Une histoire de marge arrière et de remise commerciale

Tous les syndicats citent des pertes ou des gains de marge avec le nouvel honoraire...Sur quels chiffres se basent ils ?
Ils oublient curieusement de dire que tous les pharmaciens ne sont pas logés à la même enseigne, car une grosse partie des revenus est maintenant liée aux remises commerciales des laboratoires et marges arrières Celles-ci dépassent largement les seuils autorisés en théorie par le législateur, vis à vis des achats grossistes. Ceci entraîne une concurrence déloyale puisque pour la délivrance d'un même médicament, d'une même ordonnance, un pharmacien aura une marge très différente, selon le chiffre d'affaire de son officine.
Cela explique en particulier que certains officinaux peuvent envisager de ne pas prendre l'honoraire de 0.82€, broutille pour eux, alors qu'il parait si vital pour d'autres.
Ces vérités font un peu désordre, il faut le dire, et le silence de nos autorités est éloquent.
La dérive commerciale de notre profession a déjà atteint son paroxysme avec la parapharmacie et le non remboursable (soldé devant le comptoir et sur internet) mais au fond du trou, il semble qu'avec cette future guerre sur le médicament vignetté, on continue de creuser ..... au bénéfice du plus petit nombre.....
Commentaire
Folco Jean-Patrice
16/02/2015
L'économie officinale n'est pas comparable à l'économie de la grande distribution, simplement parce que la MDL qui impacte plus de 85% de nos chiffres d'affaires n'est pas une marge proportionnelle. Libre à vous de continuer à utiliser des schémas qui sont obsolètes depuis 25 ans et de vous désigner comme ennemi un circuit qui ne nous concurrence pas puisque nous ne sommes pas économiquement des commerçants. Je n'ai donc rien démontré sur l'économie de la grande distribution qui est très loin de mes schémas personnels de développement et qui pour tout vous dire ne m'intéresse pas. Par contre il y a une chose qui est sure c'est que j'ai démontré que notre rémunération était détachée des volumes depuis 25 ans et qu'elle se détachait de plus en plus des volumes depuis l'institution du forfait de 53 centimes à la boite il y a 15 ans. Libre à vous de penser que seules les officines pouvant augmenter leurs trafics avec les ventes comptoirs s'en sortiront, moi personnellement j'ai démontré le contraire. Quoique vous pensiez, l'avenir économique des officines, quelque soit leur taille, passera par l'augmentation du pourcentage des ordonnances dans leurs ventes, c'est à dire que la survie économique des officines passera par une approche qualitative et non plus quantitative comme vous semblez le croire.
jean-loic Fontaine
13/02/2015
Mr Folco, vous venez de démontrer clairement que la grande distribution avec ses marges faibles , n'existe pas et /ou qu'elle n'enrichit pas ses dirigeants..Vous avez sans donc raison, en théorie, mais en pratique,en pharmacie, je peux vous dire que les officines génèrent des revenus aux titulaires selon leurs chiffres d'affaires, et qu'une rentabilité plus basse de plusieurs points ne leur est pas fatale surtout si ce n'est que sur du remboursable .De plus, les petites officines ne peuvent pas se rattraper sur des volumes de para et de " non remboursable" beaucoup plus rentables mais désormais réservés aux plus nantis, concurrence oblige...... L'avenir nous dira combien de pharmacies vont survivre à toutes ces mutations.Ce que je dis aux syndicats, en tout cas, c'est d'arrêter d'accepter n'importe quoi, comme ce nouvel étiquetage obligatoire en juillet, avec prix public, honoraire, taux de remboursement ( peut être le prix au kilo, pourquoi pas !) qu'on va nous imposer . Pour moi , sur les petites boites, l'étiquette ça va dépasser.. !!!! Merci d'avance...
Folco Jean-Patrice
12/02/2015
Mr Fontaine, merci pour votre intervention qui illustre parfaitement mes propos que vous avez malheureusement mal compris. Que vous soyez persuadé que la rentabilité soit attaché au chiffre d'affaires vous regarde, mais ce n'est pas la réalité, bien heureusement. Vous semblez croire que la rentabilité dépend du niveau des remises, mais s'il est parfaitement clair qu'une grosse structure aura plus de remises qu'une petite, il est aussi évident que si ces remises sont distribuées aux clients elles ne permettent d'améliorer la rentabilité. Pour les médicaments remboursables la remise maximum possible est de 30 centimes pour tous les médicaments à prix publics < 6,30 €. Pour le Doliprane c'est cette remise maximum de 30 centimes qui peut être obtenue sachant que plus généralement la remise accordée par les grossistes ou les labos est de 22 centimes. Dans le cadre de la remise de l'honoraire pour le Doliprane le pharmacien qui touche la plus grosse remise aura 30 centimes par boite, ce qui veut dire qu'il touchera une rémunération de 30 centimes au lieu de 1,10 € soit une perte de plus de 70% de sa rémunération. Dans cette hypothèse qu'elle sera la pharmacie la plus rentable ? celle qui gagnera 1,02 € par boite (1.22 € en 2016) comme votre officine ou celle qui gagnera 30 centimes par boite (idem en 2016) sachant que pour récupérer sa perte le pharmacien devra multiplié par 3.66 ses quantités pour la compenser en 2015 et par 4.10 en 2016. Ceci vaut pour la totalité des volumes d'automédication remboursables, ce qui veut dire qu'il n'y a aucune possibilité de "récupérer" la perte par d'autres remises". Pour terminer les pharmacies les plus rentables sont celles qui ont les valeurs ajoutées apportées par les clients les plus élevées, ce qui veut dire qu'une pharmacie qui aura des clients qui lui rapportent en moyenne 14 € sera toujours plus rentable qu'une pharmacie qui verra ses clients lui rapporter moins de 10 €.
