L’overdose touche une population de plus en plus âgée

L’overdose est de plus en plus associée à une population vieillissante. C’est ce que suggère dans son rapport annuel publié le 22 septembre, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) chargé depuis 25 ans de recueillir et d’analyser les données liées à la consommation de substances illicites sur le continent.
Si le taux de mortalité par overdose semble rester stable en Europe – 22,3 décès par million d’habitants de 15 à 64 ans – le profil des populations concernées ainsi que leurs habitudes de consommation évoluent.
Bien qu’il convienne « de faire preuve de prudence dans l’interprétation de données » liées à des comportements « cachés et stigmatisés », il semble que les personnes particulièrement touchées sont désormais des hommes d’en moyenne plus de 40 ans ayant consommé une dose trop élevée de méthadone, de buprénorphine ou de tramadol et de moins en moins fréquemment de fentanyl ou d’un de ses dérivés.
« L’âge moyen des personnes décédées à cause de leur usage de drogues a continué à augmenter en Europe, atteignant 41,7 ans en 2018 », est-il indiqué dans le rapport. « Cela souligne la nécessité de reconnaître la vulnérabilité croissante d’une cohorte vieillissante d’usagers de longue durée et de faire de ce groupe une cible privilégiée pour le traitement, la réinsertion sociale et les mesures de réduction des risques », soulignent les auteurs du rapport.
Pour lutter contre les overdoses l’Observatoire propose notamment d’autoriser la prescription de naloxone en ville et de mieux former la population, en particulier les proches de personnes souffrant d’addictions, à identifier les overdoses et à intervenir de façon adaptée.
Si les hommes âgés de 35 à 44 ans sont les plus touchés, le nombre de décès par surdose dans la tranche d’âge des plus de 50 ans aurait également augmenté de 75% entre 2012 et 2018. Dans plusieurs pays, ces overdoses pourraient être liées à la consommation d’opioïdes prescrits dans le cadre de traitement de douleurs chroniques, qui « peuvent rapidement et sans que ce ne soit immédiatement détecté par [l’entourage mener à] une forte accoutumance », précise l’AFP.

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Source : Le Généraliste 26/09/2020
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