La vaccination dans les officines n'aura pas lieu !

C’était attendu et demandé par une grande majorité des pharmaciens, et c'est dorénavant effectif, la vaccination dans les officines n'aura pas lieu !
Cela soulève tout de même quelques interrogations. La première: si maintenant nous renions une mission ou des missions présentent dans la loi HPST, loi que nous prenons souvent comme référence,  quel va être l'avenir de ces missions et quel rôle aurons-nous dans les prochaines applications de cette loi ?
La seconde : pour revenir sur les conditions de proposition de cette nouvelle mission, c'était juste au moment où les professionnels de santé étaient soudés, à se demander si ce n'était pas volontaire pour semer la discorde…
Commentaire
Olivier G
31/03/2015
CF Ne faites pas d'une généralité quelques connaissances personnelles. Dans mon officine, mon associée et/ou moi-même sommes présents 100% du temps d'ouverture et majoritairement au comptoir !! et je connais nombre de confrères dans le même cas !
pintorichard pharmacien
31/03/2015
Réponse à cf: il est fini le temps où le titulaire n'était pas là...c'est un temps largement révolu...économie oblige...il est sûr que ce serait lui, qui vaccinerait... on peut rendre service à l'occasion, à un ami médecin, un confrère ou un employé, mais il est certain que nous avons assez à faire comme ça et que nos infirmières doivent travailler!!!!!!!!!!
cf
31/03/2015
Qui allait vacciner en officine? le titulaire "manager" qui n'est jamais derrière le comptoir( et rarement dans son officine), les assistants chronométrés à la tache et surveillance du personnel, ou les préparateurs qui font le boulot, avec des salaires minimum...
Olivier G
31/03/2015
Pas d'accord sur la deuxième remarque. Les professionnels non jamais été "soudés". Ils ont juste combattu côte à côte le même projet de loi, mais chacun dans son propre intérêt et certainement pas l'intérêt de l'autre. J'aurais bien voulu voir si le ministère avait persisté et détruit le monopole et ouvert le capital si un seul médecin ou infirmier ou autre aurait pris notre défense !!! Il est évident que non !! Et je continue à penser que ce texte sur la vaccination a surtout été retiré pour ne pas en rajouter dans la colère des médecins qui sont déjà suffisamment remontés contre le tiers payant ! Quand aux pharmaciens qui ont et qui continuent à hurler contre cette mission, je pense qu'ils n'ont pas compris le rôle que nous pouvions avoir. Il n'a jamais été question que nous choisissions de vacciner ou non tel ou tel patient - enfant ou adulte - et que choisissions quel valence injecter à un nouveau-né ! Cela n'est pas et ne sera jamais notre rôle. Par contre, s'opposer à la vaccination antigrippale des patients qui viennent avec un bon de renouvellement est incompréhensible dans notre rôle de protection de la santé publique !
marie.cr
31/03/2015
je suis d'accord avec pilule89, la vaccination est réservée aux infirmières qui sont suffisamment nombreuses sur le territoire et nous on peut et on doit faire les piluliers des personnes à domicile poly médicamentées qui commencent à être un peu perdues dans le traitement et par conséquent deviennent dangereuses pour elles mêmes. cela impliquera de l'organisation dans l'officine ( conservation des médicaments de ces clients et portage à domicile) mais on doit faire pression sur les pouvoirs publics pour obtenir une cotation d'acte car les professionnels du secteur ( comme medissimo) conseillent un prix de vente de 4 euros par semaine pour la confection de ce pilulier...tous les patients ne pourront pas se l'offrir....mais il faut agir avant que les grosses pharmacies équipées d'un robot pour servir les epahd ratissent le territoire et nous piquent nos clients......quant au médicament vétérinaire, c'est notre domaine et on doit le récupérer moyennant une formation supplémentaire car nos cours à la fac sont trop succints.....continuons à nous battre....
becharabachir
30/03/2015
La vaccination est un acte médical et non un acte pharmaceutique.Je pense on n'a pas le droit de prendre le travail d'un médecin et ni infirmer chacun son travail car les médecins et les infirmières n'ont pas le droit de vendre des médicaments soyons lucides et véridiques ;A chacun son métier
pintorichard pharmacien
30/03/2015
nombre d'années où j'ai fait des vaccins!!!et souvent à des médecins amis ou des pharmaciens, même si je n'en use plus depuis si longtemps!!! sans oublier la tension, les pansements, sans oublier aussi les conseils gratuits en tous genres et surtout en homéopathie , accrus le w-end quand le médecin n'est + là... nous ne subsisterons qu'à travers nos compétences...pensons-y!!!!!!!!!!!
