Y a-t-il un effet nocebo pour les sondages ?

C’est la question que l’on peut se poser sur le sondage effectué par l’USPO à propos du Levothyrox. Environ 15% de la profession aurait répondu en indiquant consacrer environ 4 heures par jour pour renseigner une moyenne journalière de 15 patients, soit 50 000 patients souffrant d’un problème de thyroïde.
En extrapolant ces résultats aux 22 000 officines du réseau c’est donc la totalité de la population des patients sous Levothyrox qui a été renseignée du 2 au 11 octobre dans nos officines.
Quand on sait que la moyenne de fréquentation des patients souffrant d’une pathologie de la thyroïde est inférieure à 6 par jour, on est en droit de se poser la question sur l’opportunité de réaliser et de diffuser un tel sondage où les réponses relèvent plus de l’imaginaire que de la réalité à l’image d’un nombre non déterminé de patients qui se sont mis à souffrir d’effets secondaires en apprenant qu’ils utilisaient sans le savoir un nouveau Levothyrox depuis plusieurs mois.

Jean-Patrice Folco
Commentaire
Montmayeur line
25/10/2017
Line 25/10/2017 c une véritable catastrophe depuis que j'ai pris cette nouvelle formule c'est à dire au mois de mai 2017 c une descente au enfer perte de cheveu considérable, crampes, vertiges et grosse grosse fatigue et cela toute la journée, des problèmes intestinaux, prise de poids, tout ces témoignages ne sont pas anodins et qu'il y a énormément de similitude dans les effets secondaires de cette nouvelle formule 25/10/2017
ylm
21/10/2017
J’avoue dans un premier temps avoir considéré que les effets indésirables de la nouvelle galénique correspondaient à un effet nocébo provoqué par le changement. Comme beaucoup de confrères j’ai eu un petit sourire en coin me disant, tiens l’ANSM et le Ministère vivent ce que nous avons encaissé pendant des années avec la substitution des princeps. Cependant les manifestations très intenses de certains patients nous ont conduit à revoir notre position (douleurs musculaires+++, vertiges+++ pouvant entraîner la perte d’équilibre etc.). Dans les cas les plus sévères, nous avons réalisé des signalements de pharmacovigilances qui demandent environ 20 minutes / patients compris les demandes complémentaires du centre de pharmacovigilance. Force de constater qu’une fois de plus les pharmaciens d’officine et leur équipe se sont retrouvés en première ligne et en dernière ligne face à « l’affaire du lévothyrox ». Avec pour seule information dans un premier temps l’écoute des médias. Toute initiative qui met en avant le travail au comptoir me semble aller dans le bon sens, après il est toujours possible de palabrer à l’infini pour en autre flatter son égo : est-ce bien constructif ? En tant que professionnel du médicament, nous pensons que « l’affaire du lévothyrox » devrait être mise à profit et toutes les questions élucidées : -pourquoi l’instabilité du PA dans l’ancienne galénique n’avait-elle pas fait l’objet de publications ? -pourquoi le changement de galénique n’avait-il pas été mieux expliqué avec une mise en avant des effets indésirables qui étaient connus ? - pourquoi les professionnels de Santé doivent ils écouter les médias pour avoir la primeur des informations ? -pourquoi les signalements de pharmacovigilance ne sont-ils pas obligatoirement (cahier des charges) intégrés à nos logiciels métiers, ces signalements ne sont-ils pas une mission essentielle de notre profession ? -pourquoi pour une molécule à marge thérapeutique étroite, les essais de bioéquivalence se sont-ils limités à des sujets sains, alors que la thérapeutique concerne 3 millions de patients aux profils pathologiques polymorphes ? -Pourquoi devant le désarroi des patients ayant les manifestations les plus sévères n’avons-nous pas des explications plus précises : en particulier un résultat de dosage thyroïdien dans les normes après changement ne signifie pas que l’équilibre thyroïdien m’a pas été modifié lors du changement, ainsi une augmentation une baisse (dans les normes) de tant de % de la TSH, T3, T4 libre est susceptible de faire apparaitre quels effets indésirables ?
