75% des Français souhaiteraient être pris en charge à domicile

À l’occasion de la deuxième Journée nationale de la Santé à Domicile le 28 novembre, les Français ont fait part de leurs attentes en matière de santé à domicile, à travers une enquête mise en place par la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) et l’IFOP. 
3/4 des Français souhaitent être pris en charge chez eux.
Parmi les principales attentes citées en matière d’accompagnement à domicile, les Français souhaitent, par ordre de priorité : être aidés dans les démarches administratives (53%), bénéficier de visites régulières (49%), être informés et formés autour des traitements et dispositifs médicaux utilisés chez eux (32%), avoir un soutien psychologique (26%). 
Par ailleurs malgré le développement des nouvelles technologies et le développement du suivi et des consultations médicales à distance, les Français accordent beaucoup d’importance au contact humain et à la relation de proximité avec leur professionnel de santé, qu’ils souhaitent conserver pour 86% d’entre eux. Au-delà des services d’accompagnement à domicile, 75% des Français considèrent la prise en charge à domicile comme moins coûteuse qu’une prise en charge hospitalière. Assurée par les Prestataires de Santé à Domicile (PSAD), celle-ci peut être jusqu’à 60% moins coûteuse qu’une prise en charge hospitalière.
89% des Français pensent que les PSAD seront amenés à intervenir davantage dans la prise en charge des patients. Maladies respiratoires, diabète, parkinson, déficit immunitaire, cancer, maladies rares, perte d’autonomie liée au vieillissement ou au handicap, à ce jour, plus de 2 millions de patients sont déjà pris en charge chez eux et 94% des Français ayant bénéficié d’une prestation de santé à domicile en sont satisfaits. La prestation de santé à domicile s’effectue uniquement sur prescription médicale. C’est par le biais d’un professionnel de santé que les patients ont accès à un prestataire de santé à domicile mais pas uniquement : par un médecin hospitalier (39%), par eux-mêmes (24%), par un médecin généraliste (22%), par leur entourage (13%), par leur pharmacien (7%), par une association (6%), par la Mairie (4%).
Pour Charles-Henri des Villettes, président de la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile « Les PSAD étant des acteurs engagés pour répondre aux nouveaux enjeux et accompagner le gouvernement dans ses réformes, il est indispensable de leur accorder un statut et des moyens à la mesure du rôle qu’ils sont amenés à occuper au sein du système de santé de demain. Cela implique de cesser la politique court-termiste, visant à baisser les tarifs de prises en charge pour générer des économies ! L’hôpital bénéficie aujourd’hui d’un plan de redressement sans précédent à la suite de plusieurs années de baisses tarifaires irréalistes, le domicile en souffre depuis 10 ans sans qu’aucun changement ne soit envisagé ! Ces politiques ont fait long feu ! ».

Source : Fédération des PSAD 28/11/2019 
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