cf
11/02/2015
le But des réformes est clair d'après le moniteur, même pour les syndicats 09/02/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr .. Ce chiffre de 7 000 pharmacies en trop, avancé dans Le Monde en 2008 par le président de l’Ordre des pharmaciens de l’époque, à la limite cela ne me pose pas de problème de le comprendre, mais avant il faut m’expliquer comment y arriver », renchérit Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Ce propos, « je l’ai payé pendant des années en franchissant la porte des ministères », confie-t-il. Pour Philippe Gaertner, il faut organiser la refonte du réseau officinal. « Le travail mené avec le ministère de l’Economie ces derniers mois servira à faire évoluer le réseau de manière concertée avec les pouvoirs publics », indique-t-il.
jean-loic fontaine
10/02/2015
Mr Folco, un peu de décence... j'ai une pharmacie qui fait un peu plus de 500 000 euros de chiffre d'affaire annuel, soit pratiquement et seulement, le revenu moyen annuel de 5 pharmaciens titulaires.. Vous n'allez pas me faire pleurer en affirmant que j'ai profité du système, vis -à-vis des autres dont la rentabilité n'est pas fonction, selon vous du chiffre d'affaire. Critiquez l 'anonymat de l'auteur de cet article, qui dit peut être des banalités, mais des vérités, est donc mal venu. Les remises accordées aux plus nantis d'entre nous par les laboratoires sont effectivement scandaleuses et si elles ont été réduites avec les réformes, je suppose que cela vous ennuie fortement de devoir un peu les partager. Maintenant, je peux acheter aussi du doliprane à 88 cts, en direct avec des petites quantités, car je suis devenu intéressant pour le laboratoire, ce qui n'était pas le cas avant. Ma rentabilité et mes revenus vont exploser.....!!!!!!.. En tous cas si les chiffres des syndicats sont basés sur le grossiste, (1€10), cela fait une sacré différence, et cela explique que les grosses structures puissent faire cadeau de l'honoraire, car s'il reste une marge sur ces prix riquiquis, je ne peux pas imaginer, petit pharmacien que je suis, le fric qu'elles gagnent uniquement en remise pour le reste. Bravo à l'auteur qui pose de bonnes questions. et pour Mr FOLCO, un double zéro.
Folco Jean-Patrice
07/02/2015
Quitte à prendre l'anonymat autant dire de vrais vérités et non des lieux communs qui constituent notre quotidien économique depuis des générations. Ces vérités comme vous dites nous rendent aveugles et sourds et sont comparables aux rumeurs sans fondement qui parsèment notre actualité. Apparemment ces vérités sont alimentés par une profonde méconnaissance de notre fonctionnement économique et votre argumentation en est une parfaite illustration. Heureusement pour nous la rentabilité n'est pas fonction du chiffre d'affaires et contrairement à ce que vous affirmez les petites officines ne sont pas plus menacées que les grosses. Croire que parce que l'on fait un gros chiffre d'affaires on pourra se permettre de faire cadeau de l'honoraire c'est méconnaitre le fait que dans la plupart des cas cela reviendra à abandonner la totalité de sa rémunération hors remises. Dans le cas du Doliprane il faudrait tripler les ventes hors ordonnances pour arriver à obtenir la même rémunération, est ce seulement crédible. Vous argumentez sur le fait que les grosses officines auraient un niveau de remises dépendant de leurs chiffre d'affaires, si cela semble logique à quoi sert une remise quand elle est offerte au client avec une politique de bas prix. Une simple lecture des différents rapports publiée par les grands cabinets comptable comme KPMG ou Fiducial vous montrerait que c'est l'économie des officines ayant un C.A > 2 millions d'€ qui s'est le plus fortement dégradé sur les 10 dernière années. Ce sont les officines avec un C.A < 1 million d'€ qui ont le plus profité de l'augmentation des remises sur le générique avec le TP contre génériques. A vous lire la pharmacie serait le seul circuit de distribution, en supposant que ce soit le cas, qui assurerait sa rentabilité en développant les ventes qui rapporte le moins ou à prix coutant.
l auteur de l article
06/02/2015
Cher Michel08 ? C'est votre nom ? Quel courage pour quelqu'un qui refuse l'anonymat des autres ! Cela vous dérange, tant mieux, si l'anonymat me permet non pas de "balancer" mais de dire des vérités, surtout si elle gênent tous ceux qui profitent honteusement de la situation, dont vous faites partie ? Rassurez-vous, le combat du retour à l'éthique est perdu d'avance, les petites officines vont bien disparaitre et vive les soldes ..