F-X G
30/03/2015
En réponse à PILULE89 , la génération précédente te signale que la mention Docteur en Pharmacie ne nous est pas accessible, n'étant pas docteurs ! De plus quand tu dis:" à chacun son cœur de métier, d'en vivre correctement", en parlant de vaccination et de PDA, je signale que vacciner des personnes ne voyant généralement ni médecin traitant ni infirmière me paraissait un objectif de santé publique non négligeable. Quant à vivre correctement en faisant de la PDA, il faudrait que celle-ci soit rémunérée...et pas en paiement différé l'année prochaine, comme tous les dérivés de la loi HPST.
PILULE89
30/03/2015
Ne nous trompons pas de cible!La vaccination est un acte médical habituel d'un médecin ou d'un (une )infirmier (infirmière).Par contre la confection des piluliers est de notre ressort et pas celui des infirmières.A chacun de garder son cœur de métier,d'en vivre correctement, et à nous tous professionnels de santé de ne pas tomber dans les pièges que nous tendent régulièrement les différents pouvoirs publiques .Sachons également dire aux média que ce n'ai pas aux médecins de parler "médicaments" mais à nous pharmaciens qui avons fait 5ans de chimie! Sachons mettre "Docteur en pharmacie" dans tout notre courrier officiel (nous ne le voyons jamais chez nos confrères de l'industrie lorsqu'ils nous envoient du courrier des laboratoires qui les emploient.)De grands vides nous ont été laissés par les générations passées de nos confrères pharmaciens.La nature ayant horreur du vide d'autres les ont investis;à nous de les reconquérir et de faire attention dans le futur....
Herve K.
30/03/2015
Moi je vaccine en dépannage depuis bien longtemps et gratuitement bien sur. Pas seulement pour la grippe.
BERTRAND YANNICK
30/03/2015
A tout ces raleurs, vous avez abandonnés le médicament vétérinaire - LE MEDICAMENT - qui est notre activité principale, et vous voulez vacciner les clients !!!!! Alors ne vous étonnez pas de l'avenir de notre profession.
Bertrand Jacquel
30/03/2015
Vraiment incompréhensibles ces pharmaciens La plupart d'entre nous prennent du temps pour prendre gratuitement la tension et pour une fois que l'on va dans le sens d'une responsabilisation du pharmacien et d'un service souvent demandé par nos clients, les pharmaciens font machine arriére La proximité et le suivi thérapeutique est le garant de notre métier et de la fidélisation de notre cliéntéle Certes les études de pharmacie nous enseigne plus la pharmacologie que la gestion des clients mais quand Bruxelles cassera le monopole vous n'aurez que vos yeux pour pleurer Ne nous étonnons pas que les autorités de tutelles nous maltraitent et nous déconsidèrent. Vive la pharmacie ! Vive les idées nouvelles !
Juliette S
30/03/2015
Je suis entièrement d'accord avec ces 2 interrogations,et le sentiments d'être bafoué qui en découle.Le ministère de la santé -et donc les ARS- ont l'interprofessionnalité plein les discours,mais sont si (politiquement)apeurés par la menace de déserts médicaux qu'ils abandonnent toute réforme chaque fois que le corps médical lève la voix et baissent les bras devant une poignée de médecins militant par coorporatisme pour rien ne change,alors que si on peut comprendre que bien des évolutions(sociétales,èconomiques ...) étaient difficiles à anticiper,se regarder le nombril pour ne pas les voir est la pire des attitudes !! Serviteurs de l'état,vous êtes aussi au service de vos concitoyens ...
Sylvain BERTRAND
30/03/2015
Ce métier a t il encore un avenir ? Non seulement il est devenu fade et tourné vers l'administratif (votre carte n'est pas à jour, nous ne sommes pas payés, donnez la moi pour la mettre à jour...), quand on n'essaye pas de grappiller quelques points de marge auprès d'un labo qui en connait beaucoup plus sur les techniques de négociations qu'un petit pharmacien et qui nous entubera d'une manière ou d'une autre... 6 ans d'études pour en arriver là ! Quelle désillusion...
H.O.
30/03/2015
Un détail : vous oubliez de dire que les docteurs et les infirmières y étaient farouchement opposés . L'abandon de ce projet ne viendrait-il pas d'eux et de l'énergie qu'ils y ont mis ? Dernière minute : les docteurs prennent 25 euros au lieu de 23 , ce qui est une escroquerie : qu'attend le ministère pour les envoyer en prison ? Quand un pharmacien n'y arrive plus , il fait faillite mais il n'a pas le droit de "piquer" de l'argent comme le font les docteurs ! Alors , au travail les inspecteurs des ARS ....
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