« Mais où va-t-on ! »

Nous avons fêté cette semaine la Saint Valentin et des couples se seront sûrement rapprochés, inspirés par le riche et beau Christian Grey, mais à ce jeu, peu pourront surpasser les pharmaciens qui dans leur perversité acceptent aujourd’hui des investissements étrangers à la profession alors qu'ils veulent conserver leur corporation... 
Mais où va t'on ! Et le pire c'est que des pharmaciens jeunes ou non se laissent tenter par le diable de la finance... 
C'est malheureux tout de même de voir que c'est notre profession qui a causé sa propre perte par appât du gain. 
On ne pourra donc critiquer l'image cupide du pharmacien que l'on​ nous donne. 

Christophe Enderlé, pharmacien à Bertry (59)
Commentaire
natacha ph
23/02/2018
tout a fait d'accord. Il existe les cupides qui détournent leur diplome de pharmacien de sa fonction première en misant sur la para et la casse des prix ,sans aucune déontologie ,etc de plus en plus nombreux et les "vrais" qui assurent malgré tous les obstacles s'accumulant (environnement hyperconcurentiel, marges sur le méd insuffisantes,perte d'une indépendance réelle et j'en passe) leur mission de conseil (sans une boite à vendre au bout!!) de gentillesse, d'empathie et consacrent du TEMPS aux patients. Alors se battre pour une profession dont une partie non négligeable ignore,méprise les petits et moyens , non ce n'est plus possible, au bout de 31 ans d'exercice libéral, apparaissent du découragement ,de la colère froide, du dégout ,de la douleur morale. Comme dit Olivier G dont je partage entièrement les propos, utopie que l'union de la profession!! .J'espère que les gros requins se feront dévorer par plus gros qu'eux.
R.V.
19/02/2018
Alindust et Olivier G. : très juste ! Mais les "docteurs" seront toujours là pour nous soigner ( 100 % d'entre eux par "vocation" et altruisme ) à grand coup de .......dépassement d'honoraires astronomiques !!! Ben quoi ? C'est normal ! Tas qu'à pas être malade ... L'image du pharmacien friqué et nanti devrait normalement bientôt migrer et être attribuée aux "docteurs". Bon courage .
alindust
19/02/2018
...dans le mur !
olivier G
16/02/2018
Il est une évidence que la large décennie autour des années 80 à 90 des créations par dérogation a été un véritable massacre. Je ne parlerais pas de suicide mais plutôt d'auto-euthanasie, parce qu'il faut prendre en compte le lent déclin douloureux avant l'extinction de beaucoup d'entre nous. Et beaucoup sont encore là mais souffrent toujours. Je sais, la comparaison peut choquer parce que "l'officine" n'est pas un être humain en soi. Mais ceux qui y travaillent si. Et ils y laissent parfois plus que leur santé ! Maintenant il y a deux écoles : choisir de périr plutôt que d'accepter des capitaux "extérieurs" ou bien... les accepter. Certains ont encore le choix, d'autres non ! Autant que le rêve d'unité de la profession restera encore longtemps une belle utopie !
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