michel pannet
06/02/2015
dans le 08 à Vivier au Court...facile de me retrouver madame Daniel !. Je serai dimanche aux Rencontres...encore mieux et sans masque ! Si le confrère qui écrit veut rester masqué, c'est que vous lui en donnez la possibilité et surtout que telle est votre volonté. C'est d'ailleurs une fâcheuse habitude qui se développe : le Moniteur publie lui aussi des "Courriers de lecteurs" aussi anonymes que les vôtres ! Certaines TV ont longtemps fait de la téléréalité avec des acteurs ! Mais au Moniteur, il y a quand même un rédac chef qui signe ses éditos !!! Quant à "ps de l'auteur" ci dessus qui en a marre des discours syndicaux, je l'encourage vivement à lire les discours de TOUS les syndicats...et de faire la part des choses.Qu'il ou elle lise attentivement la prose du plus modeste des 3, que l'on a tendance à faire passer pour le vilain petit canard...certes, pas de papier glacé, pas de Congrès mais de la réflexion, de la vraie, pas de nébulisations soporifiques...un discours RÉALISTE.................... A bientôt !
CELTIPHARM
06/02/2015
Très cher Michel08, L’équipe de la rédaction se félicite franchement de votre fidélité ! MAIS Celtipharm ne se mêle de rien et n’a pas de masque. Nous vous invitons si vous le souhaitez à nous rencontrer, vous serez le bienvenu, même à l’improviste. Mais vous avez raison ! Ce n’est pas un journaliste qui a écrit ce billet d’humeur mais un confrère. S’il souhaite ôter son masque, libre à lui mais laissez-lui cette liberté… Marie-Pierre DANIEL
JL F
06/02/2015
Les pharmaciens qui peuvent compenser le "don" d'honoraire par des remises commerciales des laboratoires supplémentaires vis-à-vis des autres, ou tout simplement pour attirer de nouveaux patients, seront toujours les maitres du jeu.Tous les autres officinaux seront bien obligés de suivre, ou de fermer boutique.Les faillites constatées ne sont pas le fait des baisses de marge, ces dernières années, mais bien à cause de la concurrence, et pour moi, l'invention de cet honoraire ne se justifiait pas.
ps de l auteur
06/02/2015
À partir du 1er juillet, le prix des médicaments exposés à la vue du public devra faire l’objet d’un affichage visible et lisible. Pour les médicaments en accès direct au public, l’affichage peut être remplacé par un étiquetage. En ce qui concerne les médicaments non exposés à la vue du public, leur prix et le taux de prise en charge seront soit étiquetés, soit inscrits dans un catalogue (support matériel ou électronique). Autre affichage obligatoire: Le prix des médicaments non remboursables est libre. Le prix des médicaments remboursables est réglementé. Au prix des médicaments, peut s’ajouter, dans les conditions définies par la réglementation, un honoraire de dispensation par boîte et par ordonnance. À votre demande, un justificatif de paiement peut vous être remis. » TRADUCTION : La vignette est donc de retour, à notre charge de fabrication au jour le jour.. L'honoraire "peut s'ajouter"..et non doit.. Ceci souligne qu'il n'est pas obligatoire et que le pharmacien qui le demande est un gros voleur, car un honoraire pour un patient qui achète un médicament qu'il connait, ne pourra pas comprendre qu'on lui pique 82 cts surtout sur un médicament peu cher.. Sans commentaire autre, pour ne pas énerver mes détracteurs habituels syndiqués.. Mais si seulement, pour une fois, les syndicats disaient NON, à une réforme voulue par les autorités, et que l'honoraire soit obligatoire et réintégré dans le prix public de vente cela ferait quand même du bien, mais faut pas rêver...
GOURDON GENEVIEVE
05/02/2015
Le seul moyen de nous détacher de ces pratiques commerciales pures est de nous donner un véritable honoraire, digne de ce nom, à la hauteur de notre acte pharmaceutique. Pas un honoraire attaché à la boîte. La boîte devrait garder une petite marge pour compenser la détention du stock et la perte en périmés mais une marge commerciale, c'est tout, raisonnable mais réelle, un peu plus importante pour l'orthopedie par exemple.. Puis un honoraire à l'ordonnance entre 10 et 15 euros selon sa complexité. Cela mettrait un peu d'ordre et surtout , valoriserait notre acte en l'anoblissant. Je trouve extrêmement humiliante la façon dont les pharmaciens sont traités. Sans compter que cette politique va en envoyer plus d'un sur le carreau.
NICOHAY
05/02/2015
Je suis très surpris que des pharmaciens découvrent aujourd'hui que les gros gagnent plus que les petits !!! Les honoraires n'ont RIEN changé à la donne !!! L'honoraire à la dispensation est réclamé depuis des années par la FSPF, mais c'est bien la CNAM qui refuse pour le moment....
pharm encolere
05/02/2015
Fixer un prix de remboursement identique entre generiques et princeps. Plus de remises plafonnees. Une vrai concurrence entre labos et entre grossistes. Stopper ces indemnites a boite, à l'ordonnance complexe, au suivi thérapeutique de veritables usines à gaz.