Folco Jean-Patrice
18/10/2017
Mr Bonnefond Quelle peut être la signification d'un sondage quand les réponses sont incohérentes par rapport à la réalité ? Quand la moyenne de fréquentation journalière des patients sous levothyrox par officine est inférieure à 6 et que le choix entre 3 questions posées abouti à ce que près de 70% des pharmaciens ayant répondu déclarent voir une moyenne journalière de patients sous levothyrox supérieure à 10 (soit plus de 2/3 supérieur à la moyenne) on est en droit de mettre en doute la cohérence des questions et le sérieux des réponses. Quand au niveau national 15 000 cas d'effets secondaires ont été déclarés, soit 0,50% de la population souffrant de cette pathologie, et que 65% des titulaires ayant répondu à votre sondage déclarent avoir relevé plus de 10% de cas d'effets secondaires (40% de réponses à plus de 20% de cas) quelle crédibilité peut on apporter à ces réponses et quelle crédibilité peut avoir un syndicat qui publie un sondage où il apparaît que les 3187 officines ayant répondues ont relevé à elles seules autant de cas d'effets secondaires que ceux déclarés au niveau national auprès de l'ANSM. Mr Bonnefond vous entendez montrer l'efficacité de notre profession à travers un sondage qui montre, selon les résultats, que nous dénombrons largement plus de 300 000 cas d'effets secondaires avec le nouveau levothyrox (soit plus de 20 fois le nombre de cas déclarés) sans que vous preniez la peine d'alerter les pouvoirs publics que la "crise sanitaire" est beaucoup plus profonde que ce qu'ils annoncent. En critiquant votre travail je ne dénigre aucunement le quotidien de mes confrères au comptoir, mais plutôt l'absurdité de l'utilisation que vous en faites. J'ose espérer que la grande majorité de mes confrères n'a pas attendu la mise en place de l'Euthyrox 6 mois après la commercialisation du nouveau levothyrox pour informer et rassurer les patients qui sont donc passés au minimum 6 fois dans nos officines depuis. Il aurait été plus judicieux pour moi de mettre en avant le travail que nous effectuons tous les jours auprès de nos patients pour lutter contre le dénigrement permanent du médicament en général et ou il apparaît justement à travers la crise du levothyrox que nos différentes instances professionnelles n'ont pas le discours correspondant à celui du seul professionnel de santé formé pour parler du médicament.
PF
17/10/2017
je ne sais pas vous, mais moi j'ai eu aussi plein de gens qui se renseignent alors qu'ils ne prennent pas de levothyrox. Et oui, on en parle toute la journée, avec des gens qui souffrent d'effets secondaires, d'autres qui ne souffrent pas mais se renseignent, et d'autres également qui n'en prennent pas, mais se renseignent !!!
olivier G
17/10/2017
Ne parlons pas de réponses relevant de l'imaginaire comme on a parlé d'effets secondaires imaginaires... Je pense qu'un certain nombre de réponses ont pu être quelque peu surestimées sous le coup de la colère mais elles ne relèvent pas pour autant de l'imaginaire !
Denis Moire
17/10/2017
A vouloir sans cesse être sur le devant de la scène, l'USPO se brûle les ailes et dit n'importe quoi...
DRAIN FRANCOIS
17/10/2017
Le comble est que ces personnes qui ont eu des effets secondaires importants après deux jours de prise d' EUTHYROX tout était revenu dans l'ordre (pas mal !!!!!!!).Nous avons fourni des explications et notamment de faire un dosage d'hormones thyroïdiennes et surtout de revoir leurs généralistes afin de faire le point.Combien de généraliste ont fait le nécessaire.Un d'ailleurs a porte plainte contre Merck.Bref c'est toujours le fric qui compte, pour preuve les montants des indemnisations sont déjà connus.Et bien sur le Ministère dit non puis oui et l'agence du médicament silence RADIO.Courage fuyons!!!!
simon serge
17/10/2017
y croyez-vous vraiment quand vous affirmez que 15% des pharmaciens passent quatre par jour à renseigner les patients qui sont sous lévothyrox????? j' ose espérer que non...Mais une chose est sûre: vous vous "écoutez parler" et vous arrivez vous-même à croire toutes les bêtises que vous dîtes... Vos propos sont tout juste bons à jeter à la vindicte populaire...
Pharmacie des Oiseaux de Mer
17/10/2017
Monsieur Jean-Patrice Folco a oublié un détail majeur; le sondage a été fait sur les deux jours qui ont suivi la mise à disposition de l'Euthyrox relayé sur tous les outils "média". Et effectivement, pendant ces deux jours nous avons été très sollicité. Monsieur Jean-Patrice Folco est-il apothicaire? Car ses comptes ne sont pas bon. Il n'y a aucune extrapolation a réaliser car il s'agit de témoignages et non d'une étude statistique. Mauvais Buz...
gilles bonnefond
17/10/2017
ce sondage montre tout le travail bénévole des pharmaciens à relever le défi d'une crise sanitaire de relever le défi d'informer et rassurer les patients qui sont parfois venus à plusieurs reprises dans les officines.Le rôle des syndicats est de montrer la mobilisation,l'efficacité et le temps passé par les pharmaciens et de faire connaitre ce travail aux pouvoirs publics. Vous votre seul rôle est de critiquer le travail de l'USPO .Tous les pharmaciens apprécieront votre aveuglement au point de dénigrer leur quotidien au comptoir . La profession ne vous remercie pas Mr Folco
MOREAU Jean
17/10/2017
GENIAL!!
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