Ce n'est pas la loi qui impose à Leclerc d'employer des pharmaciens

La réponse du CSA sur la publicité Leclerc est très claire car elle dit une chose qui est très importante :

Ce n'est pas la loi qui impose à Leclerc d'employer des pharmaciens dans ses parapharmacies, mais les laboratoires (pas tous) qui l'exigent pour la distribution de leurs produits.

Les parapharmacies font partie d'un circuit de distribution sélectif auquel appartient aussi la parfumerie et doivent répondre à des critères bien définis. Un des critères pour distribuer certains laboratoires est l'emploi d'un pharmacien, condition à remplir pour ne pas s'exposer au refus de vente.

 

La présence ou pas d'un pharmacien dans les parapharmacies Leclerc est donc assujettie aux contrôles des laboratoires dans le cadre du respect d'une règle de distribution sélective qu'ils ont obtenu auprès du législateur, règle qu'ils se doivent de faire respecter sous peine de voir leurs produits distribués par le circuit classique.

 

On ne peut que remercier l'USPO d'avoir interpellé le CSA car sa réponse montre qu'aucune obligation légale n'existe pour distribuer de la parapharmacie si ce n'est des règles commerciales qui ne peuvent être utilisées pour demander l'ouverture du monopole des médicaments, l'emploi de pharmaciens par Leclerc n'étant qu'une règle de distribution sélective.

 

Par contre nous devons prendre en compte cette réponse pour modifier nos comportements et notre communication sur l'ouverture du monopole. Il est évident que Leclerc ne va pas en rester là et nous risquons des attaques mettant en avant notre mode de distribution des médicaments OTC comme il avait fait pour faire tomber le monopole de la parapharmacie il y a 30 ans.

Prenons garde que dans notre volonté de montrer que nous sommes un circuit de distribution concurrentiel, le fait de transformer les libres accès en self-service ne se retourne pas contre nous, comme l'introduction de la guerre des prix et des systèmes promotionnels à la libération des prix en 1987 avaient sonné le glas du monopole de la parapharmacie.

 