Michel08
05/02/2015
NTURPIN a raison sur toute la ligne MAIS franchement, de quoi se mêle Celtipharm...toujours masqué bien sûr ! Les VRAIS journalistes, quelle que soit leur tendance, signent leurs articles (ou leur dessins !!!). Quand on balance, on ôte son masque ! je l'ai déjà dit à Celtipharm !
Leger Pascal
05/02/2015
L'article ne remet pas en cause les remises commerciales , chacun fait comme il peut chacun fait comme il veut Ok no soucis , ce que l'article veut dire et je suis entièrement d'accord , Je trouve SCANDALEUX que certaines pharmacies puissent ne pas faire payer l'honoraire. Les autres pharmaciens passent pour quoi. Y en marre Discount je veux bien je l'accepte mais arrêtons de nous tirer des balles dans les pieds. Il y a un honoraire point basta d'accord pas d'accord.....les remises commerciales font le reste alors vous les gros voire très gros laissés nous les petits travailler tranquille , nous avons le même métier le même diplôme la même envie que vous une seule difference pas la même trésorerie mais cela justifie t-il ces pratiques à mes yeux Honteuses
ps. de l'auteur
05/02/2015
A N.TURPIN : quand les autorités ont bloqué la marge des génériques à 40 %, vous avez pu constater la fureur des officinaux.... Pourtant les remises étaient à l'époque de 17% maximum. Des marges arrières existaient !? INCROYABLE..... Si vous regardiez vos factures, pour tous les médicaments remboursables, vous pourriez constater que les remises des laboratoires en commande directe, génériques (ou pas) n'ont rien à voir avec le maximum obtenu chez le grossiste, accordé (ou pas) pour les petites officines.. Les marges arrières existeraient toujours mais seraient réduites aujourd'hui (mathématiquement, c'est normal puisque la légalité passe de 17 à 40 % )... Tout le monde peut le constater, le sait, sauf hypocrisie ou incroyables lacunes : vérifiez l'information auprès de votre comptable ou de votre assistant... Oui, Mr Turpin, quand vous délivrerez un simple paracétamol, des lppr, des génériques et tous autres remboursables sachez, que votre marge va dépendre de la taille de votre officine. Seul l'honoraire sera identique. INCROYABLE MAIS VRAI. Les pharmaciens de 1ère classe existent en fait depuis les années 80, où les contrats de sélectivité des laboratoires parapharmaceutiques ont écarté de fait les petites officines.Puis il y a eu la liberté des prix sur le non remboursable à la même époque qui amène aujourd'hui à trouver des médicaments moins chers sur internet que le prix d'achat remisé grossiste, pour le pharmacien lambda. Aujourd'hui , les remises (et donc la marge )sont bien différentes sur le remboursable, d'une pharmacie à l'autre,et ceci dans l'indifférence générale, d'où ce billet d'humeur..... Ravi d'avoir pu vous être utile , et merci à CELTIPHARM de faire entendre d'autres discours que ceux portés par nos syndicats...
SB
05/02/2015
Au pire que le marché soit different pour acheteurs differents!!! Mais la Vraie Question c'est pourquoi cette loi ou l'on ne touche plus qu'un honoraire infime ... sur des produits hors de prix!!! JE NE VOIS PAS POURQUOI JE DEVRAIS ACHETER UN PRODUIT A 3000 EUROS LE STOCKER EN FAIRE L'AVANCE A LA SECU , GERER LE TIERS PAYANT POUR 80 centimes ... Je ne parle pas des perimés!!!! Cette loi ne peut fonctionner que si on n'est pas propietaire de notre stock c'est à la secu de le gerer!!!
o g
05/02/2015
Hélas tout cela est très vrai ! A M Turpin, non effectivement les contrats de prestations ne concernent pas les produits encadrés par la loi, mais force est de reconnaître qu'ils dépendent (étrangement) du chiffre réalisé avec le laboratoire. Comme les relations commerciales dépendent étroitement du volume des ventes, on a beau présenter le tableau sous telle ou telle facette, la conclusion est toujours la même et à l'avantage des plus gros. Et pourtant c'est bien dans les "petites" structures que vous trouvez la meilleure dispensation (avec conseils...) et non pas dans les grosses structures qui ne font que de l'abattage et du chiffre. Le problème de la marge est trou sans fond et on continue de creuser, de creuser, de creuser.....
robert jacques
05/02/2015
le systéme mis en place d'honoraire à la boite et non pas à la délivrance d 'une ordonnance est trés dangereux : baisse du panier moyen ou baisse du produit impactent considérablement la rémunération du pharmacien ; la seule solution c'est un honoraire à l'acte pharmaceutique avec des particularités : vih toxicomanie hépatites cancer justifient une rémunération supplémentaire ; les syndicats sont ils prets à revoir leur copie ?
rey x
05/02/2015
On vous dira que c'est la loi du marché pronée par tous les libéraux. Regardez ce qui se passe entre le petit commerce et la grande distribution et TOUT LE MONDE trouve cela "normal".
