Une semaine riche en actualités pour la profession

Semaine assez riche, notamment d'un point de vue médiatique avec les affaires du valproate et l'enquête UFC sur la présence de substances dangereuses dans les produits cosméto et d'hygiène.
 
Pharmacologiquement, les restrictions de délivrance du valproate sont un sujet délicat pour notre profession où nous devons veiller à la tranche d'âge de la patiente et ses projets parentaux. Une mission logique dans notre rôle de délivrance mais nouvelle dans la forme, ce qui freine l'application à large échelle. Un point toutefois pour aux LGO qui ont mis en place des filtres de délivrances afin de poser et se poser les bonnes questions.
 
Par contre ce qui fait plus de bruit car cela touche la grande majorité des français, c'est la présence de substances préoccupantes voire dangereuses dans des produits d'usage quotidien. Je ne sais pas comment a été faite l'enquête. J'ose espérer qu'elle a été faite de façon scientifiquement irréprochable avec certes, identifications de ces substances, mais aussi en mesurant les doses limites et légalement acceptées. Car il est tout à fait normal de soulever le problème de la présence de ce genre de substance, mais si la loi les autorise ce n'est pas les marques qu'il faut montrer du doigt mais la législation, au même titre que les pesticides en agriculture.
Néanmoins cette démarche va dans le bon sens, celui du consommateur. Si, encore une fois, l’étude est objective et scientifiquement bien faite…
 
A. PROXIMITO
Commentaire
Olivier G
25/02/2016
Vous souvenez-vous de la fable d'Esope du jeune berger qui criait sans cesse au loup ? Aujourd'hui les enquêtes d'UFC, 60M & Co sont-elles encore crédibles ? Il ne faut qu'à peine extrapoler ces enquêtes et conclusions diverses et variées pour en déduire que tout est toxique, voire cancérigène... tout ce que nous ingérons (alimentation, boissons, médicaments...), tout ce que nous mettons sur notre peau (toutes formes de crèmes et lotions), tout ce qui est en contact avec notre peau (vêtements et leurs colorants !...), voire ce que nous respirons. "On" ne parle pas encore des substituts de parabène peut-être plus toxiques que le parabène, mais cela viendra. "On" ne parle pas encore des substituts du bisphénol peut-être plus toxiques que le bisphénol, mais cela viendra...etc, etc. Et nos patients ne sont pas peu à penser la même chose. A tout décrier à tort et à travers sous couverts d'études auxquelles l'on peut toujours trouver des biais, qui peut encore s'y retrouver ? "On" incrimine souvent des substances qui sont, par exemple, cancérigènes à fortes doses en mettant de préciser que le produit que l'"on" étudie n'en contient que des microdoses. Bref, trop c'est trop et ça n'est plus crédible ! Mais au fait, quelqu'un pourrait-il faire l'étude du papier et des encres utilisés par UFC, 60M & Co pour savoir s'ils ne contiendraient pas des substances toxiques ou irritantes par contact, ou par ingestion (accidentelle évidemment) ?
lamarche jean
25/02/2016
Pas d'accord sur la phrase ''Ce n'est pas les marques qu'il faut montrer du doigt mais la législation'' C'est exactement avec ce raisonnement que chaque français se déresponsabilise et que les affairistes profitent des failles ou des doses seuils pour faire plus que les responsables prudents qui pensent à la sécurité des consommateurs.
Ajouter un commentaire