser les milliards d‘euros, fort loin de la volonté initiale du Conseil National de la Résistance. Pourquoi se plaindre, puisque la « Bergerie » est sous contrôles. Pourquoi hausser le ton, pourquoi faire dépasser la tête de la rangée des Moutons. A force de « Marcher sur la tête », MEL finira par avoir raison, car il aura raison ! Arrêtons d’être aveugles ou borgnes, arrêtons de nous mettre la tête dans le sable, et ouvrons les yeux et les oreilles. Arrêtons de nous plaindre, arrêtons de nous comporter comme des « Gentils », arrêtons d’accepter de nous faire avaler des « couleuvres ». Officines de demain : les conditions du succès (5) Paris, le 30 Aout 2016 : Les syndicats des prestataires de santé à domicile (PSAD) ont lancé une pétition ce lundi 29 août pour dénoncer le projet de baisse de tarifs de remboursement de dispositifs médicaux nécessaires au maintien à domicile inscrits à la LPPR (liste des produits et prestations remboursables). Ces baisses de prix sont évaluées à près de 200 millions d’euros en année pleine, indiquent les syndicats dans un communiqué et touchent différentes classes de produits allant de l’auto surveillance glycémique à la nutrition orale et entérale en passant par l’apnée du sommeil. Les pharmaciens d'officine participent à cette mobilisation par le biais de l'Union nationale des prestataires de dispositifs médicaux (UNPDM), à laquelle adhère la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et qui porte des revendications similaires. La fédération des PSAD, qui regroupe les deux syndicats de prestataires à domicile Synalam et Synapsad, s’était déjà insurgée cet été contre la publication de l’avis du Comité économique des produits de santé (CEPS) concernant ces baisses de prix. « Le CEPS propose des économies 5 à 6 fois supérieures à ce qui est habituellement négocié et qui vient s’ajouter aux baisses déjà en cours », indiquent les syndicats des PSAD. La pétition lancée ce jour doit permettre de sensibiliser le président de la République sur les difficultés engendrées par ces baisses de prix sur la santé à domicile. « C’est tout un secteur d’activité, pourtant fortement créateur d’emplois qualifiés et non délocalisable qui serait ainsi asphyxié. Pire, c’est l’avenir de la prise en charge à domicile des patients qui est remis en cause », plaident les syndicats. Encore une fois, ce ne sont pas les pharmaciens qui ont réagis les premiers. Les Syndicats de Prestations de Santé à Domicile ont lancé l’alerte. Il a fallu 2 a 3 jours de plus pour que nos syndicats réagissent. Quand à la position de l’Ordre ... pas d’appel à la non « servitude volontaire » . Et nous pauvres Citoyens Pharmaciens devons continuer à subir. Définitivement les conditions du succès ne sont prêts d’être réunit. Si nous devions encore en faire la preuve, la pharmacie est réellement une variable d’ajustement économique dans de sombres négociations Etat - Assurance Maladie - Partenaires Financiers.
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