N.TURPIN
05/02/2015
Sans être d'accord avec les pratiques des discounters, que je condamne, de quoi parlez vous ? Les remises sont encadrées par les lois très strictement sur le médicament remboursable. Les contrats de prestations ne peuvent pas concerner les produits concernés par les limitations de la loi. Sur le reste tout est possible, c'est le jeu des relations commerciales... et oui sur la para ou l'OTC les remises sont différentes selon les pharmacies... Que faire alors ? Il me semble que les négo syndicales se basent sur les chiffres du remboursable essentiellement .
Ajouter un commentaire
Commentaire
Folco Jean-Patrice
16/02/2015
L'économie officinale n'est pas comparable à l'économie de la grande distribution, simplement parce que la MDL qui impacte plus de 85% de nos chiffres d'affaires n'est pas une marge proportionnelle. Libre à vous de continuer à utiliser des schémas qui sont obsolètes depuis 25 ans et de vous désigner comme ennemi un circuit qui ne nous concurrence pas puisque nous ne sommes pas économiquement des commerçants. Je n'ai donc rien démontré sur l'économie de la grande distribution qui est très loin de mes schémas personnels de développement et qui pour tout vous dire ne m'intéresse pas. Par contre il y a une chose qui est sure c'est que j'ai démontré que notre rémunération était détachée des volumes depuis 25 ans et qu'elle se détachait de plus en plus des volumes depuis l'institution du forfait de 53 centimes à la boite il y a 15 ans. Libre à vous de penser que seules les officines pouvant augmenter leurs trafics avec les ventes comptoirs s'en sortiront, moi personnellement j'ai démontré le contraire. Quoique vous pensiez, l'avenir économique des officines, quelque soit leur taille, passera par l'augmentation du pourcentage des ordonnances dans leurs ventes, c'est à dire que la survie économique des officines passera par une approche qualitative et non plus quantitative comme vous semblez le croire.
jean-loic Fontaine
13/02/2015
Mr Folco, vous venez de démontrer clairement que la grande distribution avec ses marges faibles , n'existe pas et /ou qu'elle n'enrichit pas ses dirigeants..Vous avez sans donc raison, en théorie, mais en pratique,en pharmacie, je peux vous dire que les officines génèrent des revenus aux titulaires selon leurs chiffres d'affaires, et qu'une rentabilité plus basse de plusieurs points ne leur est pas fatale surtout si ce n'est que sur du remboursable .De plus, les petites officines ne peuvent pas se rattraper sur des volumes de para et de " non remboursable" beaucoup plus rentables mais désormais réservés aux plus nantis, concurrence oblige...... L'avenir nous dira combien de pharmacies vont survivre à toutes ces mutations.Ce que je dis aux syndicats, en tout cas, c'est d'arrêter d'accepter n'importe quoi, comme ce nouvel étiquetage obligatoire en juillet, avec prix public, honoraire, taux de remboursement ( peut être le prix au kilo, pourquoi pas !) qu'on va nous imposer . Pour moi , sur les petites boites, l'étiquette ça va dépasser.. !!!! Merci d'avance...
Folco Jean-Patrice
12/02/2015
Mr Fontaine, merci pour votre intervention qui illustre parfaitement mes propos que vous avez malheureusement mal compris. Que vous soyez persuadé que la rentabilité soit attaché au chiffre d'affaires vous regarde, mais ce n'est pas la réalité, bien heureusement. Vous semblez croire que la rentabilité dépend du niveau des remises, mais s'il est parfaitement clair qu'une grosse structure aura plus de remises qu'une petite, il est aussi évident que si ces remises sont distribuées aux clients elles ne permettent d'améliorer la rentabilité. Pour les médicaments remboursables la remise maximum possible est de 30 centimes pour tous les médicaments à prix publics < 6,30 €. Pour le Doliprane c'est cette remise maximum de 30 centimes qui peut être obtenue sachant que plus généralement la remise accordée par les grossistes ou les labos est de 22 centimes. Dans le cadre de la remise de l'honoraire pour le Doliprane le pharmacien qui touche la plus grosse remise aura 30 centimes par boite, ce qui veut dire qu'il touchera une rémunération de 30 centimes au lieu de 1,10 € soit une perte de plus de 70% de sa rémunération. Dans cette hypothèse qu'elle sera la pharmacie la plus rentable ? celle qui gagnera 1,02 € par boite (1.22 € en 2016) comme votre officine ou celle qui gagnera 30 centimes par boite (idem en 2016) sachant que pour récupérer sa perte le pharmacien devra multiplié par 3.66 ses quantités pour la compenser en 2015 et par 4.10 en 2016. Ceci vaut pour la totalité des volumes d'automédication remboursables, ce qui veut dire qu'il n'y a aucune possibilité de "récupérer" la perte par d'autres remises". Pour terminer les pharmacies les plus rentables sont celles qui ont les valeurs ajoutées apportées par les clients les plus élevées, ce qui veut dire qu'une pharmacie qui aura des clients qui lui rapportent en moyenne 14 € sera toujours plus rentable qu'une pharmacie qui verra ses clients lui rapporter moins de 10 €.