Dr Folco

Commentaire
Gérard S.
29/12/2016
J'ai embauché chef pâtissier dans ma pharmacie mais je n'ai pas le droit de vendre ses bonnes pâtisseries. Il est pourtant bien diplômé mon pâtissier. Quel scandale !!
Borderie Fabrice
15/06/2016
Les futurs retraites cherchent toujours a vendre leur boutique aussi cher qu'avant La GMS a deja gagne la bataille de la Parapharmacie cf le site Leclerc Les officinaux se sont tire une balle dans le pied avec le libre acces La GMS lorgne sur le libre acces,c'est pour demain que se soit Macron ou Juppe ou Sarkozy Les grosses officines pensent qu'en liquidant les plus petites ,elles pourront survivre La remise generique n'a plus que quelques mois a vivre Les jeunes diplomes fuient le metier d'officine et ils ont raison Demain la desertification pharmaceutique suivra la desertification medicale Vous les plus gros il ne vous restera que la gestion du rembourse avec de gros chiffre d'affaires et une marge ridicule Viendra alors le temps des assurances qui obtiendront le droit d'entrer en masse dans le capital des officines,elles en choisirons quelques unes Il y aura alors peu d'elus Voila la realite , tout le reste c'est du blabla
bessieres daniel
09/06/2016
le problème de l'économie officinale aujourd'hui c'est que le médicament ne permet plus à une officine de vivre, baisse des prix, marge ridicule sur les produits chers, guerre des prix sur l'otc, vente sur internet de médicament, pour un jeune diplômé avec des crédits c'est compliqué, donc baisse des fonds, difficulté d'avoir un prêt, dépôt de bilan, que font les syndicats, la profession, les futurs retraités ?
mauvoisin michel
26/05/2016
Certains pharmaciens embauches par les parapharmacies ont ete rayes du conseil de l'ordre ou meme condamnes par les tribunaux. Malgre tout, il faut bien que tout le monde puisse manger aussi. Mais attention aux pharmaciens inscrits a l'ordre et a ceux qui ne le sont pas !
telle maryse
25/03/2016
il n'est pas incompatible de developper la para en faisant un travail de qualite avec des gammes bien choisies le medicament doit rester derriere le comptoir : CONSEILS ASSOCIES PLUS EFFICACES de plus libre acces = mesusage (cf mercalm etc.....) certains labos redemandent le passage derriere le comptoir ex curaspot ou la visibilite est souvent meilleure et devant : hygiene beaute plaisir (ce n'est pas une honte il faut assumer aussi cette partie) et comme cela on peut avoir une bonne repartition (60 % med 20% para 20%conseils) sans donner a MEL LE BATON POUR NOUS BATTRE de plus le fait de vendre de la para ne veut pas dire que le coeur de metier est neglige ,bien au contraire et c'est important pour fideliser la clientele d'effectuer des delivrances d'ordo avec conseils avises
JPM
23/03/2016
Toujours et encore ce problème de cosmétique qui vient polluer, pour certains d’entre nous, la quête d’identité. De quoi s’agit-il ?...... Les fabriquant de shampooings, dentifrices et autres crèmes miraculeuses ont besoins, pour leur promo, de se racoler à un scientifique connu et reconnu. Mais il faut que ce scientifique soit aussi un commerçant pour écouler la came avec bienveillance et rétribution. Les professionnels dotés d’un diplôme « savant », et inscrits au registre du commerce ne sont pas nombreux - nous sommes pratiquement les seuls. Alors ainsi naît LA PARA-PHARMACIE. Terme néologique vide de sens – comme les EXTRA-TERRESTRES. Il y a une trentaine d’année - je m’en souviens très bien - on lisait sur les affiches des abribus « VENTE EXCLUSIVE EN PHARMACIE ». La DGCCRF a mis son nez là-dedans et l’appellation a dû être retirée comme entrave injustifiée à la libre concurrence – on parlait bien de produits cosmétiques VICHY, PHAS (marque disparue), etc… Seules les « code 3 », donc avec AMM, justifiaient cette exclusivité légale. Alors des pharmaciens ont cru bon démontrer que pour vendre une crème de nuit ou un shampooing antipelliculaire il fallait être puissamment diplômé et que nous seuls – science infuse oblige – savions prodiguer le conseil adapté : le shampooing sur les cheveux, la crème sur le visage et non l’inverse !........... Ainsi est née la PARA-PHARMACIE. Merci qui ?............... Du coup Michel-Edouard qui n’est pas plus sot qu’un autre s’est engouffré dans la brèche et a engagé des potards en mal d’emploi. Ayant « ses » potards il a réclamé le droit à la vente des OTC (avec AMM). C’est aussi idiot que si moi – potard diplômé – j’allais expliquer au Conseil de l’Ordre que je vais vendre des médicaments sur le marché le dimanche matin. MAIS NON MICHEL-EDOUARD !...... La vente de médicaments est liée à un professionnel ET à un LIEU AGREE. Idem pour le médecin, le dentiste, le curé, le notaire, etc… Donc INTERDISONS AUX FABRICANTS D’UTILISER NOTRE NOM SANS L’ACCORD ECRIT DE L’ORDRE. Adieu les : « vente en pharmacie et parapharmacie » qui induisent volontairement le lecteur en erreur. Exigeons que le nom de notre profession ne puisse être galvaudé et pris en otage. Que ce soit par des fabricants de cosmétiques ou par des épiciers propriétaires d’hypermarchés.
CF
23/03/2016
Encore faudrait-il qu'il y ait des pharmaciens, sur 200 parapharmacies il emploie 240 docteurs en pharmacie. Etant donné les horaires d'ouvertures, une fois sur 2 il n'y a pas de pharmaciens.
mimi m
23/03/2016
merci Roselyne
F.A
22/03/2016
Enfin, une réaction censée. Malheureusement, ce n'est que de la théorie et ceux qui ont sonné le glas de la parapharmacie seront aussi ceux qui sonneront le glas de l'OTC qu'on se le dise. Nous devrions avant tou être des professionnels de SANTE et non pas d'abord des commerçants car sinon Leclerc a tout à fait raison.
Olivier G
22/03/2016
Petite correction : les laboratoires ne sont pas vraiment en droit d'exiger un pharmacien. En effet, je reproduis ci-dessous un extrait de questions au Sénat : "Le Conseil de la concurrence a accepté ces contrats de distribution sélective, dans la mesure où ils ne constituent pas une entrave au marché. Il n'a pas limité la définition du personnel qualifié devant être présent aux heures d'ouverture aux seuls pharmaciens. Il exige en revanche un niveau de qualification professionnelle, « qu'il s'agisse d'un diplôme de pharmacien, d'un diplôme universitaire équivalent ou d'un diplôme scientifique ou professionnel ». Aussi les parapharmacies ne sont-elles pas dans l'illégalité quand elles n'emploient pas un pharmacien si elles emploient une personne qualifiée ayant un diplôme équivalent."
mechain vincent
22/03/2016
Il est encore temps de revenir en arrière. Faisons disparaître de nos pharmacies ces rayons "libre accès" et mettons en avant notre capacité de conseiller plutôt que notre capacité à vendre plus !!! Malheureusement ceux pour qui le "libre accès" a été créé, par nos propres instances, c'est à dire les plus gros d'entre nous ne m'écouteront pas....
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