L’Ordre des médecins donne son avis sur le traçage numérique

Dans un communiqué, l’Ordre des médecins explique que le traçage numérique ne peut être qu’un élément parmi un ensemble de mesures dans la stratégie globale de déconfinement.
Parce qu’il suppose l’équipement de la population en smartphones, il peut poser question en termes de fracture numérique. Selon le CNOM, quelle que soit l’application mise en place, sur la base du « volontariat et de l’anonymat », elle doit s’accompagner d’une disponibilité des tests, condition sine qua non à un dépistage et un suivi efficace, d’un isolement des personnes contagieuses et de la « mobilisation précoce des professionnels de santé ambulatoires » pour le repérage de la chaîne de contamination.
Le CNOM estime qu’il ne doit pas y avoir de géolocalisation possible que ce soit pour les personnes contaminées ou les personnes contact.
Pour éviter le recoupement des données avec un fichier de santé, « l’enregistrement des données médicales ne doit pas être alimenté par le médecin », souligne le CNOM. En plus de l’anonymat des données, leur conservation doit également être limitée dans le temps. Pour les personnes contact, « en cas d’alerte Bluetooth, il ne doit pas y avoir de rapprochement possible par l’État sur les déplacements des personnes, ni de contrôle des résultats de contamination éventuelle ». C’est seulement à ces conditions, que le traçage « peut présenter un intérêt ». En revanche, l’Ordre des médecins est catégorique sur son opposition au tracking, qui « correspond à un traçage systématique des déplacements des personnes ». Pas d’adhésion de la personne, obligation de déclarer son état de santé, système de géolocalisation, opposable au citoyen pour sa prise en charge etc. Autant de raisons qui font qu’aux yeux du CNOM cette méthode est « trop liberticide par rapport à la protection des libertés individuelles ».

Source : CNOM 25/04/2020
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