cf
11/02/2015
le But des réformes est clair d'après le moniteur, même pour les syndicats 09/02/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr .. Ce chiffre de 7 000 pharmacies en trop, avancé dans Le Monde en 2008 par le président de l’Ordre des pharmaciens de l’époque, à la limite cela ne me pose pas de problème de le comprendre, mais avant il faut m’expliquer comment y arriver », renchérit Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Ce propos, « je l’ai payé pendant des années en franchissant la porte des ministères », confie-t-il. Pour Philippe Gaertner, il faut organiser la refonte du réseau officinal. « Le travail mené avec le ministère de l’Economie ces derniers mois servira à faire évoluer le réseau de manière concertée avec les pouvoirs publics », indique-t-il.
jean-loic fontaine
10/02/2015
Mr Folco, un peu de décence... j'ai une pharmacie qui fait un peu plus de 500 000 euros de chiffre d'affaire annuel, soit pratiquement et seulement, le revenu moyen annuel de 5 pharmaciens titulaires.. Vous n'allez pas me faire pleurer en affirmant que j'ai profité du système, vis -à-vis des autres dont la rentabilité n'est pas fonction, selon vous du chiffre d'affaire. Critiquez l 'anonymat de l'auteur de cet article, qui dit peut être des banalités, mais des vérités, est donc mal venu. Les remises accordées aux plus nantis d'entre nous par les laboratoires sont effectivement scandaleuses et si elles ont été réduites avec les réformes, je suppose que cela vous ennuie fortement de devoir un peu les partager. Maintenant, je peux acheter aussi du doliprane à 88 cts, en direct avec des petites quantités, car je suis devenu intéressant pour le laboratoire, ce qui n'était pas le cas avant. Ma rentabilité et mes revenus vont exploser.....!!!!!!.. En tous cas si les chiffres des syndicats sont basés sur le grossiste, (1€10), cela fait une sacré différence, et cela explique que les grosses structures puissent faire cadeau de l'honoraire, car s'il reste une marge sur ces prix riquiquis, je ne peux pas imaginer, petit pharmacien que je suis, le fric qu'elles gagnent uniquement en remise pour le reste. Bravo à l'auteur qui pose de bonnes questions. et pour Mr FOLCO, un double zéro.
Folco Jean-Patrice
07/02/2015
Quitte à prendre l'anonymat autant dire de vrais vérités et non des lieux communs qui constituent notre quotidien économique depuis des générations. Ces vérités comme vous dites nous rendent aveugles et sourds et sont comparables aux rumeurs sans fondement qui parsèment notre actualité. Apparemment ces vérités sont alimentés par une profonde méconnaissance de notre fonctionnement économique et votre argumentation en est une parfaite illustration. Heureusement pour nous la rentabilité n'est pas fonction du chiffre d'affaires et contrairement à ce que vous affirmez les petites officines ne sont pas plus menacées que les grosses. Croire que parce que l'on fait un gros chiffre d'affaires on pourra se permettre de faire cadeau de l'honoraire c'est méconnaitre le fait que dans la plupart des cas cela reviendra à abandonner la totalité de sa rémunération hors remises. Dans le cas du Doliprane il faudrait tripler les ventes hors ordonnances pour arriver à obtenir la même rémunération, est ce seulement crédible. Vous argumentez sur le fait que les grosses officines auraient un niveau de remises dépendant de leurs chiffre d'affaires, si cela semble logique à quoi sert une remise quand elle est offerte au client avec une politique de bas prix. Une simple lecture des différents rapports publiée par les grands cabinets comptable comme KPMG ou Fiducial vous montrerait que c'est l'économie des officines ayant un C.A > 2 millions d'€ qui s'est le plus fortement dégradé sur les 10 dernière années. Ce sont les officines avec un C.A < 1 million d'€ qui ont le plus profité de l'augmentation des remises sur le générique avec le TP contre génériques. A vous lire la pharmacie serait le seul circuit de distribution, en supposant que ce soit le cas, qui assurerait sa rentabilité en développant les ventes qui rapporte le moins ou à prix coutant.
l auteur de l article
06/02/2015
Cher Michel08 ? C'est votre nom ? Quel courage pour quelqu'un qui refuse l'anonymat des autres ! Cela vous dérange, tant mieux, si l'anonymat me permet non pas de "balancer" mais de dire des vérités, surtout si elle gênent tous ceux qui profitent honteusement de la situation, dont vous faites partie ? Rassurez-vous, le combat du retour à l'éthique est perdu d'avance, les petites officines vont bien disparaitre et vive les soldes ..
michel pannet
06/02/2015
dans le 08 à Vivier au Court...facile de me retrouver madame Daniel !. Je serai dimanche aux Rencontres...encore mieux et sans masque ! Si le confrère qui écrit veut rester masqué, c'est que vous lui en donnez la possibilité et surtout que telle est votre volonté. C'est d'ailleurs une fâcheuse habitude qui se développe : le Moniteur publie lui aussi des "Courriers de lecteurs" aussi anonymes que les vôtres ! Certaines TV ont longtemps fait de la téléréalité avec des acteurs ! Mais au Moniteur, il y a quand même un rédac chef qui signe ses éditos !!! Quant à "ps de l'auteur" ci dessus qui en a marre des discours syndicaux, je l'encourage vivement à lire les discours de TOUS les syndicats...et de faire la part des choses.Qu'il ou elle lise attentivement la prose du plus modeste des 3, que l'on a tendance à faire passer pour le vilain petit canard...certes, pas de papier glacé, pas de Congrès mais de la réflexion, de la vraie, pas de nébulisations soporifiques...un discours RÉALISTE.................... A bientôt !
