AFIPA : le parcours de soins officinal au cœur du système

« La crise sanitaire aura démontré que les soins de santé de premier recours en pharmacie sont un pilier de l’écosystème de santé française, mais aussi que la résilience est un des thèmes essentiels pour toute amélioration du système de soin français » affirme l’Association française de l’industrie pharmaceutique AFIPA, chiffres à l’appui.
Durant le confinement, 75% des pharmacies ont gardé leurs horaires d’ouverture habituels, près de 42% ont constaté une augmentation des conseils prodigués pour la prévention ou le traitement des problèmes de santé bénins depuis le début de la crise sanitaire. Cette accessibilité a aussi permis d’accueillir les 27% de patients qui ont davantage privilégié la pharmacie, plutôt que les visites chez le médecin généraliste pendant la pandémie. Grâce à leurs équipes et à leurs outils de production, les laboratoires pharmaceutiques ont assuré la continuité de la fabrication, de l’approvisionnement et de la distribution des produits de santé et de prévention de premier recours. Certains ont participé à l’effort national en produisant du gel hydroalcoolique et soutenu les professionnels de santé et les personnes défavorisées les plus impactées notamment par des dons de produits et financiers.
Pour pérenniser ces nouveaux réflexes et générer des économies pour l’assurance maladie, désengorger les urgences, les médecins généralistes et renforcer la responsabilité des patients, l’Afipa a formulé 4 grandes propositions à l’attention des pouvoirs publics.
1 - Définir un parcours de soins officinal s’appuyant plus sur la compétence des pharmaciens encore sous-estimée pour renforcer la sécurité des patients et l’accessibilité pour les soins de santé de premier recours. De son côté, l’Afipa se propose de valoriser le rôle du pharmacien d’officine dans le cadre de campagnes de communication coordonnées associant le pharmacien afin de favoriser les visites en pharmacie pour les soins de premier recours et de désengorger le système de santé.
2 - Renforcer les capacités du système de santé pour assurer un bon usage des produits de santé de premier recours. Cela implique un partenariat public-privé entre les laboratoires et les autorités de santé pour d’une part mieux informer sur les maladies et d’autre part mieux communiquer sur le bon usage des produits de santé et de prévention de premier recours.
3 - Le cadre réglementaire de la vente en ligne des produits de santé doit également évoluer pour assurer la sécurité des patients.
4 - Enfin, le dialogue entre les différentes parties prenantes doit être plus rapide, plus systématique, plus souple et plus transparent pour assurer le bon usage des produits de santé et de prévention de premier recours.

Source : AFIPA 25/09/2020
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