CELTIPHARM
06/02/2015
Très cher Michel08, L’équipe de la rédaction se félicite franchement de votre fidélité ! MAIS Celtipharm ne se mêle de rien et n’a pas de masque. Nous vous invitons si vous le souhaitez à nous rencontrer, vous serez le bienvenu, même à l’improviste. Mais vous avez raison ! Ce n’est pas un journaliste qui a écrit ce billet d’humeur mais un confrère. S’il souhaite ôter son masque, libre à lui mais laissez-lui cette liberté… Marie-Pierre DANIEL
JL F
06/02/2015
Les pharmaciens qui peuvent compenser le "don" d'honoraire par des remises commerciales des laboratoires supplémentaires vis-à-vis des autres, ou tout simplement pour attirer de nouveaux patients, seront toujours les maitres du jeu.Tous les autres officinaux seront bien obligés de suivre, ou de fermer boutique.Les faillites constatées ne sont pas le fait des baisses de marge, ces dernières années, mais bien à cause de la concurrence, et pour moi, l'invention de cet honoraire ne se justifiait pas.
ps de l auteur
06/02/2015
À partir du 1er juillet, le prix des médicaments exposés à la vue du public devra faire l’objet d’un affichage visible et lisible. Pour les médicaments en accès direct au public, l’affichage peut être remplacé par un étiquetage. En ce qui concerne les médicaments non exposés à la vue du public, leur prix et le taux de prise en charge seront soit étiquetés, soit inscrits dans un catalogue (support matériel ou électronique). Autre affichage obligatoire: Le prix des médicaments non remboursables est libre. Le prix des médicaments remboursables est réglementé. Au prix des médicaments, peut s’ajouter, dans les conditions définies par la réglementation, un honoraire de dispensation par boîte et par ordonnance. À votre demande, un justificatif de paiement peut vous être remis. » TRADUCTION : La vignette est donc de retour, à notre charge de fabrication au jour le jour.. L'honoraire "peut s'ajouter"..et non doit.. Ceci souligne qu'il n'est pas obligatoire et que le pharmacien qui le demande est un gros voleur, car un honoraire pour un patient qui achète un médicament qu'il connait, ne pourra pas comprendre qu'on lui pique 82 cts surtout sur un médicament peu cher.. Sans commentaire autre, pour ne pas énerver mes détracteurs habituels syndiqués.. Mais si seulement, pour une fois, les syndicats disaient NON, à une réforme voulue par les autorités, et que l'honoraire soit obligatoire et réintégré dans le prix public de vente cela ferait quand même du bien, mais faut pas rêver...
GOURDON GENEVIEVE
05/02/2015
Le seul moyen de nous détacher de ces pratiques commerciales pures est de nous donner un véritable honoraire, digne de ce nom, à la hauteur de notre acte pharmaceutique. Pas un honoraire attaché à la boîte. La boîte devrait garder une petite marge pour compenser la détention du stock et la perte en périmés mais une marge commerciale, c'est tout, raisonnable mais réelle, un peu plus importante pour l'orthopedie par exemple.. Puis un honoraire à l'ordonnance entre 10 et 15 euros selon sa complexité. Cela mettrait un peu d'ordre et surtout , valoriserait notre acte en l'anoblissant. Je trouve extrêmement humiliante la façon dont les pharmaciens sont traités. Sans compter que cette politique va en envoyer plus d'un sur le carreau.
NICOHAY
05/02/2015
Je suis très surpris que des pharmaciens découvrent aujourd'hui que les gros gagnent plus que les petits !!! Les honoraires n'ont RIEN changé à la donne !!! L'honoraire à la dispensation est réclamé depuis des années par la FSPF, mais c'est bien la CNAM qui refuse pour le moment....
pharm encolere
05/02/2015
Fixer un prix de remboursement identique entre generiques et princeps. Plus de remises plafonnees. Une vrai concurrence entre labos et entre grossistes. Stopper ces indemnites a boite, à l'ordonnance complexe, au suivi thérapeutique de veritables usines à gaz.
Michel08
05/02/2015
NTURPIN a raison sur toute la ligne MAIS franchement, de quoi se mêle Celtipharm...toujours masqué bien sûr ! Les VRAIS journalistes, quelle que soit leur tendance, signent leurs articles (ou leur dessins !!!). Quand on balance, on ôte son masque ! je l'ai déjà dit à Celtipharm !
Leger Pascal
05/02/2015
L'article ne remet pas en cause les remises commerciales , chacun fait comme il peut chacun fait comme il veut Ok no soucis , ce que l'article veut dire et je suis entièrement d'accord , Je trouve SCANDALEUX que certaines pharmacies puissent ne pas faire payer l'honoraire. Les autres pharmaciens passent pour quoi. Y en marre Discount je veux bien je l'accepte mais arrêtons de nous tirer des balles dans les pieds. Il y a un honoraire point basta d'accord pas d'accord.....les remises commerciales font le reste alors vous les gros voire très gros laissés nous les petits travailler tranquille , nous avons le même métier le même diplôme la même envie que vous une seule difference pas la même trésorerie mais cela justifie t-il ces pratiques à mes yeux Honteuses
ps. de l'auteur
05/02/2015
A N.TURPIN : quand les autorités ont bloqué la marge des génériques à 40 %, vous avez pu constater la fureur des officinaux.... Pourtant les remises étaient à l'époque de 17% maximum. Des marges arrières existaient !? INCROYABLE..... Si vous regardiez vos factures, pour tous les médicaments remboursables, vous pourriez constater que les remises des laboratoires en commande directe, génériques (ou pas) n'ont rien à voir avec le maximum obtenu chez le grossiste, accordé (ou pas) pour les petites officines.. Les marges arrières existeraient toujours mais seraient réduites aujourd'hui (mathématiquement, c'est normal puisque la légalité passe de 17 à 40 % )... Tout le monde peut le constater, le sait, sauf hypocrisie ou incroyables lacunes : vérifiez l'information auprès de votre comptable ou de votre assistant... Oui, Mr Turpin, quand vous délivrerez un simple paracétamol, des lppr, des génériques et tous autres remboursables sachez, que votre marge va dépendre de la taille de votre officine. Seul l'honoraire sera identique. INCROYABLE MAIS VRAI. Les pharmaciens de 1ère classe existent en fait depuis les années 80, où les contrats de sélectivité des laboratoires parapharmaceutiques ont écarté de fait les petites officines.Puis il y a eu la liberté des prix sur le non remboursable à la même époque qui amène aujourd'hui à trouver des médicaments moins chers sur internet que le prix d'achat remisé grossiste, pour le pharmacien lambda. Aujourd'hui , les remises (et donc la marge )sont bien différentes sur le remboursable, d'une pharmacie à l'autre,et ceci dans l'indifférence générale, d'où ce billet d'humeur..... Ravi d'avoir pu vous être utile , et merci à CELTIPHARM de faire entendre d'autres discours que ceux portés par nos syndicats...
SB
05/02/2015
Au pire que le marché soit different pour acheteurs differents!!! Mais la Vraie Question c'est pourquoi cette loi ou l'on ne touche plus qu'un honoraire infime ... sur des produits hors de prix!!! JE NE VOIS PAS POURQUOI JE DEVRAIS ACHETER UN PRODUIT A 3000 EUROS LE STOCKER EN FAIRE L'AVANCE A LA SECU , GERER LE TIERS PAYANT POUR 80 centimes ... Je ne parle pas des perimés!!!! Cette loi ne peut fonctionner que si on n'est pas propietaire de notre stock c'est à la secu de le gerer!!!
o g
05/02/2015
Hélas tout cela est très vrai ! A M Turpin, non effectivement les contrats de prestations ne concernent pas les produits encadrés par la loi, mais force est de reconnaître qu'ils dépendent (étrangement) du chiffre réalisé avec le laboratoire. Comme les relations commerciales dépendent étroitement du volume des ventes, on a beau présenter le tableau sous telle ou telle facette, la conclusion est toujours la même et à l'avantage des plus gros. Et pourtant c'est bien dans les "petites" structures que vous trouvez la meilleure dispensation (avec conseils...) et non pas dans les grosses structures qui ne font que de l'abattage et du chiffre. Le problème de la marge est trou sans fond et on continue de creuser, de creuser, de creuser.....
robert jacques
05/02/2015
le systéme mis en place d'honoraire à la boite et non pas à la délivrance d 'une ordonnance est trés dangereux : baisse du panier moyen ou baisse du produit impactent considérablement la rémunération du pharmacien ; la seule solution c'est un honoraire à l'acte pharmaceutique avec des particularités : vih toxicomanie hépatites cancer justifient une rémunération supplémentaire ; les syndicats sont ils prets à revoir leur copie ?
rey x
05/02/2015
On vous dira que c'est la loi du marché pronée par tous les libéraux. Regardez ce qui se passe entre le petit commerce et la grande distribution et TOUT LE MONDE trouve cela "normal".
N.TURPIN
05/02/2015
Sans être d'accord avec les pratiques des discounters, que je condamne, de quoi parlez vous ? Les remises sont encadrées par les lois très strictement sur le médicament remboursable. Les contrats de prestations ne peuvent pas concerner les produits concernés par les limitations de la loi. Sur le reste tout est possible, c'est le jeu des relations commerciales... et oui sur la para ou l'OTC les remises sont différentes selon les pharmacies... Que faire alors ? Il me semble que les négo syndicales se basent sur les chiffres du remboursable essentiellement .
Ajouter